Je ne suis pas qu'un utérus défaillant...

mardi, juillet 26, 2016 Céline 1 Comments


J'étais heureuse d'avoir trouvé une place à la maternité de  Libourne. Heureuse de savoir où j'allais accoucher après un refus à la maternité de Bordeaux.  Oui, parce qu'à 7 mois passé, ça "urgeait" un peu…

Arrivés au rendez vous avec Cher et Tendre, attente, chaleur et moiteur sans clim,  j'étouffais littéralement dans les couloirs.
On rentre dans le cabinet,  j'ai droit à la vérification des pièces  que j'avais sur moi. Pas grand-chose à vrai dire, car 3 jours plus tôt je venais d'emménager. Et Ô MON DIEU, je n'avais pas  mes anciens dossiers de grossesse, ceux de mes autres grossesses (normal car elles sont, Dieu merci, terminées) …
De toute façon pour celle-ci, j'ai fait un suivi NORMAL et non un suivi de grossesse diabétique (avec beaucoup d'hospitalisations et d'examens). J'ai voulu quelque chose d'un peu plus zen. Mais elle ne voyait que ça, fallait ABSOLUMENT lui envoyer par mail, au plus tôt, tous les éléments…
Je ne trouvais pas ma carte "groupe sanguin". Punaise, cette carte avait disparu de mon sac.  A vrai dire elle y était bien, mais mes yeux devaient être ailleurs. Et la dame n'était pas contente. Elle a marqué A+  au crayon, sait on jamais, qu'après de nombreuses opérations(chevilles césa etc), on ne m'avait jamais fait une carte de groupe… 

Examen pour moi, en mode moumoute hivernale. Je suis pas épilée et alors?... T'as déjà essayé de dire à ton mari, ''chéri fais chauffer  la cire, puis pendant que t'y es vas y , fais moi le bikini…'' c'est le top du top du glamour…

Puis écoute du cœur de la mini, qui se cachait à gauche, pendant qu'elle cherchait à droite…
Et oui, c'est une farceuse ma fille…

Bref bref, bref…

Avec mes soucis de septicémie post op, à cause d'un endoscope mal stérilisé.  Est-ce qu'elle a entendu
ET compris que d'avoir perdu 3 mois de ma vie à l'hôpital et mon pancréas faisait de moi, une neusocoméphobe?

Queneni, j'ai eu droit pendant l'entretien à un "vous avez consulté pour ce problème psychologique?", "vous devez voir quelqu'un". Et rajoute, "qu'une infection ça peut arriver, mais pas 2 fois…" .Bon gré, mal gré, nous avons (avec cher et tendre) continué l'entretien. Entretien qui s'est soldé, sur une grande angoisse à la sortie. Je devais faire ça ou ça. C'était inconscient de ne pas avoir fait ça ou ça
Bref, pas le choix, que de continuer là bas, que d'accoucher là bas, si pas de maternité ailleurs...

La semaine suivante,  j'ai la diabétologue au téléphone,  qui avait déjà sa petite idée sur la "folle" que je suis, de prendre des "risques" avec un suivi minimal en diabétologie. Qui a commencé à me "charcuter" l'esprit et me faire culpabiliser. Eh oui, c'est pas comme si je n'avais pas déjà l'expérience de 2 grossesses…  Pourtant, elle prenait des gants. Mais beaucoup trop. Elle cherchait ses mots, elle, me disait "vous êtes libre de ne pas vous faire suivre par mes soins"et d'autres trucs dans le genre, pour me faire comprendre que j'étais pas tranquille de faire subir ça à ma mioche… "ça" , c’est-à-dire une grossesse plus tranquille, et plus sereine…
 En raccrochant je n'avais plus du tout le sourire.
A 14 h, la gynéco m'appelle pour m'imposer un monito, en salle de naissance, 2 jours plus tard à la maternité.  Et là, elle se lâche grosso modo, quand je lui dis que  je ne comprenais pas POURQUOI, puisqu'une sage femme à domicile pouvait le faire et lui transmettre les résultats. 
J'ai eu des petites réflexions bien sympathiques, du genre, "ce n'est pas une grossesse physiologique" bah oui, je porte ma fille dans le dos ou sur l'épaule , ou encore "vous avez un utérus défaillant" . bon sur ce coup, là, c'est vrai que j'ai plus qu'un ovaire avec une flopée de kystes, mais mon utérus pète le feu et porte la vie) Y'a ''des risques de malformations''  au sujet du tri test que j'ai refusé de faire, c'est drôle, mais rien n'a été vu par mon super gygy dans le 64 , avec une clarté nucale nickel, et 10 doigts comptés et vues aux écho etc…
J'ai expliqué que je ne pouvais pas y aller, que je n'avais pas de moyen d'y aller seule. Elle m'a proposé un taxi . Sauf qu'elle avait juste oublié un détail. Tu sais le genre de petit détail, qui fait que ce n'est juste PAS POSSIBLE:  c'est que j'ai deux enfants. Depuis,  1 semaine seulement dans notre nouveau village, il était hors de question que je les confie à n'importe qui … 
Elle m'impose quand même le rendez vous et raccroche.

J'appelle la sage femme  que j'ai rencontré (article à venir),et je lui explique que ce n'est PAS possible. D'une part ce monito sentait le piège "hospitalisation" à 1000 lieux … Ensuite, je ne suis pas d'accord pour surmédicaliser cette fin de grossesse, avec 2 monito par semaine, si pas nécessaire comme me l'imposait la gynécologue.  

En gros ce n'était pas le jour, les hormones sûrement…

Le lendemain, j'ai annulé le rendez vous imposé, sans explications.

Le week end passe. Je rappelle Bordeaux, qui avait refusé mon dossier par manque de place. Et là, j'explique tous mes soucis médicaux à la pauvre secrétaire, qui n'était pas la même 15 jours avant.
Elle fait un mail avec toutes les informations,  me cale des rendez vous  au cas où, (écho et anesthésiste) et me donne les coordonnées du professeur qui accepte de me suivre. Illico, je l'appelle et j'obtiens un rendez vous 1 semaine après…
 Une maternité un peu "usine" comme j'ai pu le lire sur le net, mais peu importe, j'ai accouché à Bayonne, et c'est juste l'usine aussi…
Une maternité qui je l'espère, ne prendrait pas mon utérus pour un "utérus  défaillant"…

 

À SUIVRE … 




(pour info, j'ai déjà eu le rendez vous)…

1 commentaire :

  1. Oh lala, rien pour rendre cette grossesse sereine avec cet hôpital :-/

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