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lundi 6 février 2017

On a vu et vécu l'horreur...

Cette journée est plus glauque des journées que j'ai passé dans ma vie de maman hormis les naissances des enfants qui ont été difficiles. 
Pour résumer rapidement, nous avons été aux urgences, car à 11h, la maîtresse de mon fils m'a demandé de venir le chercher .Il s'est ouvert l'arcade. (j'en reparlerai).  Arthur a été pris en charge, rapidement à notre arrivée à l'hôpital par les infirmières. 
En attendant les points que devait faire un médecin, nous étions dans la salle d'attente. 
Un homme agité a transporté un enfant, il avait aussi un cosy qu'il a laissé au milieu du couloir. Cet homme est repassé avec le cosy (avec bébé); Je l'ai suivi du regard, car il hurlait sur le cosy.
Il a ouvert la portière de son camion et a balançé le cosy a travers son camion, comme une boule de bowling. J'ai crié dans la salle d'attente, qu'il venait de balancer un cosy. Tout le monde s'est levé pour regarder. 
Il a démarré et a embouti notre voiture.
 NOTRE VOITURE !!!
L'aile où  mes enfants étaient dans leur siège .Celle d'Adam , de mon fils. 
Le choc a été terrible Je n'ai pas réfléchi une seconde, je suis sortie en courant. . Il voulait partir, après avoir passé la tête à travers la porte. 
J'ai mis Arthur dans la voiture à l'avant pour qu'il n'entende pas les cris de l'homme.
 Le temps que mon homme sorte sonné par le choc. Qu'il vérifie les petits dans leurs sièges. 
 J'ai posé la main sur le camion pour qu'il ne démarre pas. J'étais droite comme un piquet, devant ce camion vert. Il sortait la tête. Puis est descendu de son véhicule.
S'en est suivi une altercation d'une violence inouïe. 
Je n'étais que HAINE face à cet être immonde.  J'étais une furie prête à tout pour que son délit de fuite prenne fin. 
Pour qu'il soit puni.
 Pendant nos échanges, il a voulu me frapper. J'ai vu le coup s'abattre sur moi, mais il n'a rien fait. Mon mari s'est interposé,  et l'autre a dû voir la tempête s'abattre sur lui. Du haut de son metre quatre vingt dix,  mon mari a fait redescendre son bras. L'homme vociférait des mots d'une violence et d'un sordide en français et en espagnol. Il bavait blanc, comme un chien enragé. Sentait mauvais.
 Il a pris son  camion et a quitté le parking de l'hôpital.  
J'ai entendu Adam hurler, j'ai pris mon fils et l'ai mené en courant jusqu'aux urgences. 
Je vous rassure il va bien . Juste un peu sonné, mais ça va. Apolline elle dans son cosy aussi, qui a vraiment fait son job.  A l'entrée des urgences, la femme de l'homme m'a insulté, traité de tous les noms . Je lui ai hurlé "ta gueule" sans vraiment la voir, ni l'écouter. .Je ne me reconnaissais pas.  C'était violent, terrible car elle continuait à me menacer de mort, comme l'avait fait son mari... 
On nous a pris en charge immédiatement pour éviter que ça continue et qu'on examine Adam. 
Et nous avons tous été mené dans un box, pendant 4 heures. Isolé de ces gens. 
 Arthur a été soigné. Mais il a dû attendre 4 heures pour avoir sa pose de colle sur sa plaie, qu'on lui fasse un pansement .Mais va bien .
4 heures dans un box séparé par deux rideaux d'un monsieur en attente d'une prise de sang, où sa femme avait vu la scène dehors., et une dame qui allait être opérée d'une jambe cassée.
 4 heures où mes enfants, ont été d'un calme et d'une gentillesse sans équivalence... 
Mais ce n'est rien à côté du petit garçon que l'homme avait déposé. 
Lui, il est mort écrasé par celui  même qui a embouti notre voiture. 
MORT écrasé, par un homme drogué, dealer de son métier, (confirmation par les gendarmes). 
Alors ce soir, j'en ai marre de cette journée de merde. Marre, car on m'a dit "vous inquiétez pas, ça arrive souvent ,la mort des enfants de ce "clan", et derrière ils en font quatre pour les alloc".  
"les allocs"... putain mais je m'en tape, des allocs. Pourquoi laisse t on des enfants dans ces conditions? Pourquoi les laisse t on à cet avenir quasi "normal" pour eux. Dans quel monde est-on?!!!

Moi, je ne pense qu'à cet enfant, que j'ai vu passer devant moi, 2 fois, son corps sans vie. 
Mort pour avoir fait du vélo. 
Mort d'être né dans une famille de gitans et de vivre derrière une scierie. 
Mort pour avoir joué  dehors. 
Et mort dans d'atroces souffrances, car transporté sans ménagement dans un camion, vert où 6 autres enfants (dont deux cosy avec bébés) s'entassaient... 
Et j'ai une peine immense pour lui.Aucun enfant ne devrait mourir comme cela. AUCUN.
Mais pour cet homme, je n'ai que haine et des mots qui me viennent et que je ne prononce jamais.
 Il hurlait pendant notre altercation " j'ai tué mon fils, je peux tuer vos enfants" ou encore" je l'ai écrasé,je vais vous écraser"...

J'en frémis encore, j'en ai la nausée. 

Je pense à mes enfants, qui auraient pu être dans le même état que ce petit garçon si mon homme était sorti à ce moment là pour nous rejoindre en salle d'attente.  Je pense à mes enfants, et à tous ceux qu'il aurait pu écraser. Je pense aux gens, qui en sortant de l'hôpital ou au détour d'une rue auraient pu se faire faucher, par cet être immonde. 
Je le hais. 
Quelle ordure. 
Quel salaud .
Cet homme est connu de la police, connu de la Gendarmerie... où on m'a dit "on peut rien y faire" du gendarme qui n'a pas voulu prendre ma plainte (si si  je vous jure). Ou de la Police qui n"a  pas voulu se déplacer " faites un constat monsieur" ont-ils dit à mon mari. Mais dans quel monde est on? Oui parce que grossièrement parlant , sans aborder l'aspect matériel ou émotionnel, les menaces de mort n'ont pas été prises en compte. Ni d'ailleurs, l'agression. Le gendarme, a pris mes coordonnées. Le gendarme a souris quand je lui ai reporté le coup du cosy. Il m'a dit qu'il était en cellule pour long long moment, que grosso modo, cela n'avait pas d'importance. Et que si c'était pas lui, ce serait un autre qui ferait de même aux enfants. Que je devais simplement éviter ces personnes . Et que si une d'elle m'agressait, il y aurait plainte... 
Ok, j'attends de me faire tuer alors, ou mes enfants ou mon mari ... 


Je suis furieuse et choquée. 
J'ai été une vraie furie. 
Je ne me suis pas reconnue.
Je n'ai pensé qu'à mes enfants .

Ce soir, je vais serrer mes enfants bien fort. Ce soir ma haine est toujours là, mais ce soir je suis une maman qui a vu l'horreur et la peur dans les yeux de ses fils. Je suis une femme qui est fière de son mari et de sa maîtrise de lui même.  
Ce soir, j'ai dans mes prières ce petit enfant innocent.  Ce petit ange qui n'a pas demandé de venir au monde et de mourir dans ces conditions...
Et je n'ai qu'une hâte c'est d'être à demain, parce que ce fût une journée de merde. 


Article long, désolée, mais fallait que ça sorte.
  

6 commentaires:

  1. mon dieu c'est juste horrible, comment peux t'on en arriver à s'en prendre à des enfants, des bébés dans leur cosy.
    Je n'ai pas de mots non plus, ca me dépasse, je suis écoeurée :(
    Prenez soin de vous

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  2. J'espère que tu vas retrouver le sommeil. Je pense que ce n'est pas évident après ça !

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  3. portez plainte directement au procureur.
    Mais, car il y a un mais, hélas ! :-(
    si vous allez jusqu'au bout de votre plainte attention aux représailles car j'ai vécu ça.
    j'ai porté plainte et j'ai du déménager et enlever ma plainte, encouragée par la police qui avait peur pour notre vie et celle de nos enfants.
    Certaines personnes en France sont intouchables. Hélas ! :-(

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