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samedi 28 janvier 2017

Cette école, un peu casse bonbon...

L'an dernier, nous étions tranquilles, dans notre petite vie. On suivait le programme via le site de l'Education Nationale, avec des outils, des ateliers, des cahiers, des jouets,des jeux  que je trouvais ici ou là etc... et en respectant  le rythme des garçons. Nous étions en Instruction en famille, ..Nous étions heureux.

Sous la pression sociale et surtout familiale, nous avons cédé et mis les enfants à l'école.

Je n'ai pas choisi d'avoir une césarienne  la veille de la rentrée et de n'avoir AUCUN moyen de garde pour les enfants. Ni  personne pour emmener les enfants à l'école à la rentrée quand mon mari était à l'hôpital avec moi pour veiller sur Apolline en Réanimation Néonat. Et encore moins pensé que j'aurai du mal à m'en remettre, tellement, j'étais active pour les deux précédentes césariennes.

Ils ont fait une rentrée tardive et j'assume.Je n'ai  pas eu le choix que d'attendre que mon corps soit presque réparé... 
Puis je me suis lancée un matin, je les ai habillé, préparé et emmené. J'avais mal, je souffrais de tiraillements, le soir je devais m'allonger.Mais je les accompagnais à pied. J'ai serré les dents plus d'une fois. C'est mon rôle de mère, mon devoir. Puis on a commencé à y aller à velo et c'était plus facile pour moi et surtout pour eux.

A la base seul Arthur était inscrit. Mais les hurlements de Adam tous les matins lorsqu'on laissait Arthur jusqu'à ce qu'on aille le chercher à midi, m'étaient insupportables. J'ai donc décidé d'inscrire Adam. J'ai renié  ma volonté initiale de ne pas les mettre dans la même classe (PS-MS classe unique), pour laisser mon petit avec son grand frère.

Je n'avais pas envisagé et compris ,  ce que ce serait de les scolariser ensemble. Ni imaginé l'impact que cela aurait, sur le quotidien...
Non pas que je refuse l'école. Au contraire, je veux comme toutes les mamans du monde, le meilleur pour ma progéniture. Mais je n'aime pas ce qu'est devenu l'enseignement ou même ce "formatage" imposé de force aux enfants.  Mais là ce n'est pas le sujet. Puisque j'ai renoncé à l'instruction en famille au profit de l'école .

L'une des principales causes pour lesquelles nous avons cédé et mis les enfants à l'école, c'était pour la "sociabilisation".   Nos enfants "sauvages" devaient voir d'autres enfants. 
C'est vrai qu'ils n'en voyaient jamais. Ni au parc ni dans les activités que nous faisions et encore moins les enfants des amis . Dans l"esprit des gens en tout cas.

Non, nos gentils "sauvages" devaient faire l'acquisition du savoir vivre avec les autres. Quels "autres"?

Oui parce qu'entre Arthur qui s'est fait frapper par 3 chipies devant mes yeux ou qui est rentré  un soir avec un coquard. La violence de Adam dont j'ai déjà parlé ici.. Sans parler de la violence "verbale" des adultes référents comme du professeur des écoles qui s'est permis d'engueuler mon fils lors d'une fête de l'école. Ou encore Adam qui s'est fait "crier et taper" (ce sont les paroles rapportées le soir même par  Arthur lors du souper) par un autre référent  durant la cantine.  Ou pour en finir avec les "autres" les mamans qui se moquent  et gloussent de notre joyeux équipement quand j'arrive à vélo et remorque, sans jamais se poser la question du pourquoi et comment...

Alors, je ne suis certes pas du "cru", ni ne "bade" la superbe école toute neuve à côté de la mairie  . Et je n'aime encore moins savoir qu'après l'école, les TAP font sortir de l'enceinte de l'établissement mes enfants et ne sont pas sous le contrôle de l'Education Nationale. Passons...

Mais ce qui me met en boule puissance 10 000, ce sont les mots de la maîtresse/directrice hier au téléphone. Qui m'a informé qu'une réunion avec l'équipe pédagogique et éducative allait avoir lieu dès le retour des enfants à l'école. Que le médecin de la PMI prendra contact avec moi. Que mes enfants seront "suivis". Et Surtout que les absences trop nombreuses sont signalées à sa hiérarchie. 

Donc, les absences depuis le début de l'année scolaire, que cela soit pour ma césarienne,et pour ces 15 derniers jours où nous étions chez "mamie". A la limite je peux l'entendre. Mais ce ne sera pas les dernières et ça, elle ne le" tolère pas" m'a t elle répondu.

Ce que je ne supporte pas ce sont les critiques sur les "maladies" de mes enfants. Oui parce que ce n'est pas "NORMAL" qu'ils soient si souvent malades.

Non d'ailleurs, ce n'est pas normal non, qu'ils aillent 2 jours à l'école, et qu'ils choppent toutes les maladies à streptocoques présentent sur leur lieu d'apprentissage, ou toutes les "angines, rhumes, gastro, ou encore rhino" diffusées largement par les autres enfants ... 

Mais là où j'ai littéralement failli exploser c'est l'ironie du ton employé pour me dire, que mes enfants étaient les "2 seuls" à avoir eu la SCARLATINE. Comme si j'avais inventé une maladie pour garder mes enfants. Ce n'est pas comme si dans toutes la régions d'autres enfants en avaient fait les frais. D'ailleurs Maeva de Rêves de bulles, a eu aussi droit à cette petite maladie infantile.

J'ai expliqué que non, le médecin de la PMI  n'avait pas besoin de discuter avec moi de leurs" maladies" , car notre médecin de famille, lui les soigne et les vois régulièrement.  Car il est clair, que tout comme la majeure partie des parents qui le peuvent , je file chez le toubib pour gaver mes gosses d'antibio, ou de cortisone , juste par pur plaisir.  
Elle répliquait que des bilans seraient fait notamment l'auditif et visuel. Bah l'un a été fait en 2015 et l'autre en décembre dernier, quand je lui ai dit, elle a fait mine de ne pas l'entendre, me ventant le médecin de la PMI comme seule personne à pouvoir identifier des "retards" chez mes enfants ou les problèmes de santé (que mon médecin de famille ne pourrait voir)...

Bref, si ce n'était QUE cela. Elle s'est permise de remettre  mon Cher et tendre en place, sur le fait qu'il "travaille" et qu'il ne puisse pas emmener les enfants à l'école ou assurer l'intérim quand je ne suis pas là. 
D'ailleurs, il aurait dû se charger d'emmener les enfants à l'école pendants mes 15 jours chez ma mère.  Il expliquait avec toute la patience que je lui connais, que son métier de Technico commercial en industrie sur son secteur (toute l'Aquitaine) ne lui permettait pas d'avoir des horaires compatibles avec l'ecole. Il part à 6 h, et rentre à 20h. Mais non, la solution de la "garderie" c'était mieux, ou encore de s'arranger avec des voisins ... bref, elle n'écoutait pas et était dans le jugement. Il n'a pas voulu continuer la conversation.  Question, doit il changer de travail? démissionner? juste pour emmener les enfants à l'école. Parce que je doute que son employeur accepte le "pardon, je commence après 9h, car j'ai les enfants à déposer à l'école et je termine à 15h deux fois par semaine"...

Je refuse que mes enfants soient victimes de cela. JE REFUSE d'être jugée ou  d'être une mère qui laisse ses enfants partir la morve au nez, fièvre et  bactéries  pour contaminer les autres.
Je REFUSE qu'elle se permette de dire que mes enfants sont ou seront en retard parce qu'Arthur parle si vite qu'on ne le comprend que si on le fait "répéter". JE REFUSE de ne pas pouvoir prendre du temps pour nous pour aller là où ça nous chante, et leur faire découvrir autre chose... Du temps avant qu'ils ne soient dans les grandes classes...

 J'avoue que je suis terriblement déçue par cette attitude. Et je n'arrive pas à passer sur ce qu'on nous propose comme solution, que je prends moi comme sanction.

Je ne suis pas certaine que lundi, ils retourneront à l'école, et sur ce coup, là, c'est encore la faute à la maladie, puisqu'ils ont une bronchite(antibio depuis 15 jours avec visite du médecin a domicile) et qu'hier encore ils avaient de la fièvre  ...

Ce que je sais, c'est que je les attends de pied ferme pour leur "réunion"... 

ILS SONT A LA MATERNELLE bordel de nouilles et ne passent pas le BAC cette année...




dimanche 7 août 2016

Adieu IEF (ou presque) et bonjour, l'école à la rentrée




Faire comme tout le monde, ne pas "marginaliser" nos enfants, ne pas leur "gâcher" la vie, ne pas les laisser "sauvages" et surtout les mettre à l'école.



Nous étions trop bien avec nos loulous, à suivre leurs rythmes à vivre doucement, sans pression. Pendant un an, les réflexions et les jugements ont fusé.  Les idées fermées de la famille ou d'amis qui n'ont fait que des comparaisons avec d'autres ou leurs enfants.  Qui n'ont au final rien à dire  sur nos choix, mais qui ne se sont pas privés , auront eu raison de notre envie de continuer l'instruction en famille.



Nous avons dû nous "conformer" en juillet, prendre rendez vous à l'école, passer à la mairie, remplir un dossier et visiter l'école de notre nouveau village. 
 



 Nous avons dû passer l'entretien d'inscription avec une Directrice très jeune et très douce, mais enceinte de 7 mois (comme moi) qui ne fera pas la rentrée, et qui m'a avoué être dégoûtée à l'idée de prendre un congé parental . Qui se remettra "vite vite" au travail. "Je ne suis pas faite pour être mère au foyer ". Oui c'est sur, moi j'ai pas de métier que j'aime, ni passion, ni rien ,  je suis juste "mère au foyer" (attention j'en suis fière, mais je me suis sentie dévalorisée à ce moment là) comme bien d'autres mamans l'auraient été.



 Elle a eu du mal  à saisir le pourquoi de notre choix d'IEF pour la première année (et les suivantes si j'avais pu), et surtout qui a vu d'un mauvais œil le fait qu'Arthur ne sache pas compter jusqu'à 10 à 3 ans presque 4.  J'ai trouvé ça blessant et plein de jugement. Car il sait faire tellement de choses.  Nous avons travaillé durant l'année. Peut être pas assez, mais nous avons travaillé. J'ai fait l'erreur de privilégier l'artistique et les jeux en mélangeant plusieurs pédagogies. 



Marcel Pagnol savait lire à l'entrée au CP. Son institutrice l'avait mis à l'écart en disant "Quand on sait, on se tait" (La Gloire de Mon Père). Car les lettres et les chiffres s'apprenaient  justement au CP… 




Je pensais même en ayant lu et relu les programmes scolaires, que c'était toujours le cas… 

J'ai cru,  que la "Maternelle" restait un moment où l'enfant évoluait doucement à son rythme, avant d'entrer dans un monde de lettres , de maths, de "grand"…



Non, non et non, quelle idiote, quelle mère stupide et idéaliste,   Comme je me trompais… 



Dans la nouvelle école, il n'y a pas de sieste ;car pas de place pour des petits lits. La sieste est remplacée par des "temps calmes". Ils savent compter, et déchiffrer les lettres et des mots dès la première année, dès la petite section voir très petite section.  Comme de petits savants  qui savent tout vite , très vite. 
 

L'école, y est obligatoire l'après midi, car les apprentissages fondamentaux se font l'après midi "avec le tableau numérique", ils y sont plus "attentifs" et "apprennent mieux que le matin" m'a expliqué la Directrice.

Tu parles, très maligne la maitresse/directrice (oui c'est sa classe), qui sait y faire, pour garder son effectif toute la journée et remplir la cantine par la même occasion. 
Car  oui, l'école a  1 km , c'est  8 km par jour, avec les 4 allés retours à pied, si pas de cantine.  Mais je le ferai car non, il ne mangera pas à la cantine.
J'ai posé la question, car honnêtement, j'aurai préféré garder Arthur l'après midi, qu'il se repose, qu'il dorme. Plutôt qu'il ne tombe comme une masse en rentrant de sa journée d'école, et nous fasse la misère la nuit. 
C'est stratégique, je connais mon fils et son côté petit dormeur. 
D'ailleurs, j'ai parlé de son soucis de sommeil et la directrice m'a dit que ça allait se "tasser" avec l'école… J'ai ri intérieurement. Si elle savait, qu'il est coutumier des nuits sans sommeil, des nuits à dodo vers 3h du mat et cela depuis la maternité. Et donc des réveils tardifs le matin.  Mais j'entends déjà les "conseils", ou les "on va le faire voir au médecin scolaire" ou pire au psy. J'attends, et j'aviserai …



Pour le côté positif, j'ai adoré l'école toute récente,  la cour avec ses jeux, et les toilettes directement ouverts sur la classe; qui manque un peu d'intiminité quand même. 
J'attends que mon Arthur adepte du naturisme pipi/caca sorte triomphant de la salle d'eau, nu comme un ver.  
J'attends les premières réprimandes sur son esprit indépendant et ses idées bien arrêtées lorsqu' il hurlera un "NON" bien franc, quand la sonnerie retentira, ou qu'il ne voudra pas descendre de son perchoir/toboggan pour rentrer en classe .  C'est qu'il a du caractère le petiot...
J'ai aimé les activités et sorties dont les photo étaient accrochées aux fenêtres...

Bien que non, il ne fera pas les TAP ou activités le soir. Une journée quasi complète c'est long pour un tout petit. Et "JE SUIS MAMAN AU FOYER", je n'ai que ça à faire que de m'occuper de mon fils après l'école.



Les classes " très petite, petite et moyenne" sections étant communes, nous avons fait le choix de ne pas mettre Adam à l'école à la rentrée. Pour que les deux soient séparés et puissent avoir leurs amis, leur univers.

Là aussi, désapprobation et jugement, ça serait "mieux" pour lui et pour les deux frères qui pourraient s'entraider "mais c'est comme vous voulez" (tiens ça m'a rappelé le film Princesse Bride). Cela a raisonné dans mes oreilles, comme un jugement de plus. 
Mais,  ça ferait aussi et surtout un enfant de plus scolarisé dans l'école. Et la mairesse du village, a été claire, "il y a trop d'enfants 2013"... 



Je pense que si les classes avaient été séparées, il n'y aurait pas eu de soucis et les deux zouaves auraient fait leurs rentrées pour éviter les réflexions de la famille qui vont fuser ...



J'avoue que j'ai bien du mal. Certains sont fiers de mettre les enfants à la maternelle, moi je suis  triste. Triste non pas qu'il aille à l'école, mais j'aurai préféré qu'il fasse une école Montessori, malheureusement, ce n'est pas possible. J'aurai aimé, qu'il reste mon petit Electron libre.Qu'il garde sa naïveté sa joie de vivre et sa liberté... 



Car je sais qu'à la rentrée, il ne sera plus le même. L'Education Nationale veille au grain  pour que les enfants rentrent dans un moule, dans un tiroir, dans une catégorie, vers  un même chemin (parfois mauvais). 

Mais moi aussi, je veillerai au grain,  et je serai vigilante car je sais qu'à l'école ce n'est pas toujours beau... 

Je ferai en sorte qu'il reste lui, mon tout petit, mon Bibou d'Amour, mon Electron libre ...
 

En attendant on va profiter de ces 3 semaines et demi restantes de vacances et se préparer doucement à cette nouvelle vie, cette nouvelle organisation ... 




IEF: Instruction en famille.