Au jardin : le potager des minis

Nous avons emménagé en juillet. J'étais enceinte jusqu'aux yeux. Et je n'avais pas le choix que de laisser le terrain nu. J'avais dû laisser quasi tous mes pieds, mes plantations, et mes petites plantes que j'adorais...

Depuis 2008, je fais mon potager, pour ma santé et pour mon porte monnaie. Quelque soit les régions Lot ou Béarn et maintenant Gironde. 

Du coup, j'ai commencé un petit coin potager pour les enfants, où ils plantent ce qu'ils veulent . C'est une activité que je fais depuis qu'Arthur est en age de mettre en pot des petites graines. Il patouille, retourne et "plantouille".Et surtout dévore les tomates directement sur les pieds...
Mais on en est pas encore là, il faut que ça pousse...

Pour ce petit coin,  ils m'ont tout deux aidé à retourner la terre, à planter des "graines"  et des "bulbilles" . Et ce n'était pas facile.



Si tout se passe bien, nous aurons donc quelques oignons, aulx, salades, haricots et quelques carottes d'ici la fin du printemps.

Mais mon projet de "jardinage" ne s'arrête pas là. Un "grand" potager va bientôt sortir de terre. Je mets "grand" entre parenthèses, j'ai 800m² à faire cohabiter avec les enfants, les chiens et chats. Bref, pas simple, mais essentiel compte tenu de l'explosion des prix des fruits et légumes et de ma consommation de diabétique... 

Les petits semis poussent tranquillement et doucement...
Vivement que le beau temps revienne pour que l'on puisse s'y remettre  ...




Reprendre le chemin de l'Instruction en Famille.

On a pris la décision de sortir nos enfants du système scolaire, mais pas d'une scolarité. Ce n'est pas un choix, mais c'était  un besoin essentiel pour leur sécurité, aux vues des différentes blessures et l'absence de communication avec l'école.
Depuis , nous avons récupéré le certificat de scolarité. Mais la directrice ne m'a pas remis comme convenu, la copie du livret qu'elle tient. De ce fait, je ne sais pas ce qui est , ou non acquis pour eux.

Je vais être honnête, je n'en menais pas large. J'étais inquiète. Inquiète et déstabilisée . Comment remettre une organisation en route? Comment, recommencer à vivre comme avant? Les enfants avaient une routine : Metro boulot dodo. Enfin  Ecole Maison Dodo. Comme tous les enfants qui vont à l'école. Comme les "autres".Alors que nous ne ferons pas comme les "autres".

J'étais inquiète, j'ai cherché des solutions. Pas les meilleures. Pas les plus faciles. Et j'en suis revenue à l'instruction en famille. Je sais que je vais continuer comme ça, jusqu'à la fin de l'année.
Et après?
Pour l'heure, je ne sais pas. Je ne veux plus me poser mille questions. Je veux donner le meilleur de moi-même pour mes enfants. Ne plus être celle qui stresse, de savoir comment faire. Ne plus "culpabiliser" . Ne plus douter.

Nous avons donc repris l'instruction en famille. Et, je vais donc faire des points et articles sur nos apprentissages, nos découvertes, notre organisation .

Notre petit coin apprentissage des lettres des chiffres et dessins en autonomie.



Je me suis adaptée à eux la première semaine. Arthur avait beaucoup de sommeil à rattraper. Et je le laisse dormir de tout son soul. Du coup, il a réduit son heure de sommeil le soir .  Ses cernes partent doucement aussi.
Et surtout bénéfique pour eux deux: PAS DE MALADIE. Oui oui , pas de nez qui coule, de bronchite, de rhino, d'otite ou autre depuis les vacances. Et ça se voit, ils pètent la forme, sont de bonne humeur et de bon entrain, un peu trop d'ailleurs. Et j'aime ça ! C'est le médecin qui va être déçu, on était devenu une rente pour lui...

Pour l'instant, je tâtonnais. Mais : j'organise, je ritualise, je planifie.

Ce n'est "que" la maternelle. Mais je sais que l'on m'attend au tournant. Parce que justement, c'est la "maternelle" et on y apprend les bases.  On y joue. On y découvre le monde...

Et si on le découvrait aussi nous même ?!...

Côté supports pédagogiques je passe par une école dont je reparlerai bientôt. J'ai besoin d'une canne qui va m'aider à marcher à leur côté.  Me soutenir dans mes doutes. Et leur apporter les bases.En attendant, on continue avec des cahiers éducatifs . Ils sont bien faits et évolutifs. Arthur adhère à leur fonctionnement. Pour Adam c'est plus compliqué. Mais je ne désespère pas de trouver ce qui pourra l'intéresser.


Côté activités : Pinterest est mon ami. Voir mon meilleur ami. Mais je m'inspire aussi de différentes blogueuses, qui passent ou sont passer par là.
De plus, les enfants sont toujours abonnés à la Toucan Box. C'est un vrai plaisir tous les 15 jours.
Puis, l'Art c'est ma passion. J'ai même un jour eu un Bac Arts et fait un détour par les Beaux Arts...


Côté "sociabilisation" : ce point je le laisse de côté pour l'instant. IEF ne veut pas dire isolement ou maison fermée. Et j'en reparlerai bientôt.

Ce qui va me manquer, c'est de prendre mon vélo tous les jours pour les emmener à l'école. Mais il ne restera pas au garage. 














Les petits papiers de la colère



Quand Arthur était bébé, il ne piquait pas de colère, ne hurlait pas pendant des heures et ne jetait pas ses jouets de rage. Peut être que tous ses besoins émotionnels étaient comblés. En tout cas, depuis quelques temps, nous avons droit à un florilège de sentiments plus ou moins démonstratifs.

Cela à commencé par le supermarché. Haut lieu de frustrations. Tout est beau, tout est à acheter. On veut tout mettre dans le Caddie... Les premiers "NON", ont créé de véritables crises de larmes, de hurlements et de stress parental. Oui, parce qu'avoir un magasin entier, nous regardant l'air dubitatif sur notre façon d'élever nos gosses c'est juste stressant. Exit la bienveillance, bonjour le jugement.  Au début, je me cachais, j'essayais de le calmer dans un coin, ici ou là. De bouger de l'intéresser à autre chose. Mais cela le frustrait encore plus. Émotions, Émotions quand tu nous tiens...
J'y arrivais mais cela prenait un peu de temps. 

Expliquer, câliner,  ET désamorcer... 

Toujours les paires d'yeux fixées sur nous. Toujours le regard des gens, les réflexions à haute voix... J'ai même dû faire un remontage de bretelles à une nana, accompagnée de sa fille de 7 ou 8 ans, qui s'est permise de dire de mon fils "que si c'était son fils, elle l'enfermerait dans le coffre de la bagnole". Oui, cette petite dame s'est permise d'émettre ce type de pensées à haute voix. J'etais dans le rayon à côté d'elle avec Adam, et je l'ai apostrophé pour lui dire qu'elle parlait de mon fils, et que je plaignais sa gosse du si peu de patience de sa mère; lui précisant que j'aurai aimé la voir "elle" avec  sa môme durant les crises . 

Ces derniers temps, avec tout ce qui arrive (l'école tout ça, tout ça), les crises d'Arthur, se sont portées sur les petits choses du quotidien. Quand je lui demande de ramasser quelque chose qu'il a fait tomber, ou quand je lui dis de ne pas se battre avec son frère, ou encore quand je le retrouve perché sur une chaise, elle même perchée sur un marche pied ou sur une table. Si si, le "Je me glousse du danger" prône Simba dans le roi Lion . Moi pas !Il se met dans des colères... genre le terrible "TWO" mais à 4 ans ... alors re Expliquer, câliner, ET désamorcer... 
C'est la loose, quand tu as juste envie de lui hurler "file dans ta chambre". ..
Mais ça aussi ça marche pas, du moins  pas avec moi.
J'ai droit à des poings serrés et un NONNNNNNNNNNN!!!!!!!!!

Du coup, tout mon charabia pour expliquer, qu'Arthur a fait une crise. Une sombre histoire de bonbons à la banane et de fraises tagada (le mal absolu) .  Il hurlait criait, balançait ses jouets...
Il était en colère contre MAMAN me disait il...
 Merci Tchoupi petit con pour ta participation à sa colère contre sa mère. Oui parce que soyons clair, Tchoupi il râle tout le temps, mais en plus, dans Tchoupi est en colère, il veut quitter sa mère et partir chez Tati. Manque de bol, j'ai pas de soeur, donc pas de Tati... 
J'avais acheté Tchoupi est en colère, pour essayer de lui faire comprendre, qu'après la "pluie, il y a le beau temps". Tu vois genre, la maman démunie, en face d'un petit chou . Mais cela à fait l'effet inverse, genre "normaliser" sa colère et la reporter sur moi  et moi seule (papa Dieu Suprême) . Oui parce que c'est "normal" qu'il soit en colère contre maman. D'ailleurs, Petit Ours Brun est aussi en colère contre maman. Pauvre maman, c'est toujours elle qui trinque !

Je me suis tournée, vers l'album Grosse Colère que l'on peut trouver à la Fnac ici . Il a porté ses fruits. Puisque c'est "papa" qui envoi le petit garçon dans sa chambre . Et franchement, ça change la donne et la vision de l'enfant.
J'ai tout de suite adoré cet album, et les loulous aussi.  Parce que justement, la colère est matérialisée et fait des choses pas jolies jolies... Et la colère qui détruit tout, devient beaucoup plus petite au fil des pages. Puis si tu veux découvrir l'album c'est par ici :


Mardi, à l'issu de sa colère banane contre tagada  qui a vu mon El Diablo, tout chambouler dans la maison. Et vas y que je te vide la caisse de jeux des Tut tut mobile, que les peluches soient jetées à travers le salon, que le pot de crayons (son précieux) , soit éparpillé sur le sol. J'ai attendu que ça passe...


Puis j'ai invité Arthur a dessiner ce qui n'allait pas à exprimer sa rage (toujours contre moi) . Il m'a montré ses dessins, puis les a déchiré un a un ou roulé en boule.  A la fin du dernier, le calme était revenu, et il est venu me faire un câlin . Un peu comme dans Grosse colère, la colère était partie.

Et j'ai trouvé ça chouette comme technique. Du coup va falloir que je me traîne au supermarché avec une ramette de papier, et des crayons... ou que je trouve une autre alternative.

Bon j'avoue ce n'est pas  écolo sur le moment. Mais je m'en fiche, puisque ça marche...

C'est normal, ce sont des enfants...

Lundi, c'était la fin des vacances,  et la reprise de l'école.

A midi, j'ai récupéré mes enfants, bonnets bien vissés sur la tête. En arrivant à la maison, on lève le manteau et le bonnet, et effroi: UNE MEGA BOSSE sur le front d'Adam.


Les bosses, ça arrive...
Mais là, personne ne m'a appelé, ni personne ne m'a informé de sa bosse, quand je l'ai récupéré. Et il n'a même pas eu un glaçon pour éviter qu'elle grossisse.

Je sors mon attirail de super maman Arnica (granules et gel) . Et j'envoie une photo à cher et tendre pour qu'il voit la bosse d'Adam.

Je n'ai aucune information. Arthur et Adam me disent que c'est une fille qui l'a poussé, et qu'il est tombé sur un mûr.

Je prends rv avec le docteur, pour voir si tout va bien puisque son nez est enflé aussi. Notre dernière expérience "bobo" à l'hôpital pour Arthur nous a refroidi sur les Urgences.

A 13h30, je vais à l'école demander quelques informations, comme l'heure de la blessure, le lieu ou les circonstances. Et pas de réponse de la Directrice, qui est aussi leur maîtresse. Elle se souvient avoir consolé Adam mais "il allait bien".

Cela fait donc 4 gros "bobos" depuis le début de l'année. Pas un, pas deux, pas trois, non quatre.
Et cela va crescendo. Une bosse, un coquard, et des points et une grosse bosse. 


Durant la conversation la maîtresse, m'a dit : "c'est normal, ce sont des enfants", ou encore "ce sont des garçons".  

Je suis d'accord, ce sont des garçons, ils jouent et ce sont des enfants. Mais par 2 fois, aucune circonstance, aucune information, ou encore aucun détail  sur le comment du pourquoi.
Arthur s'est ouvert l'arcade "tout seul", et Adam s'est blessé peut être contre un radiateur à la bibliothèque, ou peut être pas... oui mais à quelle heure? Pas de réponse.

Pourquoi j'ai insisté sur l'heure?

Tout simplement, car une bosse, est un choc à la tête, un trauma cranien, qui doit être surveillé de 24 h à 48h. J'ai passé mon brevet de secourisme, je l'ai mîs à jour il y a 2 ans, et c'est la base pour tout choc, on note l'heure .

De plus, aucune déclaration n'a été faite, ni aucune information n'a été donnée. 

Imaginons, qu'un enfant tombe, mais que la bosse est cachée par les cheveux. Que dans la tête cela saigne. Que l'état de l'enfant se dégrade... imaginons l'insoutenable, que l'enfant meurt. Qui est responsable?  oui, parce que, comment prouver quoique ce soit, si aucune déclaration n'apparaît. Comment prévenir les médecins qui prennent en charge l'accident, si l'on a aucun élément. 

Par chance, ce n'est qu'une bosse. Certes pas la première et sûrement pas la dernière.  Rien de grave en soi.

Cependant, je confie mon enfant. La prunelle de mes yeux à des étrangers, des professionnels de la petite enfance et des enfants. Des gens formés et supposés sérieux.Et par quatre fois, mes enfants sont blessés.

Je suis en colère. Je suis en colère, car non, ce n'est pas NORMAL. Je suis en colère, car NON on ne banalise pas une blessure.  Je suis en colère, car non, le manque de surveillance, ne repose pas sur la responsabilité des enfants. '" CE SONT DES ENFANTS" n'est pas une excuse, au contraire, ce ne sont QUE des enfants. On se doit de les faire  évoluer dans un environnement sécure et protégé. La prochaine blessure, sera laquelle? un bras cassé, une jambe dans le plâtre?

Donc avec Cher et tendre, nous avons décidé de les retirer de là. Parce que comment être tranquille au travail ou chez soi, en songeant que les enfants ne seront pas surveillés correctement.
Comment accepter, le "a l'avenir, nous ferons plus attention à Arthur et Adam". Cela veut dire que ce n'était pas le cas avant?

Je ne sais pas ce que  nous allons faire. L'instruction en famille, est une solution temporaire. Une chose est certaine, c'est que la vie de nos enfants, leur sécurité est pour nous plus importante. Et que le choix, de les retirer est sans doute le meilleur.

On ne banalise pas les blessures. On ne banalise pas la douleur. Et non ce n'est pas parce que ce sont des enfants ,qu'ils doivent se blesser et avoir mal sous la surveillance d'adultes. Les blessures ça arrive. Mais si souvent, non, ce n'est pas "normal"!
 

Une moitié d'année avec elle...



Je t'entends gazouiller. Je me tourne vers toi et ton sourire illumine ton visage parce que tu me vois enfin. Ton sourire, ta joie et ton amour accompagnent mes journées et ma vie tous les jours. Je ne pensais pas que cela serait possible.

Le 28 Août dernier, je me préparais à partir à la maternité. Nous étions sur la route. Le soleil éclairait cette journée avec autant d'intensité que lorsque tu soutiens nos regards de tes grands yeux noirs. 

Et voilà que nous en sommes à 182,5 jours avec toi. 

182, 5 jours de sourires, de câlins, de regards, de pitreries et autre clowneries, de joie, de pleurs et tendresse... 
182,5jours de découvertes, d'exploration de ce monde  si complexe, de ta famille et surtout de jeux avec tes frères. 
 






Une demi année pour une demi tonne d'amour au quotidien que nous partageons avec tes frères et ton père.Tu as 6 mois aujourd'hui et c'est comme si tu avais fait partie de notre vie depuis toujours. 






Alors Joyeux 6 mois ma fille, et rendez vous dans 6 mois, pour fêter ton année complète .

Bilan après 6 mois d'école ...

Cela fait 6 mois que les garçons sont à l'école. Avec plus ou moins d'assiduité, compte tenu de la férocité des microbes et l'accumulation des maladies qui se sont abattues sur nous.. 
Ceci dit, je peux dresser un bilan...



Points positifs :

La parole : Arthur s'exprime mieux. Il fait des phrases complexes, alors que ce n'était pas le cas avant. Il utilisait son langage à lui ou signait (ma plus grande erreur c'est d'avoir signé avec lui).
Même constat pour Adam, qui est au même niveau que son frère de ce côté. Ils ont commencé à parler ensemble. Vive les grossesses rapprochées. Mais il y a un gros gros mieux... Même si je sais que l'orthophonie fera bientôt partie de notre vie.


Les "copains": ils sont avec d'autres enfants. Ils jouent avec d'autres enfants . Et ils interagissent avec des autres personnes que papa, maman et la famille.  Alors oui ça c'est positif. Mais a priori, l'instruction en famille c'est le cloître et on ne voit personne. FAUX . Mais  bon passons. Cela reste positif.
Par contre les copains disparaissent après l'école. Pas de copains au parc avec eux. Ou pas de maman qui veulent que les copains viennent chez moi. Alors honnêtement, les copains c'est juste à l'école. Ce n'est pas vraiment une "vie sociale".

Les activités : alors sur ce coup là, c'est mezzo mezzo , car depuis bébés, ils ont fait beaucoup d'activités dessins bricolage, lecture, etc. A l'école c'est organisé et ça change au quotidien.Puis on fait des trucs que maman n'a pas fait faire ou ne fera pas faire.

Je pourrai parler d'autonomie, mais là, c'est pas vraiment flagrant...  


Points négatifs :

La violence. Inexorablement, c'est la violence qui me vient en premier. Entre eux, ou sur les autres. Ou même sur les jouets. Oui la violence est entrée dans nos vie, j'en parlais ici, et on ne peut pas l'ignorer.  Elle a plusieurs visage. Celle qu'ils montrent, celle qu'ils cachent. Celle des coups sur l'un ou sur l'autre et celle des hurlements aussi.
Et ça, à même empiré depuis janvier.

Le sommeil: Non Arthur ne dort  pas mieux. Et depuis l'école, c'est Adam qui dormait bien, et qui a pris le chemin de son frère. Nous avons donc deux enfants, qui ont un sommeil incontrôlable et un endormissement plus ou moins tardif.  Avec un Doudou grognon, alors que ce n'était pas le cas.
Les jours d'école c'est même pire, car les siestes, font retarder son sommeil. Clairement avec le dodo de l'école, c'est minimum 22H 23H... . Alors je dois jongler le matin, en les réveillant le plus tardivement possible.
On m'avait dit "tu verras avec l'école, ça se tassera" énième mensonge  sur le sommeil.

L'esprit de compétition : Alors curieusement, ça peut rendre fière la plupart des parents. Moi pas. Je n'ai pas introduit de compétition entre eux. Au contraire, l'entraide et le chemin "ensemble" depuis leur naissance. Depuis janvier, j'ai droit à des "Arthur a gagné"" 'j'ai fait ça ou ceci avant lui" "Doudou a terminé avant Arthur" etc.
Et ça m'agace. D'une part, car ils ont un an d'écart et que physiquement ça se voit beaucoup. Cela met en difficulté le plus petit, par exemple pour les jeux extérieurs. Et d'autre part, car ça ramène à l'échec  à la peur de ne pas y arriver, et c'est ce qu'il me met en rogne. Je ne pense pas que l'esprit de compétition hors activité sportive, puisse rendre service à l'enfant surtout pas à 3 et 4 ans. Arthur va jusqu'à corriger les dessins d'Adam en y mettant de V ou des X. Car il a "mieux fait".
Je n'aime pas du tout.

La peur du noir : Avant l'école mes enfants n'avait pas peur du noir. Si si, point de veilleuse, ou même pas de lumière quand ils allaient aux toilettes. Et du jour au lendemain, et pour les DEUX, la peur du noir.  Impossible d'éteindre les couloirs s'il fait nuit, et surtout, chose qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est que les DEUX veulent que je reste dans les toilettes avec eux., que j'allume etc.  Alors que ce n'était pas le cas avant. Alors c'est peut être une broutille mais ça reste négatif .

La fatigue : les cernes ne les quittent plus. Et ils ont moins de vivacité ou pire... beaucoup trop. La mauvaise fatigue proche de l'énervement qui les transforme en monstres toute la soirée ...

Les maladies: alors là, c'est le négatif absolu. Le nez qui coule et le mal de gorge c'est le quotidien. Les 40° de fièvre et autres maladies, c'est juste la cerise sur le gâteau.

Les blessures: alors ça va ,avec la violence à l'école.  Arthur a pris un coup en novembre et a une dent de lait qui devient grise devant. Il s'est ouvert l'arcade en février et ça laissera une cicatrice .
 Doudou, s'est fait une bosse et a des bleus sur les tibias et des égratignures sur les genoux.
En bref, les bobos s'accumulent, et ça me met en boule.

Les pleurs: Doudou a des larmes le matin depuis janvier. Il y allait avec plaisir, et là, ce n'est plus la cas. Le changement de maîtresse sûrement.  

Le petit détail qui tue : Adam tenait correctement son stylo, feutre ou crayon, et aujourd'hui,  ce n'est plus le cas. Alors je retravaille sur les doigts qui tiennent "correctement" l'outil scripteur(oui ça s'appelle comme ça). Bref, une petite régression. 

Le mensonge : oui tu sais, le mensonge. Parce que raconter à un enfant à la cantine, que c'est "maman" qui a cuisiné ... bah moi j'appelle ça du mensonge. Et mes gosses ne sont pas dupes. Et mes gosses ne mangent pas. Sinon ce serait trop facile.
Oui, mentir à un enfant, c'est a priori autorisé. Oui lui dire que MAMAN fait quelque chose, pour le motiver à faire quelque chose qu'il ne veut pas faire... C'est comme l'esprit de compétition, ça ne rentre pas dans les apprentissages  et l'éducation que j'ai mis en place depuis leurs naissances. J'ai concédé le gros bonhomme rouge à Noel, car ça fait plaisir à Cher et tendre, mais là , j'ai vraiment du mal avec le procédé. Du coup, avec "Littlebigpapa" on s'est dit NON ils n'iront qu'en extrême urgence... La récurrence de la salade de hareng  ou des tartines de pâté de foie, y sont aussi pour beaucoup...

 Voilà pour le bilan. Alors, il est pas très glorieux, le négatif ressort largement.  Parce qu'il est important, parce qu'il est présent, parce qu'il m'énerve.  Et parce que je remets en cause beaucoup de choses à propos de l'école. Cela ne serait que de moi, je retournerai illico en IEF .

Il nous reste une semaine de vacances encore. Et j'en profite pour "travailler" avec eux. En jouant, en découvrant. En s'éclatant, comme avant...


 Et pour tes enfants, cela se passe comment?




Allons à Bourg entre filles...

Un matin avec Perrette ... enfin Apolline, nous sommes parties au marché de Bourg.
Poussette et panier, nous étions prêtes à faire nos emplettes.

J'aime beaucoup la ville Bourg parce que nous y passons pour aller sur Bordeaux.
Elle donne sur l'Estuaire. Et je devrais même dire, à ce qu'un "bourquais" ma expliqué, que c'est l'endroit où la Dordogne rencontre la Gironde. Donc, la ville où prend naissance l'Estuaire.
La citadelle, l'église  ou le port sont à visiter absolument. Mais aujourd'hui, c'est de notre escapade dont il est question ...





Une découverte du marché,  bien sympathique et un moment entre filles...

 Le marché, bien que tout petit, est très complet. Je reste cependant un peu déçue par les légumes en vente peu d'exposants et des prix relativement élevés pour une petite qualité. Peut être que le marché du dimanche en hiver, n'est pas bien achalandé, et j'y retournerai aux beaux jours. J'y ai pris des huîtres. Oui parce que je suis quand même pas loin du bassin d'Arcachon et surtout d'Oléron. Bref, de quoi assouvir mes envies  pour moins de 5 € avec des Marennes d'Oléron. Et ça, c'est juste du pur plaisir.



La porte "était ouverte", et avec Apolline nous avons visité l'Office du Tourisme, où une jolie exposition nous attendait. D'ailleurs, j'ai bien envie de m'inscrire à l'atelier Carnet de Bord, qui exposait,  pour me remettre à la peinture (dans une autre vie, j'ai eu un Bac Arts et j'ai fricoté avec les Beaux Arts)...

Merci pour leur accueil si sympathique.







Et nous avons baladé toutes les deux, c'était juste magnifique de voir la brume se retirer de l'Estuaire pour laisser le soleil venir réchauffer nos yeux.


J'ai découvert cette plaque commémorative, sur Léo Lagrange. Et la citation m'interpelle par sa vérité. Moi, qui ai travaillé longtemps avec des jeunes en insertion (avant d'être maman)  ou dans l'Artisanat. Je trouve qu'elle devrait être dans la bouche de nos politiques. Qui ne pensent pas beaucoup à tracer des routes pour les jeunes, mais plus à leur imposer des chemins de traverses qui ne mènent qu'à des voies sans issues...


Un petit Selfie mère fille. Mais Apolline n'aime pas quand la poussette s'arrête. Elle aime voir tout ce qui se passe autour d'elle...




















Le petit port qui invite à voyager ...


J'ai adoré me balader et flâner avec ma fille. Découvrir cette si jolie ville tout simplement.

Et je garde la citation de Léo Lagrange dans la tête :


'' Aux jeunes, il ne faut pas tracer un chemin, il faut ouvrir toutes les routes"






Balade sur l'Etang des terrasses (Gironde)


A Marseille, nous avions le parc Borely un parc merveilleux et historique. Où on y fait ses premiers pas, ses premiers tours de vélo, ses premiers tours de manège, ses premiers footing, ses premières balades en amoureux etc...

Mais surtout, on y donne du pain pour les canards et autres "zozios"...

Ici, je n'ai pas encore découvert un tel parc par manque de temps. Mais nous passions devant celui ci en sortant du pont Eiffel, qui surplombe la Dordogne . Et je me suis toujours dit que nous allions nous y arrêter...

Du coup, dimanche dernier nous  avons donné  du pain aux canards à l'étang des terrasses.






Même Apolline, a aimé cette sortie, en observant tout, du haut de sa "tutu" .

Le point positif de ce parc, c'est que les animaux ne sont pas farouches. Ils savent qu'on leur donne à manger, mais qu'on va pas leur lancer des pierres, comme le faisait Marcel Pagnol, en son temps, au parc Borely.

Le point négatif, ce sont les jeux, trop proches de la route, et surtout pas adaptés à l'âge des garçons. Mais on s'en fiche, nous on était au parc, juste pour voir les "canards".

Du coup j'ai fait une petite vidéo d'une minutes (ça suffit largement) .
Arthur a filmé avec la GoPro sans protection. Passionné de photo et de vidéo.



Alors, si tu passes par là, donne à manger aux "zozios", ils sont super sympa . Puis visite le village de St Vincent de Paul, parce qu'il y a le Pont Eiffel ,  construit en 1883, détruit et reconstruit (par Eiffel Gustave et petit fils) ... bref, un monument à voir.

 Un petit coin pour s'arrêter et souffler avant d'arriver à Bordeaux  ou en remontant après avoir passé la rocade ...