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jeudi 19 juillet 2018

Dernière ligne droite : les derniers rendez vous avant la naissance



Le bout du chemin est presque en vue. 
Cette grossesse se termine  bientôt. 
Et les derniers rendez vous déjà  sont passés...

J'ai vu pour la dernière fois ma gynécologue, et je sais maintenant qu'elle sera en vacances pour le jour J, même si ma césarienne est prévue pour son retour...
Je le sais, après 2 "faux travail" et quelques petits signes, mon corps me dit "bientôt, bientôt..."

De toute façon, je me suis résignée, à arriver en travail comme pour Apolline, d'être opérée par le premier toubib de garde, et surtout de ne pas avoir la naissance de mes rêves. 
Cela peut paraître bizarre, cette résilience, cette acceptation sans peur ou angoisse ou presque. Surtout avec le passif. Mais ces derniers mois, j'ai fait un gros travail sur moi-même. Et avec les soucis de bébé, la peur au ventre du second trimestre, j'ai décidé de me concentrer sur l'essentiel.

J'ai également vu l'anesthésiste, une adorable jeune femme, qui doit parler de mon cas au prochain "staff". Elle va pouvoir demander à ce que je puisse choisir ma position le jour de la pose de l'anesthésie. Je refuse le bout de table et devoir faire le chemin pour aller jusqu'au milieu de table en me hissant de mes bras seule (voir mon article sur la violence obstétricale) .
Elle doit aussi expliquer pourquoi , il faut une rachi et une péri compte tenue de la durée de la césarienne qui sera prolongée par la ligature des trompes, et surtout préciser ma résistance aux anesthésies.

Je sais aussi que ce ne sera pas elle, pour le jour J. Elle me l'a dit.  C'est dommage, j'ai eu un bon feeling avec elle. 

J'ai terminé mon tout dernier rendez-vous  avec l'infirmière qui organise l'hospitalisation.
Ma demande de chambre particulière,  télé etc...
Elle m'a donné les documents pour le jour J. Et surtout le protocole d'arrivée "douche la veille et le jour j, et "vêtements propres", taille du bikini avec une tondeuse et non un rasoir ... etc

Ma gynéco, voulait absolument que j'arrive le matin même de la césarienne, et l'anesthésiste la veille.Donc, il a fallu avoir la bonne date.
A moi de faire une prise de sang la veille ( R A I et coagulation etc), si jamais bébé reste au chaud encore presque 20 jours (ce que je doute vraiment)...

Quoiqu'il arrive, je sais que celle qui m'a césarisé pour Apolline n'est plus là. Elle a pris son poste dans un autre hôpital.  Donc, je suis rassurée, et  presque sereine (presque j'ai dit ) mais triste pour la maternité qui a vu naître mes fils, puisqu'elle y officie ...

Je dois maintenant trouver une sage femme, qui veuille bien se déplacer jusqu'à chez moi, pour un monito. Le rythme de bébé était trop monotone, même actif. Et bébé fait de longues pauses sans mouvements. Cela me vaut quelques frayeurs. Surtout que j'ai autour de moi des cas de mort in utéro, et que du coup, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle...
Et là, c'est un peu plus compliqué pour trouver une sage femme...Celle qui venait pour Apolline, a pris sa retraite a priori. Et les autres sont surbookées.
Il me reste l'option monito aux urgences de la maternité de niveau 1 pas loin de chez moi.

Allé, mission impossible (avec la musique bien sûr) n'est jamais impossible ...


Cette journée  de derniers rendez vous, aura été épuisante arrivée à 10H20, pour sortir à 16H30 sans manger, sans ressucrage . Puis dans une fournaise incroyable...

Bref, voilà, cela se précise, bientôt nous serons six à la maison. Bientôt bientôt...



 Si, je vous dis que la chambre n'est pas terminée, que la valise n'est pas commencée et que mon projet de naissance et d'hospitalisation n'est finalisé, vous me croyez?!
Parce que c'est la vérité !!! 



lundi 16 juillet 2018

Ronde et sexy en fin de grossesse, mais oui, c'est possible !

C'est assez difficile de se sentir belle et désirable en fin de grossesse. Et encore moins de se sentir sexy, avec un ventre imposant et des formes .

Pourtant les formes voluptueuses de la grossesse (et je ne parle pas de prise de poids), m'incitent à mettre en valeur mon corps, à porter des décolletés, à me faire plaisir avec de la lingerie jolie mais cosy, ou encore choisir des nuisettes qui ne soient pas mémérisantes comme le dirait Cristina Cordula.

Rester sexy permet déjà de garder confiance à soi,  et continuer à s'occuper de soi .
As tu déjà essayé de faire le vernis du petit orteil avec une bedaine de baleine? Ou encore  de réussir l'exploit de venir à bout de poils  derrière les cuisseaux, sans se faire un tour de reins, ou réveiller une sciatique merdique? ..
Bref, rester sexy, ne veut pas non plus dire parfaite. On peut autant se sentir bien, et belle en tee-shirt Petit Bateau, et culotte en coton,  ou en robe moulante. L'essentiel, c'est d'adopter la positive attitude, et de prendre conscience de son pouvoir de séduction avec des poils aux pattes ou non, avec les orteils peinturlurés jusqu'au dernier, ou non.C'est surtout un état d'esprit, une sorte de "body positive" que l'on acquière pour soi, et surtout continuer à plaire à sa moitié...

Il y a un vieux dogme traditionnel et arriéré, qui veut que la femme enceinte, soit tout sauf désirable. Et encore moins sexy. Il n'y a pas si longtemps encore, les femmes ne sortaient pas de chez elles, tant que "l'affaire n'était pas terminée".  Mais heureusement, les choses ont changées, et les mentalités ont évoluées.
On trouve maintenant des vêtements qui ne cachent plus les formes, ou encore des sous vêtements spécialement conçus pour la grossesse, qui n'ont rien de la culotte montante qui recouvre tout le ventre. Même si j'ai en vu chez Kiabi et ailleurs. 

Pendant la grossesse, on se centre sur  ce petit être qui a élu domicile au creux du ventre.
Et l'on peut ainsi oublier,  que l'autre est étranger à ce que l'on ressent, ne peut savoir ce qui se passe en nous. Ni ne peut comprendre ce que l'on ressent dans notre corps ou dans notre façon de se voir.
Parfois la prise de poids, et le ventre, renvoient un regard différent  sur nous même. Pas vraiment amical ce petit regard d'ailleurs. On ne s'aime plus.
On a juste envie de se glisser dans un vêtement informe et confortable version XXXXXLLLLL
pour laisser toute la place au ventre imposant et cacher ces formes qui nous chiffonnent ici ou là...

Je l'ai fait avant . Je l'ai fait souvent pendant cette grossesse. Au début avec les nausées, au milieu avec les soucis de bébé à gérer et la forte prise de poids...

Et maintenant  que je suis pleinement dans mon dernier trimestre voir même à la toute fin de ma grossesse, je  retrouve l'envie de plaire, de séduire mon mari, et  surtout d'aimer ce corps malmené qui a porté la vie quatre fois.  Du coup, j'accepte mon corps de femme enceinte car:


Mon corps n'est pas gras, il est harmonieux. 
Je ne suis pas grosse, mais juste voluptueuse. 
Je suis enceinte  et plantureuse ... 

Mon mari et moi avons 18 ans de vie commune, et j'aime à me dire que même enceinte, je reste désirable à ses yeux. J'aime son regard  aussi amoureux qu'au premier jour, quand je m'habille en mettant en valeur mes formes ou que je suis en sous vêtements qui n'ont rien à voir avec la culotte de Mémé Paulette,  ou le soutif effet gainant et peu appétissant  de Tati Josette...

Alors évidemment, quand je dis sexy, je ne pense pas à jouer façon 50 Nuances de Gray  avec des sous vêtements peu confortables, masques et foulards (quoique). Mais juste de rester désirable et bien dans son corps en acceptant ses formes épanouies.

Je n'ai malheureusement pas de conseil à donner, car c'est propre à chacune et très personnel. 

Et je me garderai bien de rentrer dans l'intimité, en prodiguant telle ou telle recommandation pour aider à rester une femme désirable. 

Ni le sport, ni les visites chez les coiffeurs, ou encore les épilations en série, ni feront rien , si on ne s'accepte pas avec un minimum de bienveillance et d'amour de soi. 

J'ai envie de rester sexy, parce que j'assume pleinement mon corps . Je trouve encore des vêtements à ma taille, de la lingerie jolie alors pourquoi me priver? ...

L'effet baleine échouée est souvent l'image que l'on a de soi , surtout en fin de grossesse ...

  
Cétacé dit la baleine, sois sexy pour toi même !
 



Et toi, penses-tu que l'on puisse rester "sexy"en étant enceinte?





Info: nuisette big size, trouvée chez TATI pour 4€ . Eh oui, nul besoin de se ruiner pour se sentir bien dans son corps ...


 



lundi 9 juillet 2018

Ose le yoga Baby Bump and Co : I did it !!!



Bouger enceinte et surtout en fin de grossesse est un défi pour moi.

J'ai participé  au challenge Ose le Yoga Baby Bump and Co, organisé par Maman Orange.
Et je l'ai fait entre la fin du  7 ème  mois et le début du 8 ème mois ...



J'ai fait une grosse séance par semaine avec toutes les postures, et de petites séances de méditation/yoga par jour depuis le sixième mois, avec les postures du jour au quotidien.

Mes journées sont ponctuées de contractions, et de cette petite chose que l'on appelle SCIATIQUE. Le yoga me permet de canaliser les douleurs, ou encore de m'en libérer totalement ...
En gros j'ai repris le yoga, vers le 6ème mois. Et depuis je me porte mieux !

Pourquoi pas avant ? 

Je ne sais pas vraiment, j'avais peur je pense,  de ne pas  y arriver.
Il fallait que je retrouve l'énergie perdue les premiers mois, la confiance en moi face à ma grosse prise de poids depuis le début de la grossesse.
J'avais aussi  besoin de canaliser mon énergie ,  et me recentrer sur moi-même .

J'ai sauté sur le challenge, et au fil des jours, il est devenu une évidence, un complément à ma sérénité et à mon besoin de me détendre.

Il m'a permis d'être en communion avec bébé. Et d'avoir un réel apaisement  après les séances.

J'ai vu dès la deuxième semaine, un  sérieux changement  quand je faisais mes positions.
Mon corps est devenu lourd, encore plus lourd, quasi 5 kg de pris en une semaine à ce moment là suite à l'augmentation des besoins en insuline... soit 30 kg de plus qu'en décembre.
Cette prise de poids,  me gène au quotidien, et m'entrave dans les mouvements.
Mais j'ai continué  de bouger mon corps, et j' en suis fière.

J'ai  fini mon challenge avec dix jours de retard, mais toujours avec la même motivation.
J'avoue que j'éprouve une grande satisfaction d'avoir eu d'une part le courage de filmer mes séances, mais aussi et surtout d'être allée jusqu'au bout.



Les postures de la première semaine 







Les postures de la seconde semaine   












Les postures de la troisième  et dernière semaine   










Et  tu sais quoi ? 

J'ai même fait 3 vidéos que tu peux retrouver sur ma chaîne Youtube 
 en cliquant sur le petit logo si dessous
https://www.youtube.com/channel/UCGSQgqv-B-F1htrB143DDug/featured?view_as=subscriber


D'ailleurs n"hésite pas à t'abonner à ma chaîne, cela fait toujours plaisir et surtout cela m'encourage à continuer que cela soi pour nos sorties, nos découvertes ou encore notre IEF... 

 

Pour en savoir plus sur Ariane alias Maman Orange, c'est par là :


ou sur Instagram @oseleyoga




samedi 7 juillet 2018

Ce septième mois qui est passé si vite...

Autant j'ai détesté le sixième mois, avec son lot de problèmes, et je l'ai trouvé long tellement long, entre tous les rendez-vous et les examens. Autant, ce septième mois est passé rapidement.

C'était hier que je  sortais du service de cardiologie pour une écho. 
C'était hier, que je vivais  l'enfer...
Mais aujourd'hui, tout va bien. Je suis sereine. Je sais où nous allons. 

J'organise doucement, mais sûrement mon hospitalisation. La reprise du yoga et la méditation m'a aidé . Cela m'a permis de prendre du recul, de prendre le temps de communiquer avec mon bébé. Je ne le faisais pas avant cela.
J'ai commencé à communiquer, et à jouer en tapotant sur mon ventre. A prendre chaque mouvement pour des "coucous" . 
A vivre en harmonie avec ce petit être qui ne demande qu'une chose, c'est d'être aimé.
Rassurez vous, je l'aime infiniment déjà. Mais à contrario de ses frères et sa soeur, je n'ai pas pris soin de prendre du temps pour nous, d'accepter ce petit miracle comme il se doit. 
Dans un mois, nous allons nous rencontrer, et cette grossesse se termine en douceur.
Parfois, les choses les plus simples prennent du temps. Pour moi, créer le lien avec cette petite vie en mois,  aura été difficile. Mon coeur de maman et de future maman était plein de questions.
La seule et unique qu'il reste aujourd'hui, c'est "quand"?
Quant va-t-on se rencontrer?

Je suis rentrée dans mon 8 ème mois le 4 juin. Il nous reste six semaines pour se préparer mutuellement à nous rencontrer. Ce qui était évidence pour Arthur Adam et Apolline, l'est enfin devenue et je suis pleinement heureuse .

J'ai l'impression que ce petit être qui remue des montagnes, déménage mes entrailles, ou encore tape à la porte quand les contractions s'accumulent, me réserve encore des surprises.

Lors de l'échographie du dernier trimestre, on a pu voir ses sourires, ses baillements, ses "duckface",  ses petites mains jolies et ses si grandes jambes. La ressemblance avec les autres, est tellement évidente. Et je sais que je peux oublier le naissance et le un mois...

Dans six semaines, j'aurai quatre enfants, et je suis partagée entre l'envie ,que le temps passe vite, 
et l'envie du temps suspendu, juste pour profiter encore un peu de cette dernière grossesse.  
Juste pour profiter à fond de ces quelques semaines de nous...

Porter la vie, est la plus belle chose qui soit, que cela soit la première, ou la dernière grossesse.


Un duckface ou un bisou envoyé... qui sait?...

samedi 16 juin 2018

Stérilisation, un choix à faire : mon choix

Je dois faire un choix. Ce choix, il y a deux ans, je n'étais pas prête à l'envisager, ni même à y penser.

Dans ma tête, j'étais encore infertile.
J'avais encore besoin de traitement, si j'avais envie de tomber enceinte.
J'avais encore besoin d'aide pour enfanter.

 J'entends encore la jolie phrase de mon gynécologue, quand je lui ai demandé une contraception:

"bénéfices risques avec vous, cela ne sert à rien, vous ne tomberez pas enceinte". 

J'ai ri  en pensant à lui, en découvrant mon test de grossesse, puis le second, puis le troisième juste pour vérifier. On ne sait jamais!

J'ai ri en voyant sa tête lors de l'écho des 12 sa. Qu'il a fait lui même, en s'excusant presque...

 Mon utérus si longtemps défaillant, ne l'est plus.  Et l'obstétricienne qui va me césariser me l'a confirmé:
"Maintenant , vous êtes fertile".

Il faut donc que je prenne la décision de risquer une cinquième grossesse, et une future cinquième césarienne, ou de mettre fin à mon désir de maternité.

En vrai, cette décision, je l'ai prise dès que j'ai su que j'étais enceinte.
Quarante et quatre enfants c'était trop pour moi.
C'était comme une claque de dame nature. La claque qui te retourne la tête, telle un tsunami.
Je n'étais pas prête à être "fertile", et encore moins enceinte ... 

J'ai longtemps rêvé d'une famille . Et j'ai cette chance immense, d'avoir mes rêves qui se sont réalisés. Ce n'est pas donné à tout le monde, je le sais.
Mais je n'ai plus envie d'être de risquer ma vie avec des grossesses pathologiques.
Ni de risquer des malformations ou risquer la vie d'un enfant qui n'est pas encore né. C'est une grande responsabilité qu'il faut assumer comme pour cette seconde malformation cardiaque à venir...

J'ai pris la décision de me faire ligaturer les trompes, durant ma césarienne. 

Ce n'est pas la plus facile des décisions que j'ai dû prendre.
Il a fallu que j'accepte d'avoir été infertile et surtout,  de ne plus l'être.
D'avoir laissé 8 ans de ma vie, à entendre "vous n'aurez jamais d'enfants".
D'avoir perdu un organe, mon pancréas, juste à cause de mon désir de maternité pendant un opération pour un bilan complet d'infertilité...
Et de ne plus avoir désirer . De ne plus vouloir d'enfant . Faire le deuil de la maternité...

Trois c'était bien, quatre ce sera parfait.  Mais Basta !

Il n'y aura ni cinquième, ni un autre enfant porté dans par mon utérus, qui n'est plus tout à fait défaillant, mais qui reste un petit farceur surprenant...

J'aime à me dire, que chaque chose à un sens . Et que cette grossesse devait être quoiqu'il arrive.
Que cet enfant doit être.Surtout vu le parcours compliqué qu'il a dû entreprendre pour arriver là...
Au départ, ils étaient deux, puis il était seul à l'issu du premier mois, ...

Mais ce sera la dernière grossesse . La der des der. Et je n'ai pas de regrets.

Je suis maman, et je suis une future maman  libre, d'avoir accepté de prendre cette décision.

C'est ce qui est étrange et, curieusement  tranquillisant. Je sais que mon choix est le bon.

Je reviendrais sur le sujet de la ligature des trompes, ou de la stérilisation, puis en profondeur.
Parce qu'il est intéressant d'aborder la stérilisation dans son intégralité , et pas seulement, dans son aspect personnel. Et surtout d'en connaitre les risques, les conséquences et surtout les possibilités.


C'est intime. Ce n'est pas tabou. C'est un choix: Mon choix de femme. Notre choix de couple.

Cette décision, je n'ai jamais cru devoir la prendre. Dans les plus intimes pensées personnelles, j'ai toujours été contre toute intervention de ce style, pour moi. D'ailleurs, je pense que je le suis encore.
Mais la réalité se rappelle à moi, elle jongle avec le temps, la vie, et la santé.

Alors ce choix, est pris.
Ce choix, je le fais en toute connaissance et en toute harmonie avec moi-même.
Et ce choix, il faut que je le confirme par écrit en signant, ce document déjà rempli par mon obstétricienne  ...



jeudi 24 mai 2018

Mon 5 ème mois de grossesse, placé sous le signe du STRESS.

Et voilà, je suis enfin dans la dernière ligne droite. Ou plutôt déjà au début de mon sixième mois.
Déjà six mois ...

Ce 5ème mois, a été stressant, voir  terriblement angoissant. Il a nécessité que je me recentre sur l'essentiel, et que je prenne soin de moi et des miens.

Mais on a découvert sa jolie bouille avec les trois échographies que j'ai passé.
Et c'est ce qu'il restera de positif .

Trois sinon rien !

Et j'avoue que les deux dernières ont été faites dans l'urgence.
Une petite anomalie cardiaque découverte, lors de la seconde échographie "officielle".
Et branlebas de combat, direction l'hopital, et rendez vous avec une super cardio pédiatre. .

Rendez vous en urgence, visite chez le cardio pédiatre, et  re-échographie de  référence.

Pendant ce moment difficile, on a vu avec Cher et tendre, notre "trouillomètre" monter à vitesse
grand V. Chacun de nous réagissant à notre façon.
Et heureusement, dans ce moment là, il était en vacances, car sinon, je ne sais pas comment j'aurai pu réagir ou même tenir en gérant les enfants, le quotidien et le stress de cette découverte. J'avoue aussi que sur Facebook, j'ai eu une aide précieuse, et un soutien immense. Je n'ai pas assez de remerciements. Et je suis consciente de ma chance, de notre chance.

 La cardio pédiatre a été rassurante. Nous sommes en terrain connu, avec la petite malformation de Adam que l'on met sur le compte de mon diabète, mais qui est surement génétique, car mon Papi
en souffrait aussi. Donc, la pression est descendue et le stress aussi.
A suivre ...

La seconde échographie de référence, a montré que tout allait bien. Et nous avons découvert "enfin", sa jolie frimousse.Les autres échographies étaient de piètre  qualité. Là, j'ai son visage, son petit nez retroussé, et même un sourire...

30 centimètre, et 680g de pur bonheur à ce moment là.

Des orteils aux phalanges, de la longueur des tibias à la longueur de son petit nez, tout à été observé.
Et au final, loin d'être dans les courbes hautes à "cause" de mon diabète, bébé, suit son évolution "normale" et reste dans les courbes moyennes. L'expérience des trois précédents "macrosomes" montre qu'ils commencent à  sortir des courbes à la fin du sixième mois, donc là aussi à suivre.

Jusqu'au quatrième mois, je ne le sentais pas, ou quasi pas. Ce bébé se faisait discret. C'est bien fini. Mon ventre sert de trampoline, et du haut en bas, de bas en haut, des petits coups , aux grands coups rythment mes journées (et mes nuits). Je remarque, quand même de longues phases sans mouvements, surtout le matin, et la première partie de soirée. Au départ, je m'inquiétais, la peur d'être en hypo, en hyper... Bref, que mon diabète l'impacte d'une façon ou d'une autre . Adam était impacté par mes hypoglycémies, qui le faisaient dormir.


Côté maman :

J'ai perdu 2 kilos, sur les 20 pris entre le 23 décembre, et le mois d'avril.Repris rapidement bien sur ! Merci changement d'insuline et augmentation des besoins. Mes glycémies sont toujours instables, mais il y a du mieux. Alors croisons pour que cela reste ainsi, ou que cela s'améliore.Enfin de toute façon, j'ai arrêté de m'en faire de ce côté là, car à force de me tester je n'avais plus de doigts.
A force de stresser, cela devenait angoissant et culpabilisant ...

La fatigue a pris le relais à l'énergie débordante . En alternance avec l'activité physique intense que procure le ménage, le jardinage et l'occupation de la marmaille .
J'ai des phases de siestes forcées par la fatigue.J'appelle cela des black out.
Je suis sur le canapé, je m'endors, mais j'entends tout. C'est juste mon corps qui dit STOP.
Je prends des vitamines , qui m'aident à me sentir plus en forme dans mes rêves.

Tout "roule" pour l'instant, et moi aussi...
Mon ventre a pris une place importante. Et impossible de ne pas voir que je suis enceinte.
Même si j'ai eu droit à entendre une réflexion guère sympathique lors de courses, où une nana a dit à son conjoint, qu'elle avait tout vu à Bordeaux, en me pointant du menton et rajoutant: 
" voilà, un gros rôti à rayures".
Je portais donc ma robe marinière et mon ventre tend le tissus je n'y peux rien . Je trouvais qu'elle m'allait bien justement. Sur le moment, j'ai été malheureuse. Plus touchée par la méchanceté que par les mots. Mais après tout, je suis comme je suis et je n'y peux rien. Je n'ai pas demandé à reprendre mes 20 kilos sur les 26, difficilement perdus en une année.  Et j'assume le fait que je sois un vrai ballon de baudruche.

 Ronde, ou pas, je suis enceinte ! 

Et maintenant que je suis à mon premier palier,celui des 24 sa passé (24, 27, 32, 34 SA), je peux enfin me projeter, choisir un prénom, préparer son petit coin, et commencer à tricoter...
Enfin, quand nous serons d'accord avec Cher et tendre. Et en vrai, tricoter avec trois enfants, c'est comme passer l'aspirateur derrière un enfant qui mange une biscotte, tu commences, mais tu ne sais pas où et quand ce sera terminé.

Merci 6ème mois, que j'espère plus serein, de me donner un peu plus de force, un peu plus de motivation, un peu moins de nausées, de dégouts ou alors de peurs de ne pas être à la hauteur.
 Merci surtout de remplir mon visage de cernes, de boutons, et ma peau d'une pilosité énervante que je n'arrive pas à maitriser.
 Bon, le gros plus, ce sont quand même, les cheveux. Ils sont beaux, ils brillent, ils sont doux, ils sentent bons (merci les soins) . Mais je sais que 3 mois après la césarienne, je les perdrais, ils deviendront filasses, molasses, et ternes. Et que je serais dégoûtée ...

 Grossesse à continuer de  suivre...




mardi 24 avril 2018

Bienvenue Baby Royal, bravo Madame La Duchesse

A peine le Baby Royal, troisième du nom, est-il né, que la Duchesse s'est fait la belle en faisant la belle .

Juste magnifique, dans une robe rouge divine avec son col claudine, des escarpins gracieux aux pieds, la chevelure au vent, dans un impeccable brushing, et un visage radieux de Madone.

Impossible d'imaginer qu'elle vient de donner naissance à un des plus gros "Baby" Royal depuis 100 ans.
Et pourtant ce joli poupon fait 3kg8.

Elle a donc donné naissance  à son fils, et est sortie quelques heures après sourire aux lèvres, teint frais et visage d'une jeune fille.


Et je dis BRAVO , Madame la Duchesse !



Merci, par votre beauté, et votre grâce, vous nous mettez des complexes à nous pauvres femmes normales, incapables d'accoucher d'un presque 4 kilos, sans être à bout de forces, et physiquement marquées...
Et je ne parle pas des césariennes...

Mais je vais être honnête, sans aucune "jalousie" et sans "critique",  juste être honnête . Parce que finalement, on pourrait croire que je suis légèrement jalouse. Mais queneni. Juste un peu agacée parce que même en priant toutes les divinités de la beauté de la nativité ou peut importe, jamais je ne pourrais être aussi jolie , fraîche, gracieuse, et debout !

Et pour preuve, ma tête à moi, le lendemain de la naissance de mes enfants :

Mon Arthur le lendemain matin de sa naissance 18 Juillet 2011


 Mon Adam le lendemain de sa naissance le 29 novembre 2013


 Apolline Ma princesse, le lendemain de sa naissance , le 29 Août 2016

 Donc, mon teint jaunâtre, et mes yeux noircis ont la part belle . Je ne parle pas tenue ni pyjama alors encore moins de sortie que j'ai fait quasi pour les deux premiers en jogging extra confort, et pour Apolline en pantalon ultra large...

Elle a mis la totalité des femmes enceintes en émoi, juste par sa beauté et sa fraicheur.
Elle est juste incroyable. Et elle force l'admiration.

J'avoue que je rêve de sortir de la maternité ainsi.

Et d'ailleurs pourquoi pas?
Et si du haut de mon mètre soixante cinquante sept,  de ma taille big size,  je relevais ce challenge là ... ?!

Bon ok, je me prends pour une duchesse, et alors? 

Du coup, dans ma wish list valise maternité, je mets : une robe rouge des escarpins pour mes boudins de doigts de pieds, du maquillage cache misère, et surtout  du shampoing sec, avec mon fer à cheveux.
 
Voilà, je relève le challenge, et je vais préparer ma sortie telle une Reine, habillée, coiffée  et chaussée. Folle que je suis !

Me reste plus à qu'à me coudre ma petite robe rouge  (car trouver risque d'être compliqué). A trouver des escarpins dans lesquels je rentre (impossible c'est certain), les tongs, n'iront pas forcément avec le col claudine, n'est-il pas?!

Allé rendez vous en Août pour le résultat, non garanti .

Et au finish, je n'aurai pas parlé de ce petit Baby Royal, qui est tout aussi beau que son frère et sa soeur.

mercredi 11 avril 2018

Mon quatrième mois de grossesse, où comment faire l'autruche et ne pas (trop) flipper...

Le quatrième mois de grossesse, c'est un peu le moment de répit tant attendu.
Les nausées s'estompent, les cheveux deviennent beaux (très important), le teint reprend une couleur rosée, alors que jusque là, le grisâtre était la couleur qu'il fallait assortir aux tenues. On se sent redevenir femme . En gros le quatrième mois, c'est celui du renouveau et du bien être.
Le ventre commence à pointer, le petit être s'agite, et des petits coups se font sentir.
On prend conscience que cela devient du sérieux, qu'un mini nous sera bientôt là.
On commence à rechercher des prénoms.
Bien souvent, c'est le moment où l'on découvre le sexe de l'enfant.

De ce quatrième mois,  hormis les cheveux, (que je maltraite en les lavant au savon de Marseille),
 je n'ai pas  vu beaucoup d'améliorations dans mon état, enfin sauf pour les nausées.
Mon ventre est énorme, ma poitrine ultra lourde.
Je fais pipi 6 fois par nuits.
J'ai mal aux jambes quand je marche .
J'ai déjà une sciatique qui me fait souffrir. 
Ma prise de poids est exponentielle et mes glycémies pourries.

En gros, la loose !
Mais qui a inventé cette histoire d'amélioration de l'état de grossesse après le troisième mois?
C'est un fake, un mensonge, une bêtise, c'est certain. 

Ce mois-ci, j'ai eu un rendez vous au tout début avec l'espoir de pouvoir accoucher dans la maternité de mon choix, mais j'ai dû me rabattre sur la deuxième option. Celle qui me terrifie de plus en plus, surtout depuis qu'on approche de l'échéance Je n'ai pas de rendez vous avant le mois de mai, donc pas de suivi jusque là. Et cela ne me dérange pas le moins du monde. Mais j'ai peur pour le jour J du rendez vous, de ne pas pouvoir passer la porte.
J'avais dit "plus jamais" et là, je n'ai pas le choix .

Pour palier le manque de suivi, qui m'inquiétait un chouilla quand même,  j'ai rencontré une sage femme échographe dans le privé. Elle a fait mon écho et nous avons vu que tout allait bien pour bébé. Pour moi c'est le principal.

En vrai ce quatrième mois, a amené une source de stress supplémentaire, qui vient s'ajouter à mon diabète. Puisque le placenta n'est pas à la bonne place et surtout qu'il est collé à la cicatrice de la césarienne. Ce qui par la suite va provoquer de gros soucis. Mais pour l'instant un pas après l'autre.
Je fais l'autruche depuis quinze jours. Je fais "comme si". J'ai fait l'erreur d'aller voir quelques articles qui parlent du sujet, de lire des témoignages, et de me rendre compte, que ce n'était pas un petit soucis. Note à moi-même : NE PLUS ALLER CONSULTER SUR LE NET ...
Bon en vrai, elle m'a expliqué ce que je risquais. Au mieux perdre mon utérus et au pire...
Pour le pire, j'ai mis un petit mouchoir dessus, comme cela je peux vivre au quotidien, en y pensant deux à trois fois par jour, et non toute la journée.

Contrairement à mes autres grossesses, j'ai beaucoup de mal avec celle ci.
Est ce parce que c'est une grossesse surprise, avec son package "2 au départ, et un seul à l'arrivée"?
Je ne sais pas.
Mais je ne l'appréhende pas de la même façon. Elle est désirée, aimée choyée, mais bordel, que je n'aime pas être enceinte cette fois. Si l'homme pouvait porter cet enfant, je serai heureuse.
En plus cela lui montrerait combien c'est compliqué de tout gérer ...

Après 8 ans d'infertilité ai-je le droit de parler ainsi?

Je pense que oui. Quatre grossesses en moins de six ans, c'est assez usant et fatiguant.
Être enceinte, et ne pas vivre une énième grossesse sereinement, c'est psychiquement et physiquement compliqué. S'il y a des psy dans la place, n'hésitez pas, j'en ai besoin...
Mais non ça va je gère ou pas...

En tout cas, la sage femme et moi même, n'oublierons pas cette écho de si tôt. Bébé ayant fait un doigt d'honneur au moment où elle appuyait un peu fort, pour vérifier son petit coeur. Tellement surprise, qu'elle n'a pas pris de photo quel dommage !
J'étais partagée entre hilarité et désespoir.
Après Adam qui levait le bras pour dire "stop" pas d'écho au gynéco en se tournant pour montrer son fessard. Cet enfant a décidé de faire comme son ainé, et de se faire remarquer. Cela promet !


Faites des gosses ...




jeudi 15 mars 2018

Les nausées, ce petit mal de grossesse



Aujourd'hui, je vais parler nausées. Oui, ce petit désagrément, que je n'avais jamais eu pour mes précédentes grossesses.
Ce petit truc, qui te donne l'air de sortir d'un film d'horreur avec une tête à faire peur...

J'avais entendu que la grossesse allait avec cet état de délabrement total. Jamais je n'aurai pensé tomber si bas. Et quand je dis si bas, c'est la tête dans la cuvette des toilettes, et refus de sentir n'importe quelle odeur de nourriture...

Cela a commencé par quelques dégoûts avant le test de grossesse. Que je mettais sur le compte soit de mes hypers, soit des repas trop copieux de cher et tendre. Genre rien de bien méchant, surtout que Arthur nous a fait une gastro ...
Puis la première vraie nausée est arrivée le soir de Noël vers 17 h. Là, j'ai compris que j'allais déguster pendant 3 mois au mieux, et toute la grossesse au pire...

S'est alternées les nausées du matin et celles du soir. La pire, celle de 17 heures, où j'avais juste envie de me coucher et de me réveiller vers le 4 ème mois ou carrément à la fin de la grossesse...

J'ai essayé les remèdes miracles, et le seul qui me soulageait c'est le jus de citron. Curieusement au plus il était acide, au plus ma nausée diminuait. Je crois que j'ai dû passer 2 kgs par semaine, jusqu'à la 13 ème semaine de grossesse.  Parfois j'y ajoutais du gingembre et là aussi, au plus c'était piquant au plus cela me faisait du bien.
Mais mon grand ami, c'est le NUX VOMICA... oui oui, l'homéopathie qui m'a psychologiquement soulagée.. 

Avec les nausées, j'ai pris conscience de ce que mes copines me racontaient, et que je ne connaissais pas. J'ai eu pitié de cette pauvre Kate, tu sais la Duchesse de Cambridge qui elle, avait une forme sévère. Bref, je l'imaginais bassine à la main, entre deux tasses de thé, et tête dans les cuvettes à chaque diner. Et j'avais vraiment de la peine pour ses jolies tenues...

Bref, la nausée c'est la loose. Et je suis heureuse de n'avoir connu ce mal de grossesse, que pour la quatrième. Mais franchement, Dame Nature continue ses bonnes blagues... et j'ai peur de ce qu'elle me réserve en vrai pour la suite.

Et comme me l'a souligné mon Cher et tendre:
 "une grossesse surprise, une grossesse normale, une grossesse avec tout le package c'est normal ! "

En vrai, il se moquait de moi. Et moi à chaque fois, je lui souhaitais la pire gastro de la terre. Oui je suis mauvaise, vraiment diabolique (mes hormones parlent pour moi).
Mais je n'ai pas été exaucée. Du moins pour l'instant...

Puis parait-il dans cet article du Figaro, que les nausées sont souvent bon signe : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/09/27/25447-nausees-grossesse-sont-souvent-bon-signe

Ce qui a de bien, c'est qu'avec la fin du premier trimestre, la vie redevient belle, et on sort enfin la tête de la cuvette...

(ou pas, car j'ai toujours des nausées)...



Images :
https://pixabay.com
https://www.realite-virtuelle.com/nausees-realite-virtuelle-cybermaladie-1611

mercredi 14 mars 2018

J'ai lu (enfin) : Journal de moi enceinte !


Il aura fallu la quatrième grossesse surprise, pour que je m'achète le livre de Muriel Ighmouracène alias  Mère Bordel.

Quel sacrilège de ne pas l'avoir fait avant.  J'ai beau être passée par là 3 fois. J'ai quand même appris pas mal de choses, me suis bien marrée, et me voilà parée pour affronter cette nouvelle grossesse, comme une princesse, avec son lot de petits désagréments comme le + 4 kilos en 4 jours  ou d'apprendre que les enfants, ce n'est pas facile tous les jours (je le sais, mais j'avais besoin de lire  l'histoire de l'infirmière du labo pour le confirmer).

Au delà du livre en lui même et de la grossesse vécue par Muriel, c'est toutes ces petites choses auxquelles on s'identifie. Et moi ce que je trouve top, c'est d'avoir tous ces jolis messages pour accompagner  le planning comme les recommandations sur l'alimentation, puis
" comme je suis enceinte, je ne me refuse rien"...et les conseils pratiques comme l'envoi de la déclaration de grossesse en temps et  heure.

Je crois que ce que j'ai le plus apprécié, ce sont les 10 commandements de la femme enceinte.

Non en vrai j'ai tout aimé, J'ai littéralement dévoré le livre sur ma tablette (format Kindle pour moi) . Du moment où je l'ai acheté, j'ai installé l'appli sur le téléphone, et hop, j'ai lu et relu, suis revenue sur certaines pages, partout où j'étais dès que je l'ai eu le 23 décembre. Pour terminer le 25 en ayant quasi tous listé ce que j'avais à faire. Et depuis il m'accompagne .

En vrai, je rêvais de ce livre quand j'étais enceinte d'Arthur en 2012 (date de sa sortie) et que je ne
le trouvais pas au fin fond du Béarn.  Bien sûr, j'ai lu d'autres  livres sur la grossesse.
Et j'avais déjà dévoré son blog avant.
Je n'avais pas encore le déclic des livres numériques, cela a bien changé depuis, une sombre
histoire de mûrs que l'on ne peut pas déplacer pour créer des étagères supplémentaires.

Là,  je suis heureuse d'avoir réalisé l'un de mes désirs de grossesse. Bon avec 5 ans presque 6 de retard. Mais j'ai décidé de me faire plaisir pour cette grossesse et de faire tout ce que je n'ai pas fait pour les autres.

Merci Muriel pour ton ouvrage. Il m'a fait prendre conscience que j'étais Mère  et que j'allais le redevenir pour la quatrième fois BORDEL !


Pour en savoir plus

Le blog de Muriel : http://www.maispourquoijedeviensmerebordel.fr/
Son livre sur Amazon : http://amzn.to/2tBNr62
Tous ses livres sur Amazon :http://amzn.to/2p9rbuH



mardi 13 mars 2018

De la souffrance émotionnelle, à la résilience , il n'y a qu'un pas ...


Vendredi dernier, j'ai eu un rendez vous dans une nouvelle maternité à Bordeaux. Maternité de niveau 2, avec plateau de réanimation etc... Une maternité, qui aurait pu m'accueillir, et accueillir en toute bienveillance notre petit quatrième surprise.
J'étais folle d'espoir.
J'y croyais dur comme fer. Je ne voulais absolument penser que ce ne serait pas possible.

Ce rendez vous et ce premier entretien, s'est terminé avec des larmes. Des larmes jusqu'au soir, qui ne voulaient plus s'arrêter de couler. Les mots prononcés ont été difficiles.
Difficiles à accepter et à entendre.
Le médecin qui m'a reçu toujours sur un ton égal à la limite de la douceur, a eu des mots qui ont réveillé mes maux et souffrances de ma dernière césarienne. Et ne m'a pas rassurée sur le suivi, ou l'accompagnement, ni sur l'issue ou non dans la maternité de ma grossesse. En gros , je peux être envoyée à tout moment dans la maternité où je ne veux absolument pas accoucher. Dans le CHU, inhumain où Apolline a fait son entrée dans la vie. Où nous avons été si mal traité.

J'ai compris lors de cet entretien que de toute façon, ce n'était pas la peine de continuer à me
voiler la face.
Être diabétique, obèse et enceinte, qui plus est d'un quatrième, c'est une hérésie, un non sens, une folie.

Ma folie je l'accepte. J'accepte les conséquences. Je suis adulte. Je suis une grande fille. Je ne suis pas une jeune primi qui ne sait pas où elle s'embarque. J'ai vécu 3 grossesses difficiles, et 3 naissances différentes. Et pourtant, ce petit bout de femme, ce médecin, de 10 ans ma cadette,  a su me remuer comme jamais. Je n'avais pas versé autant de larmes depuis mon séjour.
Les mots durs en sens m'ont percuté d'un coup sec.
J'ai donc pris la décision de ne pas être suivie là bas.
De toute façon, la confiance été perdue dès que certaines paroles peu empathiques ont été prononcées. 
J'ai mis un mouchoir sur ma peur, mon angoisse et ma colère, pour me résigner à devoir aller au CHU Pellegrin. Y faire naître mon enfant. Souffrir et le voir souffrir . Subir et pleurer encore après.

Je me prépare donc,à donner à mon futur médecin, que j'ai choisi plus âgé ne voulant pas de trentenaire odieuse et sans bienveillance, qui sait tout sur le diabète  ou qui n'écoute pas,
un projet de grossesse et un projet de naissance.
Un projet de grossesse, qui se devra être le suivi de madame tout le monde. Avec un minimum d'examens ou de prises de sang. Un projet de grossesse, sans chantage, sans menaces, sans agressivité et sans jugement.  Et surtout sans jugement !  Parce que franchement, j'ai donné ici à Bordeaux. Comme si tous les médecins étaient fait dans le même moule, où on apprend à ne surtout pas
être empathique et respectueux du passé des patients, ou même respecter leurs choix.

Je ne la vois pas avant le mois de mai. 2 mois sans suivi, car il  n'y avait pas de place. 2 mois  finalement qui vont me permettre de me préparer psychologiquement à devoir justifier mes glycémies, les kilos pris que je ne maîtrise pas, les écho supplémentaires que je ne ferai pas, et surtout à affirmer ma position de future maman, qui souhaite qu'on lui foute la paix. Parce qu'en vrai, j'en ai soupé des grossesses patho, qui ne le sont que de nom, ou des suivis foireux. Pour Apolline, j'avais déjà mis une distance avec ce type de suivi. Pas par choix, mais juste par difficulté de trouver un médecin à plus de 7 mois de grossesse qui veuille me suivre. Alors là, je décide !

De ma souffrance émotionnelle à la résilience, il n'y a qu'un pas. Un sacré pas. Un immense pas.
Et ce pas, a été difficile à faire. Mais je l'ai fait !  Et mon homme est rassuré.

Je sais ce qui m'attend, je sais ce que je pourrai subir, et je le refuse. Mais je le sais et je saurai le dénoncer .
Je pense que cette résilience, va avec la sécurité et surtout l'absence d'alternative au suivi que je pourrais avoir ailleurs.
 Je suis réaliste, faire 200 km une fois par mois, jusqu'à la fin de ma grossesse ce n'est pas possible. Je ne peux pas non plus l'imposer à mon mari ou à mes enfants. Et je sais d'expérience que les contractions arrivent vers les 24/26 semaines et qu'il me faut éviter la voiture .

Alors je me résigne à contre coeur, la peur au ventre, l'angoisse et l'incertitude de devoir pleurer encore et encore. En priant pour que pour cette fois, je puisse échapper à la violence obstétricale..

J'ai fait un choix de raison, qui en vrai s'impose à moi sans que je puisse y faire quoique ce soit.
Ce choix n'est pas MON choix, je n'ai pas envie de me battre pour trouver le lieu où de toute façon, je ne pourrais pas accoucher, où les risques de transfert de l'enfant seront plus important voir à 100%. J'ai perdu l'espoir de pouvoir mettre au monde mon enfant, dans un lieu bienveillant.

Je peux travailler sur moi, et arriver à accepter ce que je m'étais jurée de ne jamais revivre, de ne jamais y retourner.  Mais il ne faut pas dire "fontaine, je ne boirai jamais de ton eau"...


 Image gratuite ici





lundi 26 février 2018

40 ans et quatre enfants...

Voilà, nous y sommes, j'ai 40 ans. Je suis officiellement une quadra. 

Cette année sera pour moi, une année particulière.


Depuis le 23 décembre dernier, j'ai appris qu'une nouvelle vie  s'était logée au chaud.

Donc, j'ai 40 ans et bientôt 4 enfants. 
Quel beau cadeau! 

Moi qui avait dit Adieu à la maternité et  à la grossesse avec mon ôde à mon utérus.
Que je disais vaillant, et a qui je permettais de se reposer à la naissance de ma douce Apolline.
Moi qui n'avait jamais connu de grossesse  autre que médicalisée par la PMA. Je me suis trouvée démunie devant ce joli test de grossesse, qui pour une fois avait fonctionné. Alors que pendant 8 ans, seules les prises de sangs permettaient ou non de savoir ...

J'ai toujours dit que non, je n'aurai pas d'enfant à 40 ans. Ma mère s'en est moqué en apprenant ma grossesse.  C'était ma DEADLINE, mon crédo, mon ambition. Mais pour rien au monde , je n'aurai voulu m'en "débarrasser" comme me l'a invité à faire la jeune gynéco qui m'a suivi en décembre.

Pour tout dire, ils étaient deux. Passée la surprise, nous avons appris un mois plus tard qu'un des deux avait cessé de se développer. Ce fut un "ouf" de soulagement , même si cette petite vie avait décidé de s'éteindre. Nous ne nous sentions pas la capacité de gérer 2 enfants, enfin 5 en vrai.
Et avec la quarantaine, il y a tellement de choses qui changent. Cette grossesse est si compliquée que j'avais peur... Alors j'ai un pincement au coeur car c'est une partie de nous qui s'en est allée...
Mais un seul, c'est merveilleux déjà. Et ce petit être est déjà un warrior.
D'une trompe pliée, il a dû parcourir un chemin long et difficile avant d'arriver bien au chaud.
Discret tous le mois de décembre, je me débattais avec mes glycémies moisies, et mes hypers en continue sans savoir une seule seconde qu'il ou elle, était déjà là. Enfin qu'ils étaient là ...

J'ai fait un test comme ça. Genre, pour éliminer une cause possible à mes hypers. Sans conviction.
Mais avant même la fin du délai, il a viré immédiatement aux deux barres.
 Et là le monde s'est écroulé. Non en vrai j'ai ri pendant un moment seule dans ma salle de bain, comme aspirée par un gouffre sous mes pieds.Je me sentais dupée par Dame Nature.

Comment après 8 ans de PMA, un gynéco m'ayant dit qu'il y avait aucune chance de  tomber enceinte vu mon passé l'an dernier, vu l'état de mon unique ovaire multi polykystique, ainsi qu'un allaitement encore intense avec ma fille. Qui avait dit "bénéfice/risque  pas de contraception de toute façon vous ne risquez rien... "

COMMENT alors ???? 
Je ne sais pas... 
Je ne sais toujours pas... 
Ma perte de poids peut être... 

Alors je reviendrai prochainement sur l'annonce à papa, sur mes 3 mois de grossesse , ma découverte de ce qu'on appelle "nausées",et sur ce que cela implique en vrai. Et pourquoi j'ai tardé pour en parler.

Pour l'instant, je savoure mon plus beau cadeau. Celui de la vie qui est plus forte que tout.

Et je glousse avec Dame Nature pour sa bonne blague.Tout en riant de ces médecins qui pendant une partie de ma vingtaine et une partie de ma trentaine, n'ont eu de cesse de me dire:

 "vous n'aurez jamais d'enfants..." 


Quelle bonne blague, NON?!


40 ans et 4 enfants, ça sonne plutôt bien. Et ce chiffre 4, je le trouve aussi beau que le chiffre 3 où hier encore je pouvais dire, 39 ans et 3 enfants...

mercredi 24 janvier 2018

La violence obstétricale: un sujet tabou?! ...



Je lisais l'autre jour l'article  sur le blog de Quatre Enfants. Où, j'ai découvert que l'on a un
parcours un peu similaire, sur certains points. Cet article, j'aurai pu l'écrire. Il est au fond de mes tripes,avec toutes ces petites phrases assassines, de méchanceté verbale, et d'erreurs .
J'ai pleuré des litres, et des litres de larmes depuis avril 2003.

Il y a eu cette "spécialiste" de la fertilité dans son cabinet privé, qui m'a dit pour la toute première fois "vous n'aurez jamais d'enfants".  Cette petite phrase entendue bien souvent avait fait de moi une fleur sans fruit.Et pourtant, si elle s'était donné juste la peine de me laisser de l'espoir...

Il y a eu tous ces gynéco qui me voyant ronde,  le cul à l'air, les pieds dans les étriers me dire, que mon gras faisait obstacle à l'écho pour voir mes organes,  que la sonde était plus indiquée. Je l'ai accepté. Il y a eu  des gestes violents avec cette sonde. Avec les "on voit rien avec cette paroi et votre gras" . Enfonçant plus violemment l'objet douloureux.
Moment douloureux et violent, où on serre les dents puis on attend que ça passe.

Les "perdez du poids" , les "on fait pas d'enfants quand on est ronde", ''pas de traitement, si vous ne perdez pas de poids" .
Alors que nous entrions dans un parcours du combattant, pour essayer de faire un enfant avec la PMA.

Il y a eu la septicémie. Celle qui allait changer ma vie à jamais.  Cette petite coelio pour bilan d'infertilité, où un stérilisateur en panne, a donné  quasi 3 mois d'hospitalisation.
Je me souviens de la visite du chirurgien, qui m'avait dit  :
"on peut rien faire pour vous, maintenant , vous ne rentrez plus dans les protocoles FIV. " 
Il était là, souriant, pendant que moi je venais de perdre mon pancréas, une partie de mon foie et presque ma vie avec une embolie pulmonaire. Il était là, brisant ainsi tous mes jolis rêves de maternité...

Puis il y a eu lui. Lui ce grand docteur, qui a permis que je puisse porter la vie.
D'une phrase libérant mes angoisses, "on sait aider les femmes à faire des enfants, je vais vous aider".Lui, il a sauvé ma vie.

Tous ces maux, n'étaient rien, en comparaison de ce que j'allais vivre DURANT mes grossesses. Parce qu'une fois enceinte, le fait d'être obèse et diabétique, était considéré comme le mal absolu. Quand on a relancé le 2 eme en route, c'était un sacrilège.
Entre les "on ne fait pas d'enfants quand on est  obèse et diabétique" . "c'est désiré?" parlant de la grossesse 1 ou 2 ou 3.  . La diabéto de la maternité de Bayonne , qui devant mon mari, a dit "vous allez griller le cerveaux de votre fils madame", récidivé avec une autre diabéto à Libourne pour Apolline.Et moi pleurant comme une madeleine à chaque fois.
Culpabilisant à un point inimaginable d'être si grosse, et si diabétique.

J'avais l'impression, d'être torturée par un corps médical qui n'avait aucune bienveillance. 

Il y a eu l'hospitalisation de force pour la grossesse de Adam. Arrivée à 35 sa et je suis sortie avec mon fils dans les bras 3 semaines plus tard...
Cette hospitalisation était accompagnée d'un odieux chantage : " si vous ne rentrez pas en hospitalisation aujourd'hui, (alors que Adam et moi allions bien), vous n'aurez plus d'obstétricien, ni de maternité".
35 sa, j'étais à bout de nerfs, je n'arrivais pas à imaginer ma vie sans mon fils Arthur pendant les semaines qui restaient. Et je n'ai jamais accepté ce  chantage.
Détestant à mort ces gens et les maudissant dans ma tête sur 10 générations bien sur.
Mais la gynéco a su faire de la naissance de mon fils un doux moment.
Alors je lui ai enlevé quelques générations maudites , mais pas toutes...

Puis la violence physique a été tout aussi présente. Les intrusions pour contrôle de col à tout moment (j'étais là car diabètique, pas en travail). Les parties intimes à l'air devant 2 ou 3 personnes que je n'avais pas vu avant, qui venaient "apprendre" sans se nommer...

Les repas qui m'affamaient, car j'étais "diabétique". Je ne me piquais plus, tellement j'étais basse.
Et quand je leur disais, que ça n'allait pas, on me répondait "c'est comme ça , on ne mange rien quand on est diabétique".

Et j'ai mis des petits mouchoirs sur tellement de vilaines choses et tellement de rêves. Comme accoucher "normalement" sans césarienne imposée car obèse et diabétique .

 Je crois que pour la dernière grossesse, j'ai eu" pire "que pour toutes les autres réunies.
Et je ne parle pas de mon arrivée où la gynéco m'a quasi insulté.
Ou encore, du "on revient dans un quart d'heure", à 11h et où je n'ai vu personne avant 17 h.
Me laissant avec mes contractions douloureuses, ma fatigue, et mon agacement d'avoir pour tout ressucrage un yaourt et des sucrettes.Passer de 1 à dilatation complète, seule dans ma chambre.
J'ai dû descendre en catastrophe en salle de naissance, puis au bloc sans un mot, avec mes angoisses, mon stress, et mes douleurs...

J'étais là, après 24 h de contractions, à dilatation complète, nue, installée sur le bord de la table d'opération,  avec l'interne en anesthésie, qui tentait pour la énième fois de piquer mon dos, et de me faire cette foutue rachis/péri (les deux, car je suis résistante aux anesthésies).  Hurlant qu'il me faisait mal. les "ne bougez plus sinon", systématiquement accompagnées de  douleurs horribles, des décharges électrique dans la jambe gauche... Pleurant, dégoulinant de morve, observée par 10 personnes, masquées bras gantés ,et qui n'ont jamais eu l'idée une seconde de me tendre un mouchoir. Je me souviens d'avoir prié que mon calvaire s'arrête, d'avoir voulu mourir à force de souffrance.
 25 minutes plus tard, sa "chef" me sermonnant sur mon côté "douillette" après 17 essais,
y est arrivée d'un seul coup elle, et sans souffrance.
Puis on m'a demandé de me positionner au milieu de la table. Sans aide bien sur, alors que je suis paralysée par la rachi/péri et toujours morveuse dégoulinante.  J'ai rampé à la force de mes bras, ronde, douloureuse, humiliée, pour me placer comme je pouvais. Jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger du tout. Je revois ces paires d'yeux silencieuses, qui n'avaient même pas la gentillesse d'un "on peut vous aider madame" trop occupés à discuter entre eux, à me fixer, et surtout à rester stériles. J'ai vraiment eu l'impression horrible d'être un horrible numéro de cirque que l'on regarde, d'être la femme barbue, le monstre marin ...

J'entends encore la gynéco, qui m'avait claqué qu'elle en savait plus que moi sur le diabète, quand
je lui disait que 1.40 de glycémie, après 24h de contractions, c'était normal....
 Me dire "le liquide est teinté, c'est a cause de votre diabète" que j'ai failli tuer ma fille.
Alors qu'en vrai,c'était LE jour de ma fille.  Et par deux fois ils avaient essayé d'arrêter les contractions avec des piqûres douloureuses.

Alors que je lui disais de faire attention de recoudre droit, et de ne pas me faire le sourire du Joker dans Batman comme lors de ma première césarienne en urgence. Rectifiée par lors de ma précédente césarienne.. Je me retrouve de son côté avec une partie tombante, douloureuse créant un bourrelet que je n'avais jamais eu avant. J'ai appris dernièrement que mon unique trompe avait été pliée sous l'utérus, par erreur, ou volontairement avec peut être pour but une pseudo stérilisation ...
Combien de douleurs j'ai pu avoir à ce niveau. A ne pas pouvoir marcher plus de 5 minutes...
Le gynécologue post op, m'avait dit "c'est normal madame, avec 3 césariennes c'est plus difficile de se remettre".

Cette intervention, n'a rien eu de facile. Ni le avant,ni le pendant, ni le après. Cette violence verbale et physique, m'a blessé au fond de moi comme jamais.

Je pourrais parler de boucherie pour d'autres faits, qui ont eu lieu durant l'intervention.
Mais à quoi bon?
 Je n'arriverais jamais à oublier, que ce jour là, la naissance de ma fille a été une torture.
Je n'ai pas pardonné le après, et ce qu'ils m'ont fait subir "à cause de mon diabète"...
Mais c'est une autre histoire...

Alors la violence obstétricale, verbale ou physique, l'humiliation, l'absence de  respect, voir de bienveillance, j'en ai soupé. Ce qui m'attriste et me rassure, c'est que ne suis pas la seule à subir.
Nous sommes nombreuses, à ne rien dénoncer. J'ai lu à la suite de l'article du blog Quatre Enfants, de nombreux témoignages, sur les forums, sur les sites tels que Mamanandco...

Ce qui me met en colère contre moi-même, c'est que j'ai honte parfois. Que je n'en parle pas.
Que je mets un petit veto à ce sujet tabou.  Moi qui dans la vie, dis tout haut les choses. Moi qui blesse souvent par trop d'honnêteté et de franchise.Je restais là, sans rien dire.Mon mari aussi impuissant que moi, devant ces gens qui se prenaient pour Dieu, intouchables, et tellement inbuvables.

J''étais en état de faiblesse, et j'ai honte d'avoir subi et de n'avoir rien dit. 


Et toi, as tu vécu ce type d'expérience? 




Pour aller plus loin:

L'article lu il y a quelques semaines : https://quatreenfants.com/2017/08/27/mes-petites-violences-obstetricales/

http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/08/30/la-violence-de-l-accouchement-en-question_5178270_1651302.html

http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2017/08/18/lete-historique-ou-les-violences-obstetricales-ont-fait-le-buzz/

https://www.buzzfeed.com/sandrinechesnel/10-femmes-nous-racontent-les-violences-obstetricales?utm_term=.qaJnR65v#.alrBRMnw


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