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vendredi 13 juillet 2018

Ma fille : Quel pot de colle !


Avant ma fille, j'ai eu deux garçons. 
Deux petits mecs indépendants et jouant seuls, puis plus tard l'un avec l'autre.
 Mais j'avais les mains libres, l'esprit libre, et je pouvais espérer boire mon thé ou mon café, chaud.

Avec Apolline, j'ai découvert un autre univers.
De simple figure d'attachement, je suis devenue, sa seule référence. Un peu comme sa "seule" amie, avec qui elle veut tout faire, tout partager, et qu'elle aimerait avoir pour elle toute seule.

Alors j'exagère un peu, puisqu'elle fait de même avec son père le week end, et que je profite de ma liberté. Mais rapidement, elle revient vers moi, telle un bébé "glue".

Au début, je trouvais cela génial. Ma fille, ma princesse, mon petit oiseau partout avec moi. J'ai d'ailleurs tout fait pour, portage, cododo, etc.
Bref maternage proximal, identique à celui de ses frères, qui comme le dit ma cousine, est devenu "fusionnel" avec Apolline.

Ce besoin ou "figure d'attachement" comme je l'ai lu en quête de compréhension, ou peu importe comme cela s'appelle,  est difficile à vivre au quotidien.

Elle ne peut s'endormir sans me voir, me toucher, me sentir (oui, elle me snif, Adam me touchait l'oreille, et Arthur jouait avec mes mains) pour dormir.
Elle ne peut dormir sans son petit coup de "tétou" avec notre allaitement long, qui commence à s'étioler du fait de cette grossesse. Elle a ce besoin tactile d'elle et moi qui perdure la nuit avec le cododo.

C'est très excessif, très déstabilisant pour le papa, qui finalement à toujours l'impression 23 mois (bientôt) d'avoir un nourrisson collé à maman,  alors qu'un nouveau né va bientôt rentrer dans
notre famille. C'est aussi frustrant pour lui d'être exclu .

Je lui ai suggéré de partir en courses avec elle, de faire des sorties entre père et fille.
Et surtout qu'il passe du temps, rien qu'avec elle. Le temps où je suis loin, ne pose pas de soucis.
Ce qui me rassure pour les cinq jours et nuits de maternité.
Mais quand je suis là, elle ne voit plus que moi, et j'ai peur du manque de disponibilité avec le bébé.



Je crois que j'ai du mal à vivre cette relation fusionnelle, car je suis super indépendante.
J'ai toujours été seule, même avec 6 frères. J'ai peu d'amies filles.
J'ai besoin pour m'apaiser ou de me ressourcer de moment à moi, rien qu'à moi. Que cela soit en lisant, en dessinant ou en cousant .
Ce sont MES moments à moi, tout comme le café du matin ou thé, est à moi.
Je me lève avant tout le monde, pour pouvoir avec ce temps suspendu, voir le soleil se lever .

Mais elle est là partout. Elle s'invite partout. Même quand on travaille en instruction en famille, qu'elle joue tranquillement, elle s'arrête et vient  nous rejoindre.
Il faut qu'elle soit là, au centre des attentions, que je lui donne du "travail"(souvent des crayons et des feuilles). Et si je ne prends pas le temps de m'occuper d'elle, les séances d'instruction en famille, deviennent difficile à gérer.

Elle se réveille bien souvent, le matin en même temps que moi . Si bien que j'attends pour faire marcher la machine à café qu'elle se rendorme, juste pour avoir ce petit moment à moi. C'est presque cruel, une vraie torture pour moi de ne pas pouvoir déjeuner dans le silence.
Ces jours là, je sais d'avance que je n'attendrais qu'une chose le soir et le repos...

Alors évidemment j'ai lu sur le sujet. J'ai regardé des vidéos (Youtube est mon ami).
Et j'ai compris, qu'elle ne savait pas gérer ses émotions, ses craintes et sa peur de se retrouver seule. Elle me veut moi, rien que moi. Elle veut toute mon attention. Et a besoin de mon "approbation" quand elle fait quelque chose.Elle me suit dans la douche, dans les toilettes, dans le jardin quand je vais étendre, dans le plus petit recoin de la maison. PARTOUT !

Parfois j'avoue, je suis excédée et je n'arrive pas à répondre à ses besoins émotionnels comme il le faudrait. Je culpabilise après que le "je suis occupée" ou le "non" a fusé comme projeté de ma bouche sans que je puisse l'arrêter.  Alors que sur l'instant, j'aurai dû réagir ou percevoir, son désir, sa détresse, son envie ou que sais je encore etc.

Ce sentiment d'abandon, est,  je suis certaine issue de sa naissance et de la séparation que nous avons eu en réanimation.
De tous ces gestes qu'elle a subi sans ma présence pendant les  24h, où je n'ai pu la voir car le service ne le voulait pas et qu'elle souffrait de la maladie des prématurés dont les poumons ne s'ouvrent pas.
Je suis certaine de cela.
Pour ses frères, Cher et tendre avait pu accompagner et s'occuper d'eux dans les premières heures. Elle, elle était toute seule.

Alors, je ne suis qu'une mère normale.
Pas une super maman hyper bienveillante à 100%.
J'ai des défauts, et des qualités.
Parfois souvent, je perds patience.

Cela n'empêche, que j'aime ma fille, j'aime ce bout de fille, qui d'un regard exprime toute la grâce 
du monde. Qui d'un sourire peut faire de la pire, la plus belle  des journées. 
J'aime sentir son petit corps chaud  totalement abandonné, quand elle s'endort contre moi. 
J'aime jouer avec elle à la poupée, ou même lui lire, encore et encore, la même histoire, parce le livre Mon Poussin, est sa nouvelle passion livresque. 
J'aime qu'elle vienne me chercher pour dessiner ou qu'elle prenne une  éponge pour faire "comme maman" et nettoyer sa chaise haute. 
J'aime son air mutin, quand elle fait une bêtise. 
J'aime qu'elle mène ses frères à la baguette, et qu'elle leur fasse tourner la tête, parce qu'elle a décidé que le chef de tribu, c'est elle... 

Je l'aime d'un amour fou, ma fille. 

Mais bordel, qu'est ce qu'elle est pot de colle !



mercredi 6 juin 2018

Aménager la chambre du futur bébé et d'Apolline avec un petit budget...

Il reste un peu plus de deux mois  et demi, avant la naissance programmée de notre bébé surprise.
Il est temps de lui préparer un petit espace à partager avec Apolline.

Pour Apolline, nous avons posé les meubles sans réfléchir à la décoration nous venions d'emménager et nous n'avions pas pris possession de la maison. Presque aucune décoration  n'a été faite. J'ai juste rajouté au mur une lampe applique trouvée à 1€ et quelques papillons en papier.

Là, j'ai vraiment envie de m'investir dans leur chambre . Qu'elle soit douce et surtout personnelle.

Avant de commencer, il fallait que je fasse le point sur ce que nous avons déjà. Et il va s'en dire que j'ai tout, ou presque avec 4 grossesses en 6 ans ...

Le lit bébé et la table à langer (Ikea), une commode à partager (récup et custo), lit pliant cododo pour l'allaitement de la nuit ou encore landau etc ...

Et honnêtement, pour tout ce qui reste à acheter, je n'ai pas un gros budget. 
Il manque,  le futur lit de grande d'Apolline . Parce que oui, à 22 mois fin juin, nous la passerons en lit de grande. Comme ses frères nous prendrons un lit basique Ikea. Elle s'y endort souvent chez ses frères, donc elle doit s'y sentir bien. Et j'espère qu'elle fera de belles nuits dedans...

Je suis partie faire un tour sur  Pinterest, pour faire un première esquisse de ce que je cherchais couleurs, et envies.
Mon coeur balançait pour deux styles . L'un couleurs Arc en Ciel qui donnait du peps , et l'autre dans les tons  pastels. Mon mari a tranché pour le pastel, plus doux plus calme ...


Il y a donc beaucoup de fait main, enfin pardon de Do It Yourself. Comme pour les décorations murales,  la penderie tipi, et les petites peluches, mais l'idée est là.

Voici  la liste des liens que je trouvais intéressants à partager :

La petite suspension à faire soi-même. Adorables pour certains modèles.


La boutique Sous le Lampion pour un belle décoration  de lampions . Je suis fan des modèles et des kits décoration.


Les petites étagères murales que je trouve adorables chez Vert Baudet. Mais que je vais surement fabriquer moi-même.


Pour le lit et la lampe c'est sur le site du Suédois que cela se passe.
Et comme c'est mon mari, qui va aller faire les achats sans enfants, et avec tout la place disponible dans notre voiture, j'ai préparé la liste d'achats IKEA .
Je sais qu'il rajoutera quelques petites choses, mais au moins, il ne sera pas perdu dans les rayons comme une âme en peine. Lui qui déteste cela.




Le Kallax sera allongé et servira dans les paniers bas pour les jouets, et dans les étagères hautes pour les livres.  J'ai pris les cintres en plastique que j'espère trouver en blanc, et non en bois, par choix mesuré et pour éviter toute blessure avec la partie en fer. C'est pas très écologique, mais bon, la sécurité avant tout.
Je suis en réflexion sur la mise ou non d'une armoire. Je n'ai pas trouvé mon bonheur chez Ikea (ça arrive) et la vieille commode customisée pour  Arthur fera bien l'affaire encore une fois ...

Maintenant il faut s'y mettre. Et dans la To do liste :

- peinture non toxique et lessivable à dénicher . J'en ai vu chez Castorama pour une trentaine d'euros.
- tissus pour les rideaux et petites décorations une trentaine d'euros, mais là encore, je vais essayer de dénicher des prix plus bas.
- tasseaux pour la "fabrication maison" de la petite penderie avec un peu de corde. Sur Pinterest il y a une foule de tuto, ou pour les petites maisonnettes quelques planchettes.
- Toiles, pour les tableaux tout doux, que j'ai décidé de peindre moi-même.

Et de l'huile de coude ... 
Et beaucoup d'huile de coude...


Voilà, j'espère que ce petit "cahier de style", vous aura plu. 
N'hésitez pas à partager en commentaires vos liens de blogs ou vidéo, si vous avez partagé les futures chambres de bébé.  Je me régale à voir les avant-après, et j'ai hâte que ce soit terminé pour faire une vidéo et un article "Room Tour".




L'article n'est  sponsorisé par aucune marque, c'est juste un partage de liens, d'informations et de choix ...

jeudi 18 janvier 2018

De toi à moi ma fille : le féminisme !




Installe-toi ma fille, nous allons parler. Parler est un grand mot, je vais te raconter, comme le féminisme a  changé ma vie, ou changera la tienne. Rassure-toi, je ne vais pas te faire un cours magistral sur le sujet ou presque. Mais je vais t'apprendre quelques notions pour que tu comprennes .

Tu auras peut être lu des articles, qui parlaient du hashtag "balance ton porc", tu auras peut être vu des émissions sur le sujet. En 2018, le féminisme a encore du travail pour nous ayons des droits respectés.

Ces droits, dont je parle, commencent pour toi, avec la taxe rose. Cette taxe qui fait payer plus cher une paire de moufles de couleur rose, que la même en bleu. Ou alors  qui s'illustre par des livres pour les "garçons" et pour les "filles".
Ma chérie, chez nous, tu as un château rose, et un château gris . Tu as des poupées, et des voitures, tu as une cuisine blanche et non genrée. Tu es libre de porter des pantalons ou des jupes, et pourquoi pas des pantalons sous tes jupes façon Punky Browster.

Cette liberté de choisir de jouer avec tel ou telle chose, nous te l'offrons et nous ne t'imposons rien. Tout comme tes frères ont eu des poupées pour jouer avec. Tout comme tes frères au milieu des petits trains et des robots ont une dinette et une cuisinière, portent des tee shirts roses...

Ces droits vois-tu sont aussi importants que le droit de vote, le droit d'avoir un chéquier ou un compte bancaire sans l'accord de ton mari, ou tout simplement, le droit de disposer de ton 
corps .  

Il y a tellement de Grandes Femmes qui tout au long de l'histoire ont oeuvré pour que tu puisses vivre et être l'égale des hommes.

Oui ma fille, sache que si je devais t'enseigner qu'une seule et unique chose:
C'est que tu peux tout faire comme homme. Avoir un salaire égal, travailler dans des métiers difficiles...

Pour exemple, je voudrais te raconter un peu le parcours de Tatie Sammy. 
Elle s'est engagée comme parachutiste dans l'armée a 18 ans. Elle a fait tous les conflits, toutes les campagnes, toutes les guerres (ou presque) . 
Afganistan, Sarajevo, Djiouti,, le Liban, Le Gabon,  La Guyane etc tellement d'autres...
Et elle a sauté partout. Parachutiste dans un  monde d'hommes. 
Elle  a gagné ce droit au respect à la force de sa motivation.  
Elle a gagné le droit de porter un traillis la semaine et des paillettes le week end. 
Et un jour, ma fille, quelque soit ton choix, j'espère de tout coeur, que tu auras autant de courage qu'elle, et que tu pourras faire ce que tu veux dans la vie.

Je voudrais que tu saches ma fille, que Mamie, n'a pu avoir un chéquier qu'en 1975.
Avant, elle devait demander à ton arrière Grand père, puis à mon père, l'autorisation.
Bien heureusement, ces deux hommes étaient  et sont respectueux des droits de la femme et de la parité. La notion de "bon père de famille" était très présente à l'époque.
Et l'est encore parfois dans d'autres cultures que la notre.

Alors en vrai le féminisme qu'est ce que c'est? 

D'après la définition de  Wikipédia :

Le féminisme est un ensemble de mouvements et d'idées politiques, philosophiques et sociales,
qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l'égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes.
Le féminisme a donc pour objectif d'abolir, dans ces différents domaines, les inégalités homme-femme dont les femmes sont les principales victimes, et ainsi de promouvoir les droits des 
femmes dans la société civile et dans la vie privée.

"Abolir les inégalités homme-femme", 
"promouvoir les droits de la femmes" ...  
Mais pour ces Droits de nombreuses femmes, en France et par le monde sont mortes pour ces idées d'abolition des inégalités. Elles ont oeuvré  pour tellement de belles choses.

 Du proto-feminisme de l'Antiquité   à la création de la toute première école pour fille en 1236  en Serbie, par Sainte Hélène d'Anjou. A la Révolution Française. où Olympe de Gouges, publie en 1791 la Déclaration des droits de la femmes et de la citoyenne.Les idées et le "féminisme" apparait et évolue...
Conforté, dans une société mouvementée par l'histoire ,  où Condorcet et d'autres hommes, revendiquent le droit de vote des femmes en vertu des droits naturels inhérents au genre humain. GENRE HUMAIN...
Eh oui ma fille,  la femme réduite quasi en esclavage, n'avait pas alors de droits "naturels"  et l'est encore, aujourd'hui dans certains pays...

Tu sais que les études , sont pour moi d'une grande importance, et si j'ai pu passer mon bac dans le lycée de mon choix, c'est parce que, Julie Victoire Daubié, a été la première femme autorisée à  le passer  à 37 ans, en 1861.
 Alors oui, aujourd'hui, on te dira, qu'il ne vaut plus rien, qu'il ne sert plus à rien. Mais quelle fierté ma fille de l'avoir. Tout comme cette femme a attendu si longtemps pour être autorisé à passer le diplôme. Elle a ouvert la voie à toutes les femmes qui l'ont eu depuis...
Alors certes, ma fille, pendant les décennies suivantes, les femmes ont eu des cours  et une instruction spécifiques à "leur condition".  

Et sans le féminisme que serait le droit de l'instruction pour tous?  Sans le féminisme, il y aurait encore des écoles pour filles, et des écoles pour garçons.
D'ailleurs, j'ai moi-même été dans une école pour "filles". Je portais la blouse, j'avais des cours de cuisine, de savoir vivre etc... et mon Dieu que c'était triste et hors réalité.

Dans certains pays, des petites filles ne vont pas à l'école ou n'ont pas droit à l'instruction. Elles n'ont pas le droit de savoir lire, compter, ou penser par elles-mêmes. Elles n'ont parfois même pas le droit de porter une robe, ou d'avoir le visage découvert. 

Alors ce droit d'instruction, il est fondamental et inaliénable. 

J'espère qu'une jour, tu en auras conscience.

J'aimerai aussi te parler de ces femmes, qui ont mené le pays pendant les guerres. De toutes celles qui ont remplacé dans les champs, dans les usines, dans les travaux, dans la résistance, les hommes partis se battre. Comme Mémé, qui travaillait dans une usine. Qui ont prouvé à la force de leur motivation et de leur travail,qu'elles pouvaient faire tourner le pays.

Car oui, ma fille, ne doute jamais que tu peux faire autant qu'un homme!

J'aimerai tellement te parler, de celles qui ont permis d'obtenir le droit de vote. Ces suffragettes françaises , dont Mémé me parlait souvent, qui militaient dans les villes et les campagnes,
parfois contre l'avis de leurs maris. En toute illégalité, et qui prenaient bien souvent des coups en rentrant chez elles.

Celles qui comme Simone de Beauvoir, ont offert le droit d'être l'égal de l'homme dans la mariage, qui dénonçaient la domination des maris. Et, oui, on ne pouvait qu'être dominée et asservie par l'homme que l'on avait épousé.
Et ouf, ce n'est plus le cas en France, mais dans d'autre pays, les femmes, subissent encore l'aliénation et la domination d'un mari .Mari qui a droit de répudier ou non, qui a droit  de vie ou
de mort sur sa femme.
On a encore beaucoup de chemin pour arriver à faire tomber ces prisons, ces cages dorées .

J'aimerai te parler, de toutes celles qui comme Simone Veil, ont oeuvré en France ,  pour que tu puisses avoir le choix, de mener une grossesse ou non. Et surtout le droit de disposer de ton corps. Ces femmes là, ont dû se battre contre un société et des idées rétrogrades, et humiliantes.

De toutes celles qui se sont battus pour ces droits. Et pas seulement les extrémistes, et autres feministes intégristes. Qui se baladent couronnes de fleurs et seins à l'air dans les églises.
Je n'ai pas l'âme d'une FEMEN, rassure-toi. Et encore moins d'une militante.
Mais à mon petit niveau comme de nombreuses mamans/femmes, j'oeuvre au quotidien, pour que
tu puisses toi aussi avoir des droits identiques à ceux des hommes.
Que tu puisses grandir dans une société où la femme est libre.
J'oeuvre pour tes frères apprennent à respecter les femmes. 
Alors oui, si je devais un jour dire, que je suis féministe dans l'âme, je le dirais, ou le crierai d'ailleurs. Parce que le renier, c'est renier toutes ces femmes qui se sont battues pour que nos droits avancent grâce à leurs idées politiques, philosophiques et sociales , et une lutte de chaque instant. 

J'ai un immense respect, pour toutes celles qui  me permettent aujourd'hui, de penser par moi même, d'être instruite, de pouvoir voter, de pouvoir décider de ma vie, et de pouvoir écrire librement.
 Et surtout d'être respectée pour ce que je suis :  une femme libre

Alors ma fille, de toi à moi, j'espère te passer un jour le flambeau,  pour que tu puisses toujours être libre de tes choix... 












lundi 28 août 2017

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Aujourd'hui cela fait un an , que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé, car un an après j'en reste marquée.  
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suivait. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas pour arrêter les contractions, c'est son jour !!! 


La pause de l'anesthésie peri+rachis se pose dans la douleur et l'humiliation. Je suis  en bout de table, nue les jambes écartée devant 20 personnes  (hôpital universitaire oblige). Et je suis à dilatation complète, pétrie de douleurs,pendant que l'interne anesthésiste  joue avec mon dos et ma jambe gauche sans attendre que je reprenne mon souffle. 


Je pleurs toutes les larmes de mon corps pendant cette demi heure insupportable.  Sa chef arrive et me soulage. Ce n'est qu'à ce moment là que l'on me donne un mouchoir. Et ces paires deux posées sur moi, me regardant dégouliner de larmes et de morve n'ont pas eu une seule fois l'idée  ...
Nouveau problème, je suis assise à l'extrémité de la table d'opération et la dose d'anesthésie est déjà active.  J'entends des "va falloir rouler" et des "on ne peut pas vous porter"Tu parles, à Bayonne cela ne s'est jamais passé aussi mal!... j'y arrive a la force de mes bras et seules, malgré les perfusions et douleurs.
On pose le champ opératoire.  Et la "j'ai 12 ans d'études de médecine" de ce matin à ma droite et un interne à ma gauche qui commence . A ce moment là, toujours personne pour demander si je vais bien ou me sens bien...
Le liquide est teintée et là elle se penche en me disant "vous voyez le liquide est teiné à cause de votre diabète déséquilibré " .
La franchement j'oublie tout, je ne pense qu'à ma fille et à mon mari seul dans la voiture avec nos mômes,qui attend notre amie. 
Je me mets dans ma bulle.
Elle est sortie, elle crie. Et je vois la puéricultrice aller vers la sortie. Je lui demande de me mener ma fille pour que je l'EMBRASSE.
Elle vient me la montrer et me dit qu'elle est sale et qu'il faut la nettoyer. Sûrement l'heure du premier bain. Et depuis un attend elle pleurs et hurle dans le bain...
On me "termine" quand j'entends "on compte" et là il manque une compresse... 
J'ai fait une hémorragie et il manque une compresse...
Bon là tu penses à beaucoup de choses.  c'est long. Elle est retrouvée (en moi). Et le cauchemar prend fin ou presque. On me met en salle de réveil . Mon homme vient me porter le téléphone avant de partir voir sa fille. 
Il revient et mon montre quelques photos  de notre Apolline.Elle est magnifique !

Et il part retrouver les enfants toujours avec Bénédicte notre amie dans la voiture . 
Il est 22h. Ma fille est née à 20h. A minuit, je peux aller la voir en réanimation.  Sa respiration n'est pas bonne. Il l'ont mise sous oxygène, entre autre,le lendemain elle aura du sulfactant et je ne la verrai que le soir suivant .






Je peux rester jusqu'à 3h du matin. Et l'allaitement se met en place  doucement. 

On est déjà le 29 août.  Ma fille est née.  Elle est si belle, si brune,  si mate de peau.
Je suis folle d'elle!

Les jours suivant n'ont pas été simples.

Mais je ne garde que les bons souvenirs. 
Je ne veux garder que les meilleurs souvenirs.
Ses regards quand j'allais en réanimation.  Nos retrouvailles  en chambre kangourou . Et son calme qui aujourd'hui à bien changé.  

Bon anniversaire ma princesse.







Un merci éternel à Béné ma copine depuis 20 ans...

mardi 8 août 2017

11 mois de toi...


Le 28 juillet dernier, tu as eu 11 mois. 
11 mois déjà Apolline MA FILLE.




Il reste ce petit mois où tu es encore un petit bébé, et pas tout à fait une petite fille. 
J'aurai pu faire chaque mois, un récapitulatif, de tes exploits, de tes avancées, de tes premières fois... 
Je ne les ai même pas écrit sur du papier, comme pour tes frères. Mère indigne que je suis, je me suis contentée de te mitrailler de mille photo durant ces 11 mois passés... 

Il y a encore 11 mois, tu gigotais dans mon ventre, la tête en haut, le menton dans les côtes, les jambes repliées en position déjà prête pour une séance de Yoga. Déjà si rebelle et affirmée.
Je te sentais grandir en moi. 
J'étais impatiente de te découvrir. Toi, Apolline MA FILLE. 

"Ma fille", encore aujourd'hui, je n'aurai pensé, que je puisse dire ces mots. C'est comme le mot MAMAN, qui est pour moi, comme un miracle au quotidien après mes années d'infertilité.  MA FILLE, ma si jolie petite fille, gracieuse, curieuse et heureuse.

Je te regarde rire, sourire, jouer, grandir, aimer, manger, pleurer parfois et vivre. Et j'oublie cette naissance barbare, cette césarienne difficile, tes premières heures et premiers jours en réanimation. Je ne pense qu'à ces 11 mois, où je te sens collée à moi, accrochée, telle un petit singe, sur le dos de sa mère. Accrochée, comme si nous ne faisions qu'une, toi et moi.  Comme si nous partagions tout, et encore plus. 
Apolline MA FILLE. 

Ton sourire, ta complicité avec tes frères et surtout avec "DAM"  ou Adam, que tu appelles pour jouer en levant les bras,  tes grands yeux noirs interrogateurs qui disent "viens viens jouer". Tes sourires du matin, quand Arthur vient te dire bonjour. Ton caractère bien affirmé, tes sourires par millions, tes câlins, comme tes rejets la tête en arrière, où je lis dans tes yeux: 

"laisse moi vivre ma vie maman". 

J'aime tout .
Je prends tout, 
je garde tout, et je ne change rien .  toi ma brune qui devient blonde...
Tu es juste parfaite, mon imparfaite petite fille...

11 mois déjà, que mon amour pour toi, ne cesse de grandir.
Tu es ma troisième, ma dernière, ma Choupette. 

11 mois et bientôt, tu souffleras cette première bougie, comme un pied de nez à la vie, comme un rayon de soleil, qui illumine notre famille que l'on dit "nombreuse" grâce à toi. 

Apolline MA FILLE...


mardi 28 février 2017

Une moitié d'année avec elle...



Je t'entends gazouiller. Je me tourne vers toi et ton sourire illumine ton visage parce que tu me vois enfin. Ton sourire, ta joie et ton amour accompagnent mes journées et ma vie tous les jours. Je ne pensais pas que cela serait possible.

Le 28 Août dernier, je me préparais à partir à la maternité. Nous étions sur la route. Le soleil éclairait cette journée avec autant d'intensité que lorsque tu soutiens nos regards de tes grands yeux noirs. 

Et voilà que nous en sommes à 182,5 jours avec toi. 

182, 5 jours de sourires, de câlins, de regards, de pitreries et autre clowneries, de joie, de pleurs et tendresse... 
182,5jours de découvertes, d'exploration de ce monde  si complexe, de ta famille et surtout de jeux avec tes frères. 
 






Une demi année pour une demi tonne d'amour au quotidien que nous partageons avec tes frères et ton père.Tu as 6 mois aujourd'hui et c'est comme si tu avais fait partie de notre vie depuis toujours. 






Alors Joyeux 6 mois ma fille, et rendez vous dans 6 mois, pour fêter ton année complète .

samedi 19 novembre 2016

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Bientôt 3 mois que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé. 
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suit. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas, c'est son jour !!! 


A suivre ...