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lundi 15 octobre 2018

Des émotions chez nos enfants

Les enfants expriment des émotions face aux évènements que nous avons vécu .
On l'a un peu oublié ces derniers temps.
Pensant que les avoir "épargnés", ne les avait pas trop les touché.  
Au contraire, je note des changements, des modifications dans la gestion de leurs émotions, des pleurs, des mensonges, des petites choses cachées, des coups bas, et un peu de violence.
Tout autant d'émotions et attitudes négatives qu'ils n'avaient pas avant .

Arthur  a des pleurs pour toute sorte de choses. De la frustration, au refus, en passant par la jalousie. Ces émotions là, qu'il exprime en partant dans sa chambre et en pleurant, en criant "vous ne m'écoutez pas"ou en hurlant sa colère qui explose.
J'avoue qu'au départ, je n'avais pas la bonne attitude.
Je lui disais "arrête de pleurer", ou "ce n'est pas bien de pleurer comme un bébé", ou encore  
"c'est moche de pleurer".
Je vociférai à chaque hurlement et violence verbale, au lieu d'écouter ses mots et ses maux.
J'étais fermée à l'écoute. Déroutée totalement par cette nouvelle attitude.

En vrai, je ne comprenais pas ses accès de fureur et de pleurs, lui qui est si calme depuis qu'il est bébé. C'était sa façon à lui d'exprimer sa peine, comme un appel à soutien, un "aide moi maman", "aide moi papa". Ses larmes étaient  un message, que je ne comprenais pas.
Mais elles sont nécessaires, pour qu'il puisse s'exprimer et sortir la souffrance qu'il a en lui.  
Je l'ai enfin compris !

Adam aussi s'exprime avec colère, pleurs et surtout chouinements.

Ah là là, que je déteste les chouinements. Cela hérisse mes poils, cela me fait perdre patience.
Je suis incapable d'écouter ce qu'il me dit, lorsqu 'il chouine.
Pourtant, il exprime  aussi ses émotions.
Pourtant il communique à sa manière. Pourtant je devrais l'écouter.
Mais là aussi, j'ai eu la mauvaise attitude.
Tout comme pour son frère, je l'ai compris.
Je fais un sérieux travail d'écoute .

Apolline manifeste ses émotions en faisant toutes les bêtises qui lui sont possible de faire. Elle se met en danger, fait ce qu'elle veut. Le "non" est un mot qu'elle rejette totalement. Au départ, j'ai pensé à cette douce période que l'on appelle "terrible two". Mais les cauchemars ont commencé.
Elle nous rejoint quasiment toutes les nuits, alors qu'elle dormait si bien.
Cela a commencé après mon retour de ma dernière hospitalisation de septembre. Et cela empire, avec des moments où il faut s'occuper que d'elle, exclusivement que d'elle. 

Mon regard d'adulte, met une barrière, et surtout fait de la répression émotionnelle, pour entendre et comprendre ce qu'ils ont à me dire. 
J'oublie que l'enfant n'a pas ce filtre que nous nous mettons.
Qu'il a besoin d'exprimer ce qu'il ressent, au moment où il le ressent.
Qu'il a besoin de s'exprimer tout simplement .

Ce qu'ils ont à dire avec cette attitude, ce n'est pas futile, ce n'est pas rien.
Je ne dois  surtout pas l'ignorer.
Ils recherchent notre attention, notre écoute, et la sécurité que nous parents sommes les seuls à pouvoir leur apporter. Ils ont vécu notre drame à travers nous, et ont besoin eux aussi, de montrer qu'ils ne sont pas contents, qu'ils sont tristes, qu'ils ne sont pas heureux...

J'ai pris conscience qu'il fallait vraiment que je sois plus empathique avec eux.
Moins catégorique et surtout plus à l'écoute. Je l'avais un peu oublié ces derniers temps, auto centrée sur ma santé. J'ai oublié tellement de choses.
Mais je ne veux surtout pas tomber dans l'affrontement permanent.
La vie est assez moche pour qu'on la rende aussi triste.

Pour essayer d'inverser le courant, je lis quelques ouvrages que je présenterai prochainement.
Ils me donnent des astuces, des conseils, des pistes .
Ils m'aident doucement mais sûrement à ne plus oublier que les émotions des enfants ne sont pas à ignorer  et qu'il faut cultiver la joie, plutôt que de mettre le doigt sur le négatif...








lundi 8 octobre 2018

A toi Madame Mère Parfaite de chez Action.


Chère Madame Mère Parfaite.

Tu vois, cela commence bien , je ne t'insulte pas. Je te respecte. Je suis "bien élevée". 

Tu es arrivée  en caisse après nous,  déçue de ne pas aller assez vite, pour passer devant nous.  Nous famille "nombreuse" et avec beaucoup de choses dans nos paniers.
Tu as donc attendu ton tour,  quand nous déposions nos achats sur le tapis de caisse.
Du coin de l'oeil, je t'ai vu pester, souffler et montrer des signes d'impatience.
Parce que oui, on a pris notre temps.
Le samedi, en famille, on prend notre temps et on profite.

Tu as fait tomber, le "pschitt" que je destine à mes plantes, après notre future peinture préhistorique, avec les enfants, en mettant tes affaires.
Tu l'as vu tomber, et tu n'as pas amorcé un seul geste pour ramasser, mon "pschitt".
Mon fils Arthur, en le ramassant,  t'as donc dit
"Eh Madame, tu dois faire attention, tu as fait tomber ça". 
Sans aucune méchanceté, ni aucune vulgarité, et surtout sans lever le ton.
Mais en te tutoyant.  SACRILÈGE !!!

Tu as pincé tes lèvres, et levé les yeux au ciel pour montrer ta désapprobation.  J'ai détesté cette attitude grotesque, et inappropriée.

J'étais en train de ranger ou plutôt jeter au fond de mon sac mes achats, et j'ai fait un sourire à la caissière, qui avait observé la scène, surprise elle aussi,  en disant ou plutôt ironisant (mea culpa) :
"avec un sourire, ça va mieux".

Parce que oui, mon fils, ne sait pas lire sur le visage des gens, et encore moins quand on lève les yeux au ciel ( alors que je lui apprends à ne pas le faire).  Mais par contre, il a ramassé, ce que toi tu as fait tomber.

Quand, tu t'es permise de me dire  à haute voix, mon fils était "mal élevé ".
Sans aucune autre manière ou formalité.
Je t'ai regardé droit dans les yeux, pour voir si tu faisais de l'humour, ou si tu étais sérieuse.
On ne sait jamais ...

J'ai continué à sourire, et je t'ai répondu "il est petit",  pour dire autre chose, que le
"pauvre conne, t'aurais pu faire attention, et ramasser mon "pschitt", que TU as fait tomber".
J'ai préféré garder ces mots pour moi.

Et toi,  avec un aplomb et d'une certitude absolue, tu m'as répondu, que tu étais :
"maman aussi d'un enfant de 16 mois", plus poli que mon fils, parce que tu lui apprends 
"la politesse". 

Le  " pardon grognasse", m'a effleuré  les lèvres. A Marseille, il serait sorti cash. Ici, va savoir, je prends des gants et je me la joue grande dame ...
Le "t'en as qu'un pouffiasse,  il n'a QUE 16 mois et tu juges mon fils" a été de justesse arrêté.

Parce que pour le coup, je suis bien élevée, et respectueuse d'autrui, et surtout ton fils n'a rien à voir avec la situation et tes mots.

J'ai regardé la caissière, j'ai vu  dans ses yeux, qu'elle avait peur que cela dégénère.  J'ai eu l'impression de respirer comme un dragon prêt à cracher des flammes.
Mais en vrai, je ne devais plus respirer du tout.
Elle a répété à 3  reprises rapidement, que j'en avais pour 56 euros.
Et moi machinalement, j'ai inséré ma carte bleue, tapé le code, et récupéré mon ticket.
Sans te quitter des yeux.

Un vrai duel de "gringos" dans un vieux Western la musique en moins .
(je la rajoute, juste parce que je l'aime)


Je t'ai répondu, avec mon plus beau sourire :
"mais bien sûr, VOUS  êtes une mère parfaite".  

Parce qu'en vrai, là t'avais juste envie de te faire mousser, toi la "mère parfaite", qui élève bien ton enfant. Tu voulais juste que je te demande ta recette magique.
Ou peut être, que je te supplie d'élever les miens...
Peut être même,  voulez-tu que je te dise "veuillez l'excuser" ou pire, que je reprenne Arthur, en lui disant  :"excuse-toi auprès de la dame, tu n'aurais pas dû la  tutoyer".
J'imagine combien tu aurais gloussé de plaisir malsain.

Crois-tu une seule seconde, que ta perfection de  primi  connaissant "tout" à ton age ,
(tu devais avoir mon age),   m'a éclaboussé?
Oh non, car tu vois en six ans, des comme toi, j'en ai vu. Mais jamais pour un "tutoiement".
Tutoyer pour un enfant de SIX ANS, ce n'est pas être mal éduqué. Et mon fils, dysphasique, a fait une phrase plutôt bien tournée...
Mais ça, tu n'as pas pu le voir, ou même comprendre, combien un enfant avec des difficultés d'élocution a pu faire un gros gros effort pour te montrer ton impolitesse à toi, de ne pas avoir ramassé un objet que tu as fait tomber. 

J'ai pris mon fils par la main qui n'a pas compris pourquoi, tu as réagi ainsi.
J'ai mis mon sac sous le bras, pris mon autre fils par la main.
J'ai dit à mon mari  qui avait Apolline dans les bras :"on y va"...
Et me suis dirigée vers la porte, toujours avec mon PLUS BEAU sourire...

Mais si tu savais, combien, j'aurai aimé te dire le fond de ma pensée.
Parce que non, mon fils, en te rappelant de "faire attention," t'as aussi rappelé/appris, qu'un enfant  sait aussi analyser une situation. La situation était simple.
Je lui "apprends",  que, lorsqu'on fait tomber quelque chose, on le ramasse...
Il a ramassé mon "pschitt" que toi, tu avais fait tomber.

Non, tu vois, un enfant de 6 ans n'a rien à voir avec un enfant de 16 mois.
Mais  Madame Parfaite, sache que parfois la réalité, c'est autre chose quand ils grandissent...

Et que mon fils, n'est absolument pas "mal élevé".
Quand bien même, il le serait, en vérité, TU aurais dû me dire ,  "vous éduquez mal votre enfant", à MOI !
Car "JE" suis responsable de lui et de l'éducation que je lui distille.
Je n'élève pas mon enfant, comme on dresse un chien.  Ce n'est pas ma façon de voir l'éducation.

Alors à toi Madame Mère Parfaite, qui éduque "si bien" ton enfant, qui vouvoie déjà les "grandes personnes". (Que tu dis bien sur, car ton fils, n'était pas là).
Je te souhaite du fond du coeur, bon courage, pour "bien l'élever"...
Et je lui souhaite aussi "bon courage", car avec une mère aussi peu "patiente et "bienveillante", le pauvre, il est vraiment mal barré !!!

Tu vois, juste un article pour toi, Madame Mère Parfaite, de samedi 6 octobre, en caisse à 16 heures, dans le magasin ACTION de Saint André de Cubzac.


Ce n'est pas qu'une histoire de "pschitt" tombé à terre. C'est juste l'exemple de la violence de la communication non verbale  et verbale que certaines personnes peuvent avoir fasse à des enfants.
Et de l'impact que cela peut avoir sur nos enfants. 

Dans la voiture, Arthur  a cherché à comprendre ce qu'il avait fait. OR, il n'a rien fait. 


vendredi 13 juillet 2018

Ma fille : Quel pot de colle !


Avant ma fille, j'ai eu deux garçons. 
Deux petits mecs indépendants et jouant seuls, puis plus tard l'un avec l'autre.
 Mais j'avais les mains libres, l'esprit libre, et je pouvais espérer boire mon thé ou mon café, chaud.

Avec Apolline, j'ai découvert un autre univers.
De simple figure d'attachement, je suis devenue, sa seule référence. Un peu comme sa "seule" amie, avec qui elle veut tout faire, tout partager, et qu'elle aimerait avoir pour elle toute seule.

Alors j'exagère un peu, puisqu'elle fait de même avec son père le week end, et que je profite de ma liberté. Mais rapidement, elle revient vers moi, telle un bébé "glue".

Au début, je trouvais cela génial. Ma fille, ma princesse, mon petit oiseau partout avec moi. J'ai d'ailleurs tout fait pour, portage, cododo, etc.
Bref maternage proximal, identique à celui de ses frères, qui comme le dit ma cousine, est devenu "fusionnel" avec Apolline.

Ce besoin ou "figure d'attachement" comme je l'ai lu en quête de compréhension, ou peu importe comme cela s'appelle,  est difficile à vivre au quotidien.

Elle ne peut s'endormir sans me voir, me toucher, me sentir (oui, elle me snif, Adam me touchait l'oreille, et Arthur jouait avec mes mains) pour dormir.
Elle ne peut dormir sans son petit coup de "tétou" avec notre allaitement long, qui commence à s'étioler du fait de cette grossesse. Elle a ce besoin tactile d'elle et moi qui perdure la nuit avec le cododo.

C'est très excessif, très déstabilisant pour le papa, qui finalement à toujours l'impression 23 mois (bientôt) d'avoir un nourrisson collé à maman,  alors qu'un nouveau né va bientôt rentrer dans
notre famille. C'est aussi frustrant pour lui d'être exclu .

Je lui ai suggéré de partir en courses avec elle, de faire des sorties entre père et fille.
Et surtout qu'il passe du temps, rien qu'avec elle. Le temps où je suis loin, ne pose pas de soucis.
Ce qui me rassure pour les cinq jours et nuits de maternité.
Mais quand je suis là, elle ne voit plus que moi, et j'ai peur du manque de disponibilité avec le bébé.



Je crois que j'ai du mal à vivre cette relation fusionnelle, car je suis super indépendante.
J'ai toujours été seule, même avec 6 frères. J'ai peu d'amies filles.
J'ai besoin pour m'apaiser ou de me ressourcer de moment à moi, rien qu'à moi. Que cela soit en lisant, en dessinant ou en cousant .
Ce sont MES moments à moi, tout comme le café du matin ou thé, est à moi.
Je me lève avant tout le monde, pour pouvoir avec ce temps suspendu, voir le soleil se lever .

Mais elle est là partout. Elle s'invite partout. Même quand on travaille en instruction en famille, qu'elle joue tranquillement, elle s'arrête et vient  nous rejoindre.
Il faut qu'elle soit là, au centre des attentions, que je lui donne du "travail"(souvent des crayons et des feuilles). Et si je ne prends pas le temps de m'occuper d'elle, les séances d'instruction en famille, deviennent difficile à gérer.

Elle se réveille bien souvent, le matin en même temps que moi . Si bien que j'attends pour faire marcher la machine à café qu'elle se rendorme, juste pour avoir ce petit moment à moi. C'est presque cruel, une vraie torture pour moi de ne pas pouvoir déjeuner dans le silence.
Ces jours là, je sais d'avance que je n'attendrais qu'une chose le soir et le repos...

Alors évidemment j'ai lu sur le sujet. J'ai regardé des vidéos (Youtube est mon ami).
Et j'ai compris, qu'elle ne savait pas gérer ses émotions, ses craintes et sa peur de se retrouver seule. Elle me veut moi, rien que moi. Elle veut toute mon attention. Et a besoin de mon "approbation" quand elle fait quelque chose.Elle me suit dans la douche, dans les toilettes, dans le jardin quand je vais étendre, dans le plus petit recoin de la maison. PARTOUT !

Parfois j'avoue, je suis excédée et je n'arrive pas à répondre à ses besoins émotionnels comme il le faudrait. Je culpabilise après que le "je suis occupée" ou le "non" a fusé comme projeté de ma bouche sans que je puisse l'arrêter.  Alors que sur l'instant, j'aurai dû réagir ou percevoir, son désir, sa détresse, son envie ou que sais je encore etc.

Ce sentiment d'abandon, est,  je suis certaine issue de sa naissance et de la séparation que nous avons eu en réanimation.
De tous ces gestes qu'elle a subi sans ma présence pendant les  24h, où je n'ai pu la voir car le service ne le voulait pas et qu'elle souffrait de la maladie des prématurés dont les poumons ne s'ouvrent pas.
Je suis certaine de cela.
Pour ses frères, Cher et tendre avait pu accompagner et s'occuper d'eux dans les premières heures. Elle, elle était toute seule.

Alors, je ne suis qu'une mère normale.
Pas une super maman hyper bienveillante à 100%.
J'ai des défauts, et des qualités.
Parfois souvent, je perds patience.

Cela n'empêche, que j'aime ma fille, j'aime ce bout de fille, qui d'un regard exprime toute la grâce 
du monde. Qui d'un sourire peut faire de la pire, la plus belle  des journées. 
J'aime sentir son petit corps chaud  totalement abandonné, quand elle s'endort contre moi. 
J'aime jouer avec elle à la poupée, ou même lui lire, encore et encore, la même histoire, parce le livre Mon Poussin, est sa nouvelle passion livresque. 
J'aime qu'elle vienne me chercher pour dessiner ou qu'elle prenne une  éponge pour faire "comme maman" et nettoyer sa chaise haute. 
J'aime son air mutin, quand elle fait une bêtise. 
J'aime qu'elle mène ses frères à la baguette, et qu'elle leur fasse tourner la tête, parce qu'elle a décidé que le chef de tribu, c'est elle... 

Je l'aime d'un amour fou, ma fille. 

Mais bordel, qu'est ce qu'elle est pot de colle !



dimanche 8 juillet 2018

"C'est comme ça et puis c'est tout !", où comment certaines réponses parentales sur les réseaux sociaux me rendent chèvre

Arthur est un petit dormeur. Sa première nuit blanche, il l'a faite à 17jours.
J'ose avouer qu'il n'a que peu dormi après sa naissance.
Depuis sa première nuit, et jusqu'à ses presque 6 ans bientôt, il dort peu.
Au départ, je culpabilisais. Au départ, je cherchais des solutions.
Au départ, j'entendais les "tu dois faire comme ça", "tu ne sais pas l'endormir", "moi je vais te montrer" (de ma belle mère), ou encore après les "tu devrais consulter", "tu as testé cette tisane?", "tu devrais lui donner tel sirop"...
Et enfin les "tu verras avec l'école, ça se tassera", "tu verras, il va être tellement fatigué quand il fera du sport, qu'il dormira"...   Petit point école : l'an dernier, cela n'a rien changé, au contraire, cela avait empiré, et il s'endormait à midi pour ne se réveiller qu'à quatre heures en classe bien sur ...

Bref, j'ai écouté. J'ai testé. Et il ne dormait pas. 
Mais pourquoi, ne dormait-il pas ? Je faisais ce que l'on me disait.

J'ai laissé tomber quand, un médecin m'a dit "foutez lui la paix".
En vrai, j'avais besoin d'entendre ce que je savais déjà.
Et depuis, qu'il se couche à 19 h, pour se lever à 00h comme si ça nuit était finie,
Ou qu'il s'endorme à 1h du matin pour se lever à 8h... plus rien ne me choque .
Il a fait sa première nuit blanche à 17 jours, et combien de suivantes par la suite...

J'ai lâché prise, et je me suis adaptée à lui. Je n'ai plus imposé. Je n'ai plus régulé. Je n'ai plus organisé. Et il dort mieux. Ne se réveille plus, ne veille plus au delà de minuit comme c'était le cas souvent avant cela, et je compte en mois depuis sa dernière nuit blanche (je m'accroche à un arbre en disant cela ,  pour toucher du bois,  en priant  et invoquant tous les saints et idoles du sommeil, pour que la prochaine soit le plus tard possible)...

J'ai laissé mon fils vivre à son rythme.  Et nous, suivre le notre en s'adaptant au sien.
Est-ce la bonne solution? je ne sais pas. C'est la notre en tout cas. Elle lui va, autant qu'à nous ...

Pourquoi je parle de cela? Parce qu'encore une fois, j'ai vu des réponses, totalement méchantes, tellement malveillantes et si hautaines sur un groupe de discussions, qu'elles m'ont rendu chèvre.

J'ai lu un appel à l'aide sur un groupe Facebook parental. Une maman qui était "moi" au début..
Et je lis les commentaires avec des "20h et puis c'est tout", des "c'est comme ça "ou encore, "quoi minuit mais c'est de la folie, pauvre gosse"... 
Mon sang a bouillonné.

Et faisant fi de ce que je m'étais promis depuis Avril et un épisode de bashing contre moi par une blogueuse/ youtubeuse  dont les chevilles ont bien gonflées en quelques mois, et  qui se trouve dépourvue jusqu'à la moelle de la moindre bienveillance, juste pour avoir "osé" répondre  à un commentaire...

Je m'étais donc juré de ne plus donner mon avis personnel, et de ne plus m'engager  sur des conversations  que je savais fermées...

En lisant cet appel à l'aide, et les commentaires, j'étais si  sidérée bordel de nouilles, que j'ai pris mon clavier, j'ai répondu, et j'ai expliqué mon point de vue en réponse... 
Et là,  j'ai recommencé et j'ai surtout commenté...
Du coup, j'ai pris mes cornes et ma barbichette, et je suis rentrée en conflit... 

La maman à qui j'ai répondu,  si parfaite , pleine de "bonnes réponses" n'avait je pense, enfin je l'espère, pas de mauvaises intentions.
Mais bordel, un brin de bienveillance aurait été minimal face à la bouteille à la mer, lancée par la maman.
Son jugement, tranché et tranchant,   sur son enfant couché à 20h "car c'est comme ça"
à fait exploser son quota de perfection.
Et mon quota de "eh m'dame redescend sur terre stp, tu pètes au lit comme tout le monde" a lui aussi  explosé .

Il n'y a pas de bonnes réponses, ni de bonnes méthodes. Il n'y a pas de mauvais parents qui ne font pas ce qu'il faut pour coucher l'enfant à l'heure. Il y a des enfants différents, il y a des enfants qui dorment, des enfants qui ont peur, des enfants qui se réveillent etc...

Et je défie quiconque d'avoir LA réponse. Parce qu'en vrai, personne n'a la même méthode : l'histoire, le rituel, l'heure, le bain avant le dodo, les tisanes, les granules, les câlins à ne plus finir, les milliers de "pipi" ou de "j'ai peur", les "bisous câlins" etc 


J'ai expliqué mon cas et les nuits blanches d'Arthur . Elle m'a répondu, qu'elle aussi comme toutes les mamans, elle avait fait des "nuits blanches".
Mouais...
Je crois qu'elle n'a pas compris le sens exact du terme nuit blanche.
Nuit blanche pour Arthur,  c'est un cadrant complet sans dormir. 24h non stop, avec un petit éveillé, qui a besoin d'attention ou encore d'activités. 24 h non stop, où une sieste de 10 minutes peut amener du 36 heures sans dormir .
Et c'est attendre le lendemain soir en tenant à peine debout, parce qu'on à absolument pas fermé l'oeil, même pas 5 minutes assise aux chiottes.
C'est supplier le marchand de sable de passer, sous peine de le" choper "lui faire bouffer son sable de muise.  Parce qu'en vrai, c'est de la poudre de perlinpimpim qui marche pas, son truc.
C'est aller chercher soi-même Morphée un millier de fois en une seule minute.

Et c'est surtout espérer que le charmant bambin dorme rapido le soir, en priant pour qu'une sieste ne vienne pas achever tes espoirs d'une nuit "normale"...

C'est être terrassé par la fatigue, mais sourire quand même.
Et c'est aussi apprendre à lâcher prise et se dire, que ce que l'on fait c'est pour son bien.
 
Forcer n'est pas une réponse. 
Obliger n'est pas une solution. 
Punir n'est pas notre option. 

Alors oui, j'ai fait fi de ma promesse à moi même, mais j'espère que cette maman comprendra peut être que ce n'est pas à l'enfant de s'adapter, mais à nous.  Et je sais que de nombreuses autres mamans qui n'ont pas osé répondre sont de mon avis...
Tous les enfants ne dorment pas comme des robots à heure fixe.
Parfois, un petit électron libre,  peut bousculer les statistiques du sommeil.
Faire taire les meilleurs conseils pour dormir. Ou encore tous les articles des magasines pour parents qui ont réponse  à tout.

Parce que le "C'est comme ça", ne marche pas toujours !

Je n'ai qu'un seul conseil à donner aux parents qui comme moi, ont un train de sommeil en retard.
C'est de ne pas culpabiliser  et de ne pas chercher à "imposer" ou "s'imposer" à l'enfant.
Faire la guerre avant de dormir n'est jamais une solution. Le "dodo" viendra bien un jour...


"L'enfant doit avoir le droit de dormir quand il a sommeil, de s'éveiller quand il a fini de dormir, et de se lever quand il le veut." - Maria Montessori


Et chez toi " 20h un point c'est tout"  
ou " on fait au rythme naturel de l'enfant "?


Article dédié à tous les parents en manque de sommeil !

vendredi 15 juin 2018

S'équiper pour un quatrième : évaluer les besoins



Quand j'ai eu mon fils aîné, nous nous sommes équipés avec du matériel de puériculture neuf.
Et j'ai pris le temps de choisir telle ou telle chose, sans savoir si j'allais en avoir besoin. J'ai suivi ce
que j'avais déjà vu chez ma mère, chez ma famille, chez des amies, sans jamais me poser la question du besoin réel de mon fils, ou encore sur l'impact écologique de ce que nous achetions. 
J'étais prise d'une frénésie compulsive d'achats pour mon enfant si longtemps attendu.

Quand Adam est né, nous avions tout. Mais j'ai cessé de me servir du parc rapidement, de la baignoire en plastique, et d'autres petites choses. 
Je n'ai que peu utilisé le couffin que l'on m'avait offert, alors qu'il m'était "indispensable"pour Arthur. Il a alterné lit bébé et  cododo. 
Je crois que ma seule dépense a été mon écharpe de portage d'occasion, trouvée sur le Boncoin pour une trentaine d'euros.
En réalité, j'avais déjà pris de nouvelles habitudes , mais je ne le savais pas.

Pour Apolline, nous nous étions débarrassé, en déménageant, de beaucoup de choses comme le trotter qui avait tellement aidé Arthur à marcher, et qui n'avait pas trouvé bonheur  absolu avec Adam. Nous avons relégué dans le garage le parc pour "plus tard"... Et qui n'a jamais été ouvert.  Ou encore  le transat si vital pour Arthur, si important pour Adam et tellement encombrant pour ma fille qui ne restait pas en place.  J'avais amorcé la motricité libre au fil de mes lectures depuis 2013. Et donc, ce matériel ne m'était pas/plus indispensable.

Aujourd'hui, je souhaite continuer sur notre lancée. Mais en réfléchissant encore mieux à nos achats. 

Je dois donc faire le point sur ce dont j'ai vraiment besoin. Evaluer vraiment ce que dont bébé aura besoin.  Et commencer à m'équiper à sept mois de grossesse déjà. Alors que la chambre, n'est toujours pas commencée, alors que je n'ai encore rien acheté.

N'étant pas pratiquante absolue de la pédagogie Montessori, je ne mettrais pas le lit par terre.
Mais je vais donc créer le coin "NIDO".
J'ai vu les effets de la motricité libre sur Apolline, et  je suis convaincue de son bienfait.

Ai-je besoin de beaucoup, non je ne crois pas. Je suis vraiment en réflexion, sur ce que nous allons acheter. J'avoue que notre petit changement de consommation ouvre la porte à une réflexion plus "minimaliste". Même si nous en sommes très loin. Mais en vrai, avons-nous besoin pour notre quatrième de beaucoup?  Et pourtant, nous avons déjà tant avec nos quasi quatre enfants en moins de six ans.

 Ce que je possède déjà :
  •  LIT.
  • Table à langer + plan à langer dans la salle de bain.  
  • Poussette multi utilisation : cosy siège auto, landau. achetée pour Apolline et qui a déjà bien servie. 

Et la liste non exhaustive qui va évoluer, que je dois acheter, troquer, chiner ou créer ...
  • deux housses à langer + petites serviettes à poser dessus. (que je vais faire)
  • langes (j'adore les langes)
  • lingettes lavables / débarbouillettes (on en a jamais assez)
  • sac à langer / pochette à langer  (en vrai, j'utilise une trousse de toilette qui fait bien son usage et qui se glisse au fond du sac rapidement)
  • écharpe de portable ou sling (mais la mienne me suffira si je ne trouve pas ce que je veux)
  • 2/3 biberons en verre  (exit le plastique)
  • matelas pour le NIDO
  • tapis / couverture pour le NIDO
  • mobiles Montessori
  • Images en N/B pour NIDO  que j'ai trouvé à imprimer.
  • sucette en caoutchouc au cas où (difficile à trouver )

Je ne parle que "matériel" et non de toute la puériculture. Car évidemment, en  six ans, nous avons changé notre consommation de produits de puériculture, et tout ce qui concerne  les besoins de bébé au quotidien.

Cette quatrième grossesse, marque un tournant dans notre façon de voir notre parentalité.
En tout cas, on apprend de ses erreurs, et on tend à en faire moins avec le temps ...









jeudi 7 juin 2018

Brève de maman : Le laisser grandir, chaque jour un peu plus ...

Mon Adam n'est plus un bébé.

Il a quatre ans et demi. Un caractère espiègle , une grande volonté et un fort caractère.

En vrai, il a quatre ans et demi, mais pour moi, il est né hier. Ce colosse aux pieds d'argile, ce petit chou au coeur fragile, mon petit chéri.

Adam est "un petit grand", ou "un grand petit". Cela dépend des jours, cela dépend de son humeur.

Je continue à l'aimer en salopette, avec sa sucette . Comme quand il était bébé, parce que dans mon coeur de maman, c'est encore un tout petit.

Puis, il m'a demandé, de lui couper les cheveux comme son frère. Court... 
Avec des "pics" pour mettre du gel comme papa. Parce que papa met du gel tous les jours.
Il m'a presque supplié, parce que je ne voulais pas...

Je l'ai regardé dans les yeux. Lui qui est passé de jolies boucles blondes à la coupe au bol.
Lui qui a cette couleur de cheveux blond comme le blé l'été et d'une grande douceur ...

Et j'ai dit "oui, mon grand".

Le voilà, mon  rêveur, mon bébé câlin, mon si doux Adam, rentré dans le monde des "petits grands", ou des "grands petits",  toujours plus espiègle, et avec cet air coquin, que je ne lui connaissais pas.

Je le regarde, et je l'ai vu grandir d'un coup.  Mais tout au fond de moi, il reste mon tout petit à moi.

lundi 11 septembre 2017

Ai-je mis la barre trop haut?!



J'ai passé mon été à chercher des techniques pédagogiques, des outils d'apprentissage. A lire des livres pour aider mes fils à travailler. A vouloir faire bien, mieux que bien, trop bien. 

Au finish, n'ai-je pas mis la barre trop haute?  Oh que si ! 
Ne me suis-je pas mise une pression insoutenable ? Mais certainement !

Pourquoi, ai-je eu besoin de faire ces recherches, d'apprendre à faire apprendre? Je me sens si peut qualifiée...  

Honnêtement, la réponse est simple : parce que je refuse aussi que l'on pense que notre choix d'instruction en famille va mettre en échec nos enfants. 

"ÉCHEC" 

Non, impossible que je sois responsable de cela!
Pourtant c'est bien de cela qu'il est question. Comme autant de réflexions que l'on peut entendre sur le côté sociabilisation. Moi c'est le côté acquisitions qui me faisait peur. J'ai mis de côté, leurs capacités d'apprendre, pour me focaliser sur ma façon d'aider . Prise entre les pédagogies alternatives, les unschoolers, et les autres...  J'ai perdu mon chemin, pour le retrouver quelques semaines plus tard avec un profond "lâcher prise".

J'étais jalouse de voir que tel ou tel enfant du même âge que les miens, qui faisait telle ou telle chose mieux que moi ou que mes fils. Des activités que je ne savais pas faire, ou pire que je ne pouvais pas faire faute de matériel, de livres, ou encore de compétences.
 J'étais frustrée de ne pas être capable de savoir TOUT faire. 

J'étais contrariée d'être cette mère qui ne pouvait rivaliser avec l'école ou même l'immense Maria Montessori. La barre était vraiment haute! 

Je ne voulais absolument pas être cette mère, qui laisse son enfant devant un cahier d'activités et "débrouille-toi mon ga".  Ou encore celle qui donne à apprendre encore et encore...

J'ai regardé toutes le vidéo françaises et anglo saxonnes sur l'instruction en famille. Comme pour manger encore et encore plus d'informations. Et au finish obtenir plus de culpabilisation et d'insatisfaction face aux apprentissages, aux activités que je donnais aux enfants. Ce n'était pas assez! 

En vrai, j'ai mis la barre si haute, que même avec une perche, je n'aurai pu y arriver. 

J'ai commencé à douter. 

Douter de la perfection mise en lumière par quelques photo sur Instagram ou vidéo Youtube, ou encore quelques articles sur des blogs ici ou là qui me faisaient baver, regretter, ou m'horrifier.   
Oui, j'ai hurlé "OH MON DIEU" plusieurs fois devant certaines vidéo... 

J'ai commencé à douter des apprentissages que certaines donnent pour "faire bien", pour "paraître" en tant que mère, mais oubliant l'enfant en tant qu'apprenant.
C 'est là que le problème était. On se met la barre haute pour soi, et non pour l'enfant. Je ne voulais pas d'un singe savant, ou d'un ignorant chez moi. La frontière de l'un tient dans la volonté unique du parent, sauf quand il n'y a pas de prédispositions reconnues médicalement (test de QI, etc). Et de l'autre, dans ce qu'on apporte ou non  à son enfant en matière d'apprentissages et d'environnement culturel.

Heureusement, il existe des familles en IEF où l'enfant est au centre des apprentissages, et des blogs, des pages Facebook, ou des Instagramers qui sont sources connaissances et de partages. 

J'ai commencé à réfléchir à ce que je voulais laisser en souvenirs de leur MATERNELLE. Au sens premier, de Mater pour mère et Maternelle pour apprendre ce qui vient de la mère . De leur transmettre des valeurs, des sentiments et des savoirs. De combler leurs besoins d'apprentissage(s), en allant à LEURS rythmes, sans forcer, sans instruire à tout prix . Parce qu'au finish, ce sont des enfants. Ce sont MES enfants. 

Tout comme on décide de s'aimer, de se faire du bien, de reprendre le sport, j'ai décidé d'arrêter de me torturer l'esprit. Et de me dire, que oui, je fais des erreurs. Oui, je suis une mère qui apprend et qui fait apprendre,  très imparfaite, absolument pas omnipotente, ni omnisciente. 

Je  ne suis pas une Super mère  qui comble la vie de ses enfants par une espèce de  multi disciplines compulsive pour prouver que... 
Mais en réalité, pour prouver quoi? A qui? 
Parce que ce que cela fait juste BIEN de le dire ... 

Mes enfants ne m'en tiendront pas rigueur de ne faire que ce que je peux leur faire faire. 

Je suis certaine qu'ils savent que tout comme eux,  je fais de mon mieux !






 

NB :Il y a un concours jusqu'au 28 septembre 2017 dans cet article : https://littlebigmaman.blogspot.fr/2017/09/des-carpes-avec-la-toucan-box-concours.html

mercredi 15 mars 2017

Les petits papiers de la colère



Quand Arthur était bébé, il ne piquait pas de colère, ne hurlait pas pendant des heures et ne jetait pas ses jouets de rage. Peut être que tous ses besoins émotionnels étaient comblés. En tout cas, depuis quelques temps, nous avons droit à un florilège de sentiments plus ou moins démonstratifs.

Cela à commencé par le supermarché. Haut lieu de frustrations. Tout est beau, tout est à acheter. On veut tout mettre dans le Caddie... Les premiers "NON", ont créé de véritables crises de larmes, de hurlements et de stress parental. Oui, parce qu'avoir un magasin entier, nous regardant l'air dubitatif sur notre façon d'élever nos gosses c'est juste stressant. Exit la bienveillance, bonjour le jugement.  Au début, je me cachais, j'essayais de le calmer dans un coin, ici ou là. De bouger de l'intéresser à autre chose. Mais cela le frustrait encore plus. Émotions, Émotions quand tu nous tiens...
J'y arrivais mais cela prenait un peu de temps. 

Expliquer, câliner,  ET désamorcer... 

Toujours les paires d'yeux fixées sur nous. Toujours le regard des gens, les réflexions à haute voix... J'ai même dû faire un remontage de bretelles à une nana, accompagnée de sa fille de 7 ou 8 ans, qui s'est permise de dire de mon fils "que si c'était son fils, elle l'enfermerait dans le coffre de la bagnole". Oui, cette petite dame s'est permise d'émettre ce type de pensées à haute voix. J'etais dans le rayon à côté d'elle avec Adam, et je l'ai apostrophé pour lui dire qu'elle parlait de mon fils, et que je plaignais sa gosse du si peu de patience de sa mère; lui précisant que j'aurai aimé la voir "elle" avec  sa môme durant les crises . 

Ces derniers temps, avec tout ce qui arrive (l'école tout ça, tout ça), les crises d'Arthur, se sont portées sur les petits choses du quotidien. Quand je lui demande de ramasser quelque chose qu'il a fait tomber, ou quand je lui dis de ne pas se battre avec son frère, ou encore quand je le retrouve perché sur une chaise, elle même perchée sur un marche pied ou sur une table. Si si, le "Je me glousse du danger" prône Simba dans le roi Lion . Moi pas !Il se met dans des colères... genre le terrible "TWO" mais à 4 ans ... alors re Expliquer, câliner, ET désamorcer... 
C'est la loose, quand tu as juste envie de lui hurler "file dans ta chambre". ..
Mais ça aussi ça marche pas, du moins  pas avec moi.
J'ai droit à des poings serrés et un NONNNNNNNNNNN!!!!!!!!!

Du coup, tout mon charabia pour expliquer, qu'Arthur a fait une crise. Une sombre histoire de bonbons à la banane et de fraises tagada (le mal absolu) .  Il hurlait criait, balançait ses jouets...
Il était en colère contre MAMAN me disait il...
 Merci Tchoupi petit con pour ta participation à sa colère contre sa mère. Oui parce que soyons clair, Tchoupi il râle tout le temps, mais en plus, dans Tchoupi est en colère, il veut quitter sa mère et partir chez Tati. Manque de bol, j'ai pas de soeur, donc pas de Tati... 
J'avais acheté Tchoupi est en colère, pour essayer de lui faire comprendre, qu'après la "pluie, il y a le beau temps". Tu vois genre, la maman démunie, en face d'un petit chou . Mais cela à fait l'effet inverse, genre "normaliser" sa colère et la reporter sur moi  et moi seule (papa Dieu Suprême) . Oui parce que c'est "normal" qu'il soit en colère contre maman. D'ailleurs, Petit Ours Brun est aussi en colère contre maman. Pauvre maman, c'est toujours elle qui trinque !

Je me suis tournée, vers l'album Grosse Colère que l'on peut trouver à la Fnac ici . Il a porté ses fruits. Puisque c'est "papa" qui envoi le petit garçon dans sa chambre . Et franchement, ça change la donne et la vision de l'enfant.
J'ai tout de suite adoré cet album, et les loulous aussi.  Parce que justement, la colère est matérialisée et fait des choses pas jolies jolies... Et la colère qui détruit tout, devient beaucoup plus petite au fil des pages. Puis si tu veux découvrir l'album c'est par ici :


Mardi, à l'issu de sa colère banane contre tagada  qui a vu mon El Diablo, tout chambouler dans la maison. Et vas y que je te vide la caisse de jeux des Tut tut mobile, que les peluches soient jetées à travers le salon, que le pot de crayons (son précieux) , soit éparpillé sur le sol. J'ai attendu que ça passe...


Puis j'ai invité Arthur a dessiner ce qui n'allait pas à exprimer sa rage (toujours contre moi) . Il m'a montré ses dessins, puis les a déchiré un a un ou roulé en boule.  A la fin du dernier, le calme était revenu, et il est venu me faire un câlin . Un peu comme dans Grosse colère, la colère était partie.

Et j'ai trouvé ça chouette comme technique. Du coup va falloir que je me traîne au supermarché avec une ramette de papier, et des crayons... ou que je trouve une autre alternative.

Bon j'avoue ce n'est pas  écolo sur le moment. Mais je m'en fiche, puisque ça marche...

lundi 27 février 2017

Bilan après 6 mois d'école ...

Cela fait 6 mois que les garçons sont à l'école. Avec plus ou moins d'assiduité, compte tenu de la férocité des microbes et l'accumulation des maladies qui se sont abattues sur nous.. 
Ceci dit, je peux dresser un bilan...



Points positifs :

La parole : Arthur s'exprime mieux. Il fait des phrases complexes, alors que ce n'était pas le cas avant. Il utilisait son langage à lui ou signait (ma plus grande erreur c'est d'avoir signé avec lui).
Même constat pour Adam, qui est au même niveau que son frère de ce côté. Ils ont commencé à parler ensemble. Vive les grossesses rapprochées. Mais il y a un gros gros mieux... Même si je sais que l'orthophonie fera bientôt partie de notre vie.


Les "copains": ils sont avec d'autres enfants. Ils jouent avec d'autres enfants . Et ils interagissent avec des autres personnes que papa, maman et la famille.  Alors oui ça c'est positif. Mais a priori, l'instruction en famille c'est le cloître et on ne voit personne. FAUX . Mais  bon passons. Cela reste positif.
Par contre les copains disparaissent après l'école. Pas de copains au parc avec eux. Ou pas de maman qui veulent que les copains viennent chez moi. Alors honnêtement, les copains c'est juste à l'école. Ce n'est pas vraiment une "vie sociale".

Les activités : alors sur ce coup là, c'est mezzo mezzo , car depuis bébés, ils ont fait beaucoup d'activités dessins bricolage, lecture, etc. A l'école c'est organisé et ça change au quotidien.Puis on fait des trucs que maman n'a pas fait faire ou ne fera pas faire.

Je pourrai parler d'autonomie, mais là, c'est pas vraiment flagrant...  


Points négatifs :

La violence. Inexorablement, c'est la violence qui me vient en premier. Entre eux, ou sur les autres. Ou même sur les jouets. Oui la violence est entrée dans nos vie, j'en parlais ici, et on ne peut pas l'ignorer.  Elle a plusieurs visage. Celle qu'ils montrent, celle qu'ils cachent. Celle des coups sur l'un ou sur l'autre et celle des hurlements aussi.
Et ça, à même empiré depuis janvier.

Le sommeil: Non Arthur ne dort  pas mieux. Et depuis l'école, c'est Adam qui dormait bien, et qui a pris le chemin de son frère. Nous avons donc deux enfants, qui ont un sommeil incontrôlable et un endormissement plus ou moins tardif.  Avec un Doudou grognon, alors que ce n'était pas le cas.
Les jours d'école c'est même pire, car les siestes, font retarder son sommeil. Clairement avec le dodo de l'école, c'est minimum 22H 23H... . Alors je dois jongler le matin, en les réveillant le plus tardivement possible.
On m'avait dit "tu verras avec l'école, ça se tassera" énième mensonge  sur le sommeil.

L'esprit de compétition : Alors curieusement, ça peut rendre fière la plupart des parents. Moi pas. Je n'ai pas introduit de compétition entre eux. Au contraire, l'entraide et le chemin "ensemble" depuis leur naissance. Depuis janvier, j'ai droit à des "Arthur a gagné"" 'j'ai fait ça ou ceci avant lui" "Doudou a terminé avant Arthur" etc.
Et ça m'agace. D'une part, car ils ont un an d'écart et que physiquement ça se voit beaucoup. Cela met en difficulté le plus petit, par exemple pour les jeux extérieurs. Et d'autre part, car ça ramène à l'échec  à la peur de ne pas y arriver, et c'est ce qu'il me met en rogne. Je ne pense pas que l'esprit de compétition hors activité sportive, puisse rendre service à l'enfant surtout pas à 3 et 4 ans. Arthur va jusqu'à corriger les dessins d'Adam en y mettant de V ou des X. Car il a "mieux fait".
Je n'aime pas du tout.

La peur du noir : Avant l'école mes enfants n'avait pas peur du noir. Si si, point de veilleuse, ou même pas de lumière quand ils allaient aux toilettes. Et du jour au lendemain, et pour les DEUX, la peur du noir.  Impossible d'éteindre les couloirs s'il fait nuit, et surtout, chose qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est que les DEUX veulent que je reste dans les toilettes avec eux., que j'allume etc.  Alors que ce n'était pas le cas avant. Alors c'est peut être une broutille mais ça reste négatif .

La fatigue : les cernes ne les quittent plus. Et ils ont moins de vivacité ou pire... beaucoup trop. La mauvaise fatigue proche de l'énervement qui les transforme en monstres toute la soirée ...

Les maladies: alors là, c'est le négatif absolu. Le nez qui coule et le mal de gorge c'est le quotidien. Les 40° de fièvre et autres maladies, c'est juste la cerise sur le gâteau.

Les blessures: alors ça va ,avec la violence à l'école.  Arthur a pris un coup en novembre et a une dent de lait qui devient grise devant. Il s'est ouvert l'arcade en février et ça laissera une cicatrice .
 Doudou, s'est fait une bosse et a des bleus sur les tibias et des égratignures sur les genoux.
En bref, les bobos s'accumulent, et ça me met en boule.

Les pleurs: Doudou a des larmes le matin depuis janvier. Il y allait avec plaisir, et là, ce n'est plus la cas. Le changement de maîtresse sûrement.  

Le petit détail qui tue : Adam tenait correctement son stylo, feutre ou crayon, et aujourd'hui,  ce n'est plus le cas. Alors je retravaille sur les doigts qui tiennent "correctement" l'outil scripteur(oui ça s'appelle comme ça). Bref, une petite régression. 

Le mensonge : oui tu sais, le mensonge. Parce que raconter à un enfant à la cantine, que c'est "maman" qui a cuisiné ... bah moi j'appelle ça du mensonge. Et mes gosses ne sont pas dupes. Et mes gosses ne mangent pas. Sinon ce serait trop facile.
Oui, mentir à un enfant, c'est a priori autorisé. Oui lui dire que MAMAN fait quelque chose, pour le motiver à faire quelque chose qu'il ne veut pas faire... C'est comme l'esprit de compétition, ça ne rentre pas dans les apprentissages  et l'éducation que j'ai mis en place depuis leurs naissances. J'ai concédé le gros bonhomme rouge à Noel, car ça fait plaisir à Cher et tendre, mais là , j'ai vraiment du mal avec le procédé. Du coup, avec "Littlebigpapa" on s'est dit NON ils n'iront qu'en extrême urgence... La récurrence de la salade de hareng  ou des tartines de pâté de foie, y sont aussi pour beaucoup...

 Voilà pour le bilan. Alors, il est pas très glorieux, le négatif ressort largement.  Parce qu'il est important, parce qu'il est présent, parce qu'il m'énerve.  Et parce que je remets en cause beaucoup de choses à propos de l'école. Cela ne serait que de moi, je retournerai illico en IEF .

Il nous reste une semaine de vacances encore. Et j'en profite pour "travailler" avec eux. En jouant, en découvrant. En s'éclatant, comme avant...


 Et pour tes enfants, cela se passe comment?



vendredi 16 décembre 2016

Qu'allons nous acheter?

Petit Papa Noël
Quand tu descendras du ciel
Avec des jouets par milliers
N’oublie pas mon petit soulier
[…]
Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m’as apporté
Tous les beaux joujoux que je vois en rêve
Et que je t’ai commandés 

"Avec des jouets par milliers"... 

"AVEC DES JOUETS PAR MILLIERS" !!!

Non mais HO HO HO , Vieux bonhomme rouge, calme toi un peu hein, je ne suis pas Riche, et je n'ai pas d'usine à lutins qui fabriquent de leurs petites mains, les joujoux (en Chine ou à Tombouctou les oies)





Bon il est un fait, que mes enfants sont ce qu 'on appelle des enfants "gâtés" pourris. J'assume !!!
Ils ont beaucoup de jouets. 

Les boites regorgent de tout, partout. Playmobil, Tut Tut mobile,  Monsieur Patate, pompiers en tout genre, Duplo, Lego, Mega bloks, peluche,  robots, etc se côtoient dans un joyeux bazar.
Dans l'ancienne maison, nous avions une salle de jeu. Dans celle ci, ils partagent leur chambre ET tous les jouets ont atterri par-ci, par-là et un peu partout.
Même rangée, la chambre fait bazar ...
Tu rajoutes à cela, un soucis pour jeter (Au secours Marie Kondo) et voilà, ça donne beaucoup beaucoup trop de choses dans cette chambre...  Bah quoi?! comment veux tu jeter les 5 Sophie la Girafe, reçues en cadeaux mangées et machouillées des milliers de fois.Comment veux tu jeter les Robocar Poli cassés, ou encore les Action Man, récupéré de mes petits frères, à qui il manque jambes ou bras? ... 
Non impossible  !!! 
Quand ils jouent ça devient vite du n'importe quoi, qui prend 1h de rangement en moyenne...Et c'est "bibi" qui s'y colle...

La question s'est posé des cadeaux cette année : 


Que va apporter le gros bonhomme rouge, au pied du sapin?

Dans la liste au "PAPA NOEL" des enfants, il y a en gros beaucoup beaucoup de choses, et je m'interroge vraiment sur chaque objet:

Une cuisine Ikea et ses accessoires, un établi de bricolage, deux voitures télécommandées, un robot qui se transforme en voiture, une batterie et une guitare, des jeux de société, des DS Mario Kart et Mario machin etc... 

ET les listes des loulous sont longues...


Qu'allons nous prendre? La question se pose, encore et toujours...


Parce qu'il est hors de question que nous prenions tout. Eh oui, gros vicelard, je ne me ruinerai pas jusqu'en juillet pour que toi seul soit loué et remercié par mes mioches à moi !!!. 

Je lutte depuis 4 ans; avec Cher et tendre, qui a manqué de tout pendant son enfance et qui refuse de dire non. Si si, je te jure, il est capable de dire "non" pour plein de choses, mais pas à ses mômes...  Pour lui tout "acheter", ce que les enfants désirent, fera le bonheur des sales mioches qui ont tout compris à leur père. C'est un peu, comme si avoir beaucoup de cadeaux au pied du sapin, était un gage de Noël réussi. Comme, si en offrant, tous ces joujoux, il déculpabilisait  ou décompressait de son enfance difficile. 

Comme je dis souvent "non" (oui je suis la mère fouettarde) .  Mais que je pisse dans un violon . Il va jusqu'à acheter en cachette pour que je lui gâche pas SON plaisir. 


Oui parce que soyons clairs et honnêtes. On se fait plaisir, nous parents en achetant autant pour nos mômes.   
On se fait plaisir pour leur faire plaisirAlors que l'on ne se pose pas les bonnes questions. Comme où va t on le mettre? va t il vraiment servir alors qu'il a déjà une pleine boite de marteaux de fausses perçeuses etc... ? Un établi oui, mais lequel?  (je cède presque ça se voit?! )...

En vrai de vrai, je suis certaine , que mes gosses se fichent  comme de leur première couche, d'avoir une tonne de jouets. Qu'ils se fichent de l'abondance que leurs faibles parents offrent sous l'étendard du pseudo Père Noël.  Ils aiment et ils jouent,  souvent avec les mêmes jouets . 

Ils se fichent d'avoir tout de neuf, et pour tout avouer, nous achetons beaucoup d'occasion et heureusement, car le banquier n'aimerait pas . 
Ils se fichent d'avoir les derniers jouets à la mode (enfin presque ça commence à l'école les marques et tout le tintoins).Mais les sollicitations sont nombreuses, et cette année, tout à commencé tôt. 
Depuis octobre, les catalogues de jouets inondes les boites aux lettres, les publicités nous martèlent que la CB va chauffer, et surtout les jouets de toutes sortes, défilent devant nos yeux et SURTOUT leurs yeux... 

La liste s'est allongée si vite, que mon stylo Bic a rendu l'âme... (si si je te jure)... 

Ils ne sont pas pour autant blasés. La magie opère encore et heureusement ! 

Que ce soit pour un jeu de carte des Barbapapa à 3 francs 6 sous, ou même pour la surprise qu'ils ont déjà eu 10 fois dans le Kinder Surprise. Leurs petits yeux brillent et brilleront de voir 1, 2 ou 10 cadeaux... 

Nous n'utilisons pas le chantage "attention si tu n'es pas sage", ni le trop "tu donnes ta tutu au Père Noël" ou encore "range ta chambre sinon..." le tout sur fond de crainte d'un passage ou non du vieux bonhomme. Du coup, cela ne diminue pas le nombre de cadeaux. Mince alors !!!

De toute façon, ils savent qu'il passera .  C'est inscrit sur le frigo avec le calendrier masting tapé de maman où la cheminée qui bouge de carré en carré, de date en date jusqu'au "HO HO HO" du 25 . 
Oui, parce que les cadeaux, chez nous, c'est vraiment le 25 décembre au matin. Et depuis 4 ans que nous sommes parents j'y tiens. C'est un peu comme le seul rituel auquel je tiens plus que tout. Faire que le réveil et que la journée soit la meilleure, pour qu'ils ne l'oublient pas. Pour que dans 10 ou 20 ans, ce ne soit pas le robot qui se transforme en voiture qui prenne la place dans leurs souvenirs, mais le moment du déballage, le moment où toute la famille ensemble découvre les cadeaux...

Alors qu'allons nous prendre cette année? A j-8 je suis incapable de le dire. (j-8  OH MY GOD !!! )

Et, comme l'an dernier,  je dirai "oui vas-y, tu peux prendre ça". Parce que finalement c'est mon rôle de Mère Noël et c'est le rôle de Cher et tendre, de faire le Père Noël. Mais non, ils n'auront pas tout. Surtout, ce qu'il y a sur leurs listes. Parce que même si, c'est un peu à cause de nous, qu'ils sont gâtés ''pourris'', on se doit de leur apprendre que NON, on ne peut pas TOUT avoir ... 



Et chez toi "joujoux par milliers"? ou "joujoux mesurés"?... 

Pour le prochain article je te parle de notre immense joli sapin... ( eh oui, on l'a enfin trouvé !!!!)