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mardi 21 juin 2016

Le congé parental : et 2 ans de plus…



J'ai mis 8 ans pour avoir mon grand. Je  ne me voyais pas travailler, ne pas le voir, le confier à des étrangers pour le garder. Non. De toute façon avec mon cher et tendre, nous avions décidé que je resterai à la maison si nous avions la chance d'avoir un enfant. 


Ô miracle, j'ai été enceinte. J'ai arrêté de travaillé. Je savais dès le départ que la grossesse serait difficile.

Il est arrivé.

Après la fin du congé maternité, le congé parental de 6 mois, a commencé. Le bonheur de ne  pas à se soucier de ce qui allait se passer pendant ces 6 petits mois...



J'ai profité de lui, me suis concentrée sur lui, et nous avons appris à nous connaître. Je l'ai laissé aller à son rythme.

Arthur  ne dormait déjà que très peu depuis la maternité. Et si j'avais dû travailler, je n'aurai pas pu assurer avec la somme de fatigue de tant de nuits sans sommeil. Le congé a pris fin, je n'ai pas repris le travail.



Nous avons pris la décision d'essayer d'agrandir la famille. De reprendre les essais, les traitements...


Doudou est arrivé .



Et là, j'ai pu bénéficier du congé de 3 ans. Rester à la maison et m'occuper d'eux.  Et prendre notre temps.



Alors certes, je ne suis pas "épanouie" professionnellement, certes ma maison ne ressemble à rien, c'est le paradis du jouet . Je n'occupe pas tout mon temps aux corvées (enfin presque), et encore moins au repassage comme je l'ai vu dernièrement sur d'autres blogs de mamans, qui parlait "burn out" maison. 
Mais je m'occupe d'eux. Et je suis heureuse dans mon rôle de maman à la maison.


Pourquoi cet article?



Parce qu'avec cette grossesse, je continue en congé parental. Je continue, jusqu'au 2 ans de ma princesse, je continue sur la même lancée. Je continue à profiter d'eux, et de la découvrir, Elle …



Il y a peu; on m'a "accusé" d'avoir prémédité cette grossesse pour ne pas reprendre le boulot. Je n'ai jamais caché mon désir de petit 3 ème NON PLUS. Et j'ai toujours dis que je retravaillerai "après".



"après oui, mais quand"?



Cette réflexion/question, je l'ai eu également de proches et d'amis, comme si j'abuse du système, comme si je "glande" en"vacances" à la maison.



L'an dernier, un banquier pour notre projet immobilier, s'est permis de me dire "ma femme a repris le travail, vous devriez faire de même au lieu de rester à la maison". Exprimant son dégoût pour les femmes oisives qui restent à la maison, pour celles qui ne sont pas des working girls et qui ne mettent pas du"beurre dans les épinards".



A ces gens, je réponds que j'ai mis 8 ans pour avoir mes enfants. 8 ans pour construire notre famille.

J'y ai laissé beaucoup, et j'ai gagné le droit de m'occuper d'eux.  J'ai cotisé pour cela pendant toutes mes années  de travail, j'ai le droit de les voir grandir, comme "moi" je le souhaite, comme leur père et moi le souhaitons.

Je ramène ma part au foyer, que ce soit en ménage, en garde d'enfants (coût d'une nourrice économisé pour 2 enfants), mais aussi grâce à mes trimestres cotisés, je touche actuellement le COLCA (complément optionnel de libre choix d'activité) et demain quand la choupette sera là, le nouveau PreParE (prestation partagée d'éducation de l'enfant) que nous ne partagerons pas, puisque l'homme ne prendra pas la 3eme année. Car il ne faut pas se leurrer, dans le privé, ça marche beaucoup moins bien,  que chez les fonctionnaires (salaire inégal et pérennité remis en question post congé)…



J'ai donc quand même un petit revenu. Et je mets ainsi un peu de beurre dans les épinards.



Pour tout t'avouer, avec le banquier, j'ai été un peu plus rude, mais il l'a bien cherché. Et je lui ai dit que si sa femme "avait pu pondre" quand elle le voulait ce n'était pas mon cas.  Il est resté stoïque, et nous n'avons pas eu le prêt immobilier.  Pas grave, puisqu'une semaine plus tard nous apprenions la future mutation de mon mari.



Alors, pourquoi le congés parental est si mal vu?



Je ne sais pas, c'était déjà le cas, pour ma mère, qui élevait 5 enfants. 20 ans plus tard, rien n'a bougé, rien n'a changé… 

Je pense à toutes les femmes qui ne peuvent en bénéficier, qui ne peuvent pas arrêter de travailler, ou qui ne le veulent pas. 



En tout cas, moi, je suis heureuse et décomplexée de pouvoir le prendre. 





Pour lire d'autres articles sur le sujet:



Un super article, sur "comment survivre, en congé parental. Tu y retrouveras les infos CAF et bien d'autres petits conseils .  https://normalewoman.blogspot.fr/2015/05/petit-guide-de-survie-en-conge-parental.html








samedi 30 mai 2015

brèves de ma vie, une semaine un peu mouvementée...

Depuis quelques jours je n'avais plus internet, vive la 3 G. Comme l'été dernier et vive le Wimax et la zone blanche...

Enfin bref, autant l'an dernier, nous avions fêté Pentecôte avec des amis, autant cette année,  c'était chargé ...

L'anniversaire de mon cher et tendre, et mon frère et une "copine" venus nous rendre visite, et les 40° des loulous "maladeux"(maladeux = malade x 2 enfants)... genre la totale: vomito, morve et  j'en passe... Oui je sais que c'est pas glamour, mais qui a dit, qu'avoir des gosses , c'était "Happy Days" tous les jours?! ... Qui ? parce que celui là, je suis certaine qu'il a jamais ouvert sa porte au facteur avec le tee shirt tâché de morve, pas lavée de 3 jours ou presque, regard  dans le vide et cernes jusqu'au menton... (vécu plus ou moins)

Puis celui qui m'a chipé le mode "off" des chouineries des hurlements etc... est attendu de pied ferme, parce que "maladeux"et antibio c'est juste la divine comédie du "plus malade que lui"... si si je te jure, à quasi 3 ans et 17 mois on joue la Castafiore version Tintin qui brise les oreilles, les vitres et les "roronesses"...

Puis pour bien faire, un petit tour aux Urgences le jour férié, où nous avons été accueilli par un dragon,  qui n'a pas hésité à dire  à mon fils, je cite: "si tu te calmes pas, je fais sortir tes parents..."
 si si et tu crois vraiment que si la "madame" avait osé dire "sortez" je serai sortie?  Queneni, j'y suis j'y reste, mais si j'ai perdu mon audition avec les hurlements de mon rejeton, déjà prêt pour The  VOICE, ou l'incroyable talent... 
Et je te parle pas du questionnaire et du regard inquisiteur car mon fils hurlait pendant qu'on le déshabillait, genre c'est pas normal qu'un gosse n'aime pas être à poil, nu et cru comme un vers...
Il déteste être nu depuis la maternité, mais ça, c'est sur, ce n'est pas inscrit dans le carnet de santé, par contre toute la famille peut l'attester, vu les HURLEMENTS des changées et du bain...
Oui, ma foi, t'aimerai être à poils devant des inconnus? Moi pas !
Bref, rien de grave, un changement d'antibio, beaucoup de fatigue, genre 5 nuits sans dormir plus de deux heures...  et c'est repartit comme en 40 ...

Tu les vois les cernes sous les yeux? tu la sens la fatigue extrême? de la mère épuisée...

Ma cousine  a donné naissance à son fils, je t'en parlais ici
Un petit soleil de 960g, pour 27sa+2, en bref, beaucoup d'inquiétude pour ce minus qui doit absolument prendre des forces et grandir...



Enfin bref, voilà la fin du congé maladie de monsieur qui va mieux (merci kiné, toubib etc), et le début de l'angoisse de la journée en solitaire  avec mes minis ... enfin ça c'est pas pour longtemps, parce que je pars 3 semaines en juin chez ma mère...

Ma life de mère au foyer n'est pas très folichonne. Oui, bref, j'ai rien à dire... enfin, ça c'est ce qu'on peut croire... Car entre le gugusse qui m'a mal reçu ou plutôt qui a refusé de me servir chez Leclerc Média OLORON SAINTE MARIE (t'as vu je précise) car accompagnée d'un marmot larmoyant en poussette, et ressemblant à Zezette du Père Noël est une ordure (j'exagère si peu)... enfin, j'étais en mode sportwear, pas talons aiguilles, mini jupe blonde épilée du "schnaps", il m'a  catalogué bas de gamme, et non riche Madame ...
Bref, voilà, traitée comme de la muise, je n'y retournerai pas.
Eh oui "Msieur," je suis Mère de Famille, pas SDF, et quand tu passeras 100 ans sans dormir de la nuit, tu pourras l'ouvrir avec dédain.  AH OUI j'ai pas un IPHONE, certes, mais mon LG tout neuf, tout récent qui vient de sortir et que tu connais pas,  c'est pas de la merdouille non plus...ALORS la prochaine fois qu'on vient te gratter une coque standard, ne soit pas dédaigneux connard et toi monsieur Leclerc fais gaffes avec tes employés, ils veulent pas vendre aux gens normaux...


Cette semaine, j'ai aussi essuyé des réflexions familiales, tu sais, l'enclume qui tombe du ciel, et dont tu t'attends pas... la critique qui sort et que tout le monde pense, sans rien te dire... mais qui sort comme ça... Ces petites réflexions m'ont retourné le cerveau, l'estomac et tout le tintoin. Mais en gros, mon mari doit être malheureux car j'allaite, que je suis maman et non femme, que je ne travaille pas, que je prends pas soin de moi etc etc...

 Oui je suis maman à la maison, non je ne sers pas à rien, et oui mon mari ne me voit pas différemment car j'allaite, il m'aime depuis 14 ANS, et lui aussi en a chié bavé pour avoir nos deux mômes ... et oui encore je ne suis pas prête à reprendre le travail, et ça tombe bien, j'ai encore 1 an et demi de congés parental et peut être plus si je fais mon troisième. Oui parce que je suis une vraie poule, j'aime mes gosses, j'aime les gosses etc...
Et non, effectivement, j'ai pas vu de coiffeur depuis juin 2011. Les dernières mèches "orange" au lieu de blondes, loupées glorieusement par un salon de coiffure réputé,  m'ont dégoûtées des coiffeurs, et oui, ma trousse à maquillage est rarement sortie. Parce que franchement, me maquiller pour aller nourrir mes poules ça fait un peu "as been" non? ... j'habite à la campagne, pas sur la Riviera...

Bref, voilà, la personne qui m'a fait ces réflexions est toute jeune maman, et peut être qu'elle comprendra  qu'être Maman à la maison c'est BEAU et qu'il n'y a rien à dire. Que non, on peut être féminine et avoir des choses à dire à son homme le soir. Et je cite parler d'autre chose que "des trois pipis et 2 cacas des enfants"...

Allé pour la note d'humour, voici mon tout premier"Duckface"... oui tu sais, plisser la bouche et ressembler à Nemo... pour faire plus mince...
Bah ça s'appelle un DUCKFACE, c'est ultra pratiqué sur Facebook, entre les blogueuses ou les stars (Kim Kardasian en est la star) et comme c'est nouveau pour moi je n'hésite pas à partager, oui faut bien que tu te moques aussi...



 Franchement c'est moche, mais c'est drôle  !!!



Allé bonne fin de  samedi à toi qui vient de me lire...

samedi 17 janvier 2015

Le jour où j'ai refusé un job...

Bon, tu ne le sais pas, mais avant j'avais un métier. Avant, j'étais active. Avant je travaillais...
Bon, tu me diras c'était avant, parce que maintenant j'ai des enfants (clin d'oeil à Candice Anzel de  "Avant j'avais une vie, maintenant j'ai des enfants" )...


En Novembre 2011 après mon joli + , et ma grossesse attendue durant 8 ans. J'ai fait le choix d'arrêter de travailler. Arrêter pour me concentrer sur cette petite vie, l'élever dans ses premières années... Lui et son frère qui nous a rejoint un peu plus tard...

Mais voilà, dans mon dernier job, j'ai fait mes preuves, j'ai animé des ateliers pour demandeurs d'emploi, j'ai accompagné, et suivi des personnes  en recherche. Oui si tu l'as pas compris, je suis enfin, j'étais conseillère en recrutement ou conseillère en insertion (ça dépend de l'employeur et deS personnes accompagnées).
 
Jeudi dernier, une ancienne collègue m'a téléphoné pour me proposer son job. Son job sur mon territoire, dans le village d'à côté à mi temps ou à temps complet si je prenais un autre territoire et le tout en cdi, payé une misère, avec des bénéficiaires du RSA (que je connais sur le territoire)...

J'ai fermé les yeux, inspiré, expiré et respiré. Puis j'ai doucement refusé.
Être à la maison est un choix. On a un manque à gagner certes, je suis un peu isolée, certes,  mais c'est MON choix.
Ce choix, je le défends, je le justifie parce qu'on me juge. "COMMENT tu veux pas BOSSER ?!"
Eh beh non, je VEUX PAS...


Après j'ai lu dernièrement sur le facebook d'une "coach":  "je suis une meilleure maman depuis que je travaille" . Cette personne expliquait qu'en étant à la maison, elle ne s'occupait pas de sa fille, et qu'en retravaillant c'était mieux.
Ces paroles m'ont frappé, non pas parce qu'elle préférait travailler pour mieux s'occuper de sa fille.  Parce que pour moi c'était juste l'inverse. Je ne pourrai pas bien m'occuper de mes fils, jouer avec eux, appliquer la diversification alimentaire menée par l'enfant, faire entrer Montessori dans nos vies, ou même respecter leurs rythmes de sommeil, si j'avais dû travailler. Alors certes, je suis en congés parental, certes mon mari fait "bouillir la marmite"... et je mesure cette chance. 
Alors voilà, j'ai refusé un super job. Je suis certaine que j'aurai une nouvelle opportunité quand le moment se présentera.

Et toi, qu'aurais tu fait?