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mercredi 25 juillet 2018

Le pouvoir des rêves

Dans la nuit du 15 au 16 juillet j ai fait ce rêve que toute future maman angoisse de faire.
En me réveillant j ai mis ma main sur mon ventre. Tu as bougé.  J ai souri et je "t ai dit "bonjour mon fils".
Ce rêve, il m 'a suivi toute la journée,  comme une nausée qui reste , comme un boulet que l'on traîne. 
Il était là pendant cette éprouvante journée de rendez vous. Il s'est presque  effacé  quand je t ai vu à l echo . Quand j ai signalé que tu bougeais moins. Quand on a vu ton petit coeur qui battait.
Puis ce rêve, ce rêve si nauséeux est devenu réel. 
Et la nausée  m a envahi depuis hier. Un peu comme la nuit recouvre le ciel.
Elle ne me quitte pas. Elle me rappelle sans cesse ce moment de joie quand tu as toqué à ma main. Quand je t ai dit
" bonjour mon fils".
J étais prévenue.  Ce rêve  était un avertissement.
Hier, tu n as pas toqué  à ma main quand ce rêve est arrivé dans la réalité . Ni ce matin quand je me suis réveillée  dans cette chambre d'hôpital.   
Au lieu de te dire "bonjour mon fils", je vais devoir te dire "adieu mon amour ".
Au lieu de sourire, je vais continuer à verser mes larmes.  Au lieu de t'accompagner sur le chemin de la vie. Ton père  et moi, nous allons t'accompagner dans le froid et les ténèbres. 
Ce rêve était mon pouvoir de faire en sorte qu'il ne devienne pas réalité.  Ce rêve était le bip d'alerte, pour dire "écoute moi, tu vas vivre un drame, le coeur de ton enfant va s'arrêter".
Et je n'ai pas écouté.  Et je n'ai pas insisté.
Ce n'était qu'un rêve...
Ce rêve avait un pouvoir immense,  celui de ta vie plutôt que ta mort...
Le pouvoir des rêves est immense  ... 
J ai tellement rêvé de cette voie basse et  de cette naissance  où j'accompagnerai mon enfant dans sa venue au monde. Je l'ai rêvé si fort pour Arthur, Adam et Apolline que l'on me l'a retiré  pour toi avant même que je puisse décider ou le demander . Avant même que t'es petits doigts soient créés, avant même  que tu décides ou non de venir un jour J...
Ce rêve devient cauchemar, parce que c'est le protocole. Et ce cauchemar  n'est que le début ...
Le pouvoir est parti. Les rêves aussi. Ils ont emmené  avec eux l'espoir et la joie.
Mais ils m'ont laissé  cette immense amour que j'ai pour toi, au milieu de ce vide immense, sombre et terrifiant. 
Je dois donner la mort, plutôt que donner la vie. Réaliser un rêve, qui est devenu cauchemar.
Comment vais-je pouvoir rêver à nouveau?  Comment se réveiller,  te sentir bouger et te dire "bonjour mon fils" comme lundi dernier ?



jeudi 19 juillet 2018

Dernière ligne droite : les derniers rendez vous avant la naissance



Le bout du chemin est presque en vue. 
Cette grossesse se termine  bientôt. 
Et les derniers rendez vous déjà  sont passés...

J'ai vu pour la dernière fois ma gynécologue, et je sais maintenant qu'elle sera en vacances pour le jour J, même si ma césarienne est prévue pour son retour...
Je le sais, après 2 "faux travail" et quelques petits signes, mon corps me dit "bientôt, bientôt..."

De toute façon, je me suis résignée, à arriver en travail comme pour Apolline, d'être opérée par le premier toubib de garde, et surtout de ne pas avoir la naissance de mes rêves. 
Cela peut paraître bizarre, cette résilience, cette acceptation sans peur ou angoisse ou presque. Surtout avec le passif. Mais ces derniers mois, j'ai fait un gros travail sur moi-même. Et avec les soucis de bébé, la peur au ventre du second trimestre, j'ai décidé de me concentrer sur l'essentiel.

J'ai également vu l'anesthésiste, une adorable jeune femme, qui doit parler de mon cas au prochain "staff". Elle va pouvoir demander à ce que je puisse choisir ma position le jour de la pose de l'anesthésie. Je refuse le bout de table et devoir faire le chemin pour aller jusqu'au milieu de table en me hissant de mes bras seule (voir mon article sur la violence obstétricale) .
Elle doit aussi expliquer pourquoi , il faut une rachi et une péri compte tenue de la durée de la césarienne qui sera prolongée par la ligature des trompes, et surtout préciser ma résistance aux anesthésies.

Je sais aussi que ce ne sera pas elle, pour le jour J. Elle me l'a dit.  C'est dommage, j'ai eu un bon feeling avec elle. 

J'ai terminé mon tout dernier rendez-vous  avec l'infirmière qui organise l'hospitalisation.
Ma demande de chambre particulière,  télé etc...
Elle m'a donné les documents pour le jour J. Et surtout le protocole d'arrivée "douche la veille et le jour j, et "vêtements propres", taille du bikini avec une tondeuse et non un rasoir ... etc

Ma gynéco, voulait absolument que j'arrive le matin même de la césarienne, et l'anesthésiste la veille.Donc, il a fallu avoir la bonne date.
A moi de faire une prise de sang la veille ( R A I et coagulation etc), si jamais bébé reste au chaud encore presque 20 jours (ce que je doute vraiment)...

Quoiqu'il arrive, je sais que celle qui m'a césarisé pour Apolline n'est plus là. Elle a pris son poste dans un autre hôpital.  Donc, je suis rassurée, et  presque sereine (presque j'ai dit ) mais triste pour la maternité qui a vu naître mes fils, puisqu'elle y officie ...

Je dois maintenant trouver une sage femme, qui veuille bien se déplacer jusqu'à chez moi, pour un monito. Le rythme de bébé était trop monotone, même actif. Et bébé fait de longues pauses sans mouvements. Cela me vaut quelques frayeurs. Surtout que j'ai autour de moi des cas de mort in utéro, et que du coup, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle...
Et là, c'est un peu plus compliqué pour trouver une sage femme...Celle qui venait pour Apolline, a pris sa retraite a priori. Et les autres sont surbookées.
Il me reste l'option monito aux urgences de la maternité de niveau 1 pas loin de chez moi.

Allé, mission impossible (avec la musique bien sûr) n'est jamais impossible ...


Cette journée  de derniers rendez vous, aura été épuisante arrivée à 10H20, pour sortir à 16H30 sans manger, sans ressucrage . Puis dans une fournaise incroyable...

Bref, voilà, cela se précise, bientôt nous serons six à la maison. Bientôt bientôt...



 Si, je vous dis que la chambre n'est pas terminée, que la valise n'est pas commencée et que mon projet de naissance et d'hospitalisation n'est finalisé, vous me croyez?!
Parce que c'est la vérité !!! 



lundi 9 juillet 2018

Ose le yoga Baby Bump and Co : I did it !!!



Bouger enceinte et surtout en fin de grossesse est un défi pour moi.

J'ai participé  au challenge Ose le Yoga Baby Bump and Co, organisé par Maman Orange.
Et je l'ai fait entre la fin du  7 ème  mois et le début du 8 ème mois ...



J'ai fait une grosse séance par semaine avec toutes les postures, et de petites séances de méditation/yoga par jour depuis le sixième mois, avec les postures du jour au quotidien.

Mes journées sont ponctuées de contractions, et de cette petite chose que l'on appelle SCIATIQUE. Le yoga me permet de canaliser les douleurs, ou encore de m'en libérer totalement ...
En gros j'ai repris le yoga, vers le 6ème mois. Et depuis je me porte mieux !

Pourquoi pas avant ? 

Je ne sais pas vraiment, j'avais peur je pense,  de ne pas  y arriver.
Il fallait que je retrouve l'énergie perdue les premiers mois, la confiance en moi face à ma grosse prise de poids depuis le début de la grossesse.
J'avais aussi  besoin de canaliser mon énergie ,  et me recentrer sur moi-même .

J'ai sauté sur le challenge, et au fil des jours, il est devenu une évidence, un complément à ma sérénité et à mon besoin de me détendre.

Il m'a permis d'être en communion avec bébé. Et d'avoir un réel apaisement  après les séances.

J'ai vu dès la deuxième semaine, un  sérieux changement  quand je faisais mes positions.
Mon corps est devenu lourd, encore plus lourd, quasi 5 kg de pris en une semaine à ce moment là suite à l'augmentation des besoins en insuline... soit 30 kg de plus qu'en décembre.
Cette prise de poids,  me gène au quotidien, et m'entrave dans les mouvements.
Mais j'ai continué  de bouger mon corps, et j' en suis fière.

J'ai  fini mon challenge avec dix jours de retard, mais toujours avec la même motivation.
J'avoue que j'éprouve une grande satisfaction d'avoir eu d'une part le courage de filmer mes séances, mais aussi et surtout d'être allée jusqu'au bout.



Les postures de la première semaine 







Les postures de la seconde semaine   












Les postures de la troisième  et dernière semaine   










Et  tu sais quoi ? 

J'ai même fait 3 vidéos que tu peux retrouver sur ma chaîne Youtube 
 en cliquant sur le petit logo si dessous
https://www.youtube.com/channel/UCGSQgqv-B-F1htrB143DDug/featured?view_as=subscriber


D'ailleurs n"hésite pas à t'abonner à ma chaîne, cela fait toujours plaisir et surtout cela m'encourage à continuer que cela soi pour nos sorties, nos découvertes ou encore notre IEF... 

 

Pour en savoir plus sur Ariane alias Maman Orange, c'est par là :


ou sur Instagram @oseleyoga




samedi 7 juillet 2018

Ce septième mois qui est passé si vite...

Autant j'ai détesté le sixième mois, avec son lot de problèmes, et je l'ai trouvé long tellement long, entre tous les rendez-vous et les examens. Autant, ce septième mois est passé rapidement.

C'était hier que je  sortais du service de cardiologie pour une écho. 
C'était hier, que je vivais  l'enfer...
Mais aujourd'hui, tout va bien. Je suis sereine. Je sais où nous allons. 

J'organise doucement, mais sûrement mon hospitalisation. La reprise du yoga et la méditation m'a aidé . Cela m'a permis de prendre du recul, de prendre le temps de communiquer avec mon bébé. Je ne le faisais pas avant cela.
J'ai commencé à communiquer, et à jouer en tapotant sur mon ventre. A prendre chaque mouvement pour des "coucous" . 
A vivre en harmonie avec ce petit être qui ne demande qu'une chose, c'est d'être aimé.
Rassurez vous, je l'aime infiniment déjà. Mais à contrario de ses frères et sa soeur, je n'ai pas pris soin de prendre du temps pour nous, d'accepter ce petit miracle comme il se doit. 
Dans un mois, nous allons nous rencontrer, et cette grossesse se termine en douceur.
Parfois, les choses les plus simples prennent du temps. Pour moi, créer le lien avec cette petite vie en mois,  aura été difficile. Mon coeur de maman et de future maman était plein de questions.
La seule et unique qu'il reste aujourd'hui, c'est "quand"?
Quant va-t-on se rencontrer?

Je suis rentrée dans mon 8 ème mois le 4 juin. Il nous reste six semaines pour se préparer mutuellement à nous rencontrer. Ce qui était évidence pour Arthur Adam et Apolline, l'est enfin devenue et je suis pleinement heureuse .

J'ai l'impression que ce petit être qui remue des montagnes, déménage mes entrailles, ou encore tape à la porte quand les contractions s'accumulent, me réserve encore des surprises.

Lors de l'échographie du dernier trimestre, on a pu voir ses sourires, ses baillements, ses "duckface",  ses petites mains jolies et ses si grandes jambes. La ressemblance avec les autres, est tellement évidente. Et je sais que je peux oublier le naissance et le un mois...

Dans six semaines, j'aurai quatre enfants, et je suis partagée entre l'envie ,que le temps passe vite, 
et l'envie du temps suspendu, juste pour profiter encore un peu de cette dernière grossesse.  
Juste pour profiter à fond de ces quelques semaines de nous...

Porter la vie, est la plus belle chose qui soit, que cela soit la première, ou la dernière grossesse.


Un duckface ou un bisou envoyé... qui sait?...

lundi 28 août 2017

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Aujourd'hui cela fait un an , que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé, car un an après j'en reste marquée.  
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suivait. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas pour arrêter les contractions, c'est son jour !!! 


La pause de l'anesthésie peri+rachis se pose dans la douleur et l'humiliation. Je suis  en bout de table, nue les jambes écartée devant 20 personnes  (hôpital universitaire oblige). Et je suis à dilatation complète, pétrie de douleurs,pendant que l'interne anesthésiste  joue avec mon dos et ma jambe gauche sans attendre que je reprenne mon souffle. 


Je pleurs toutes les larmes de mon corps pendant cette demi heure insupportable.  Sa chef arrive et me soulage. Ce n'est qu'à ce moment là que l'on me donne un mouchoir. Et ces paires deux posées sur moi, me regardant dégouliner de larmes et de morve n'ont pas eu une seule fois l'idée  ...
Nouveau problème, je suis assise à l'extrémité de la table d'opération et la dose d'anesthésie est déjà active.  J'entends des "va falloir rouler" et des "on ne peut pas vous porter"Tu parles, à Bayonne cela ne s'est jamais passé aussi mal!... j'y arrive a la force de mes bras et seules, malgré les perfusions et douleurs.
On pose le champ opératoire.  Et la "j'ai 12 ans d'études de médecine" de ce matin à ma droite et un interne à ma gauche qui commence . A ce moment là, toujours personne pour demander si je vais bien ou me sens bien...
Le liquide est teintée et là elle se penche en me disant "vous voyez le liquide est teiné à cause de votre diabète déséquilibré " .
La franchement j'oublie tout, je ne pense qu'à ma fille et à mon mari seul dans la voiture avec nos mômes,qui attend notre amie. 
Je me mets dans ma bulle.
Elle est sortie, elle crie. Et je vois la puéricultrice aller vers la sortie. Je lui demande de me mener ma fille pour que je l'EMBRASSE.
Elle vient me la montrer et me dit qu'elle est sale et qu'il faut la nettoyer. Sûrement l'heure du premier bain. Et depuis un attend elle pleurs et hurle dans le bain...
On me "termine" quand j'entends "on compte" et là il manque une compresse... 
J'ai fait une hémorragie et il manque une compresse...
Bon là tu penses à beaucoup de choses.  c'est long. Elle est retrouvée (en moi). Et le cauchemar prend fin ou presque. On me met en salle de réveil . Mon homme vient me porter le téléphone avant de partir voir sa fille. 
Il revient et mon montre quelques photos  de notre Apolline.Elle est magnifique !

Et il part retrouver les enfants toujours avec Bénédicte notre amie dans la voiture . 
Il est 22h. Ma fille est née à 20h. A minuit, je peux aller la voir en réanimation.  Sa respiration n'est pas bonne. Il l'ont mise sous oxygène, entre autre,le lendemain elle aura du sulfactant et je ne la verrai que le soir suivant .






Je peux rester jusqu'à 3h du matin. Et l'allaitement se met en place  doucement. 

On est déjà le 29 août.  Ma fille est née.  Elle est si belle, si brune,  si mate de peau.
Je suis folle d'elle!

Les jours suivant n'ont pas été simples.

Mais je ne garde que les bons souvenirs. 
Je ne veux garder que les meilleurs souvenirs.
Ses regards quand j'allais en réanimation.  Nos retrouvailles  en chambre kangourou . Et son calme qui aujourd'hui à bien changé.  

Bon anniversaire ma princesse.







Un merci éternel à Béné ma copine depuis 20 ans...

samedi 19 novembre 2016

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Bientôt 3 mois que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé. 
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suit. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas, c'est son jour !!! 


A suivre ...