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lundi 28 août 2017

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Aujourd'hui cela fait un an , que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé, car un an après j'en reste marquée.  
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suivait. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas pour arrêter les contractions, c'est son jour !!! 


La pause de l'anesthésie peri+rachis se pose dans la douleur et l'humiliation. Je suis  en bout de table, nue les jambes écartée devant 20 personnes  (hôpital universitaire oblige). Et je suis à dilatation complète, pétrie de douleurs,pendant que l'interne anesthésiste  joue avec mon dos et ma jambe gauche sans attendre que je reprenne mon souffle. 


Je pleurs toutes les larmes de mon corps pendant cette demi heure insupportable.  Sa chef arrive et me soulage. Ce n'est qu'à ce moment là que l'on me donne un mouchoir. Et ces paires deux posées sur moi, me regardant dégouliner de larmes et de morve n'ont pas eu une seule fois l'idée  ...
Nouveau problème, je suis assise à l'extrémité de la table d'opération et la dose d'anesthésie est déjà active.  J'entends des "va falloir rouler" et des "on ne peut pas vous porter"Tu parles, à Bayonne cela ne s'est jamais passé aussi mal!... j'y arrive a la force de mes bras et seules, malgré les perfusions et douleurs.
On pose le champ opératoire.  Et la "j'ai 12 ans d'études de médecine" de ce matin à ma droite et un interne à ma gauche qui commence . A ce moment là, toujours personne pour demander si je vais bien ou me sens bien...
Le liquide est teintée et là elle se penche en me disant "vous voyez le liquide est teiné à cause de votre diabète déséquilibré " .
La franchement j'oublie tout, je ne pense qu'à ma fille et à mon mari seul dans la voiture avec nos mômes,qui attend notre amie. 
Je me mets dans ma bulle.
Elle est sortie, elle crie. Et je vois la puéricultrice aller vers la sortie. Je lui demande de me mener ma fille pour que je l'EMBRASSE.
Elle vient me la montrer et me dit qu'elle est sale et qu'il faut la nettoyer. Sûrement l'heure du premier bain. Et depuis un attend elle pleurs et hurle dans le bain...
On me "termine" quand j'entends "on compte" et là il manque une compresse... 
J'ai fait une hémorragie et il manque une compresse...
Bon là tu penses à beaucoup de choses.  c'est long. Elle est retrouvée (en moi). Et le cauchemar prend fin ou presque. On me met en salle de réveil . Mon homme vient me porter le téléphone avant de partir voir sa fille. 
Il revient et mon montre quelques photos  de notre Apolline.Elle est magnifique !

Et il part retrouver les enfants toujours avec Bénédicte notre amie dans la voiture . 
Il est 22h. Ma fille est née à 20h. A minuit, je peux aller la voir en réanimation.  Sa respiration n'est pas bonne. Il l'ont mise sous oxygène, entre autre,le lendemain elle aura du sulfactant et je ne la verrai que le soir suivant .






Je peux rester jusqu'à 3h du matin. Et l'allaitement se met en place  doucement. 

On est déjà le 29 août.  Ma fille est née.  Elle est si belle, si brune,  si mate de peau.
Je suis folle d'elle!

Les jours suivant n'ont pas été simples.

Mais je ne garde que les bons souvenirs. 
Je ne veux garder que les meilleurs souvenirs.
Ses regards quand j'allais en réanimation.  Nos retrouvailles  en chambre kangourou . Et son calme qui aujourd'hui à bien changé.  

Bon anniversaire ma princesse.







Un merci éternel à Béné ma copine depuis 20 ans...

samedi 19 novembre 2016

Ma dernière journée de grossesse avec toi ...


Bientôt 3 mois que ma fille est née. Il était temps que je parle de ma dernière journée de "future maman" et de la naissance de Apolline.




 38 sa +4 ...




Après plusieurs alertes, et passages aux urgences, où on m'a renvoyé chez moi. 
J'ai "subi" la semaine du 21 Août, au rythme des contractions douloureuses, accrochée à mon "contractions timer".
Le spasfon ne faisait plus d'effet. La douche chaude non plus, le bain encore moins. J'étais dans la douleur permanente.
Grosso modo, il faut savoir que j'avais déjà 2 césariennes derrière moi, que les contractions s'arrêtaient au niveau de la cicatrice et ne se diffusaient  pas de la ventre. Et j'étais comme sciée en deux...

Mais il fallait "tenir" jusqu'à la césarienne programmée le 8 septembre. Même si j'avais la certitude de ne pas tenir

''Tenir'' oui, mais comment?

En m'occupant, en bougeant dès que possible . 
J'ai même folle que j'étais, fait l'intégralité d'Ikea ,  le 25 août car marcher me faisait du bien. Et que j'avais besoin de quelques petites choses pour la chambre de la mini.  

Le seul moment de bien être était le soir, quand j'entrais dans la piscine.

Le samedi soir, je n'étais que douleurs, fatigue et nausées. Oui les nausées étaient là,comme en début de grossesse, comme un clin d'oeil d'un sacré mauvais goût... 

Mon timer m'indiquait des contractions régulières, mais moyennement intenses en durée.



Après avoir terminé de visionner la première saison d'Aquarius avec David Duchovny, j'ai attaqué avec la toute première de X-Files. Oui je sais, je suis une inconditionnelle de la série.



A la fin du premier épisode j'étais essoufflée, je n'arrivais pas à me reposer. Même lui n'arriva pas a me calmer ...Je me suis calée sur le canapé pour dormir ou du moins tenter.

Mais les contractions ont continué toujours régulières mais loin, très loin d'être alarmantes ...

Vers 6h, je me suis levée pour aller faire mon centième "pipi" de la nuit. 

Oh MY GOD !!!  Je saigne. 

Et pas qu'un peu. 
Je commence à paniquer...

Dans tous les livres genre''avoir une enfant pour les nuls" ou sur tous les sites, on peut lire que l'on file aux urgences lorsqu'on perd du liquide ou que l'on saigne. 

Je réveille l'homme, je me prépare, je ferme ma valise (terminée la veille). On prépare les enfants, personne pour les garder, ils viennent avec nous.

Je souffle, je souffle, je souffle JE SOUFFLE ...   
PUTAIN  FLÛTE QUE JE DOUILLEEEEEEEE ...

Je prends ma dernière photo à la maison mais je ne fais que souffler... J'ai mal purée !!!
Contraction en prenant la photo ... 
je souffle.... mais je douille...





On se met en route. Contractions, larmes et chant (oui, tu chantes quand t'as mal)... le tout en essayant de ne pas faire peur aux minis derrière. Pauvres loulous, je revois leurs regards à chaque contraction qui me donnaient des larmes ...

J'arrive aux urgences.  On m'ausculte, prise de sang,  monito où, purée, je suis allongée pendant une heure. Dilatée à 1 mais col long .  

"tout va bien", on arrête le travail...

Une piqûre dans les fesses plus tard, PENDANT UNE CONTRACTION (je précise car elle m'a fait mal autant que le produit qui passait ), et  les contractions diminuent. Toujours là, mais une ou deux par quart d'heure. Je suis vivante j'ai n'ai quasi plus mal ...

JE RESPIRE !



Alors pourquoi a t on arrêté le travail? 

Je fais 'soft' parce qu'en vrai ce fut une bagarre acharnée avec l'équipe des urgences gynéco. 
Et un traitement de la patiente (moi) qui mérite d'être dénoncé. 
Mais grosso modo, on était en week end d'août, ils n'avaient pas le temps, ni l'équipe (trop de monde en vacances), ni l'envie (surtout) et ma césarienne était "programmée". 
Alors la seule chose que l'on pouvait faire, c'était la "re-programmer" le mardi suivant, au retour du Professeur qui me suit. 
On était donc dimanche 28 août,  je devais attendre 2 jours et être hospitalisée pour stabiliser mon diabète (stable selon mon diabéto perso).

Là, je te résume vite fait : hospitalisation car glycémie a 1.30 à mon arrivée (mouais genre ça fait juste une semaine que j'ai mal)  et mon corps réagit à sa façon...
Je suis "dangereuse" je suis une "mauvaise future mère" en gros et en résumé (j'en ai entendu de belles) je suis une "grosse merde" de dire que non  mon diabète n'était pas déséquilibré et que mon taux à 1.30 était NORMAL. Que le corps réagit quand t'es malade ou en souffrance. MENSONGE que voilà , la gynéco me dit "j'ai 12 ans d'études derrière moi, et j'en connais plus  sur le diabète que vous".  
Oui sauf que "t'es gynéco" pas endocrino grognasse ...
Je la regarde, je baisse les bras, j'arrête de me battre, je suis épuisée...
Elle ne regardera jamais mon dextro ni mes moyennes qui pour une diabétique et non un diabète gestationnel, étaient bonnes...

Le gosses sont avec l'homme dans la voiture, vive la clim et le sac de jouets que j'avais préparé à l'avance. Les pauvres, qu'est ce qu'on leur a fait vivre ce jour là...

On me monte en chambre. 
Je signale à la sage femme qui m'installe que j'ai mal au dos. Que les contractions reprennent. 
Elle me dit qu'elle revient m'examiner dans un moment. On est midi

Mon homme vient me tenir compagnie avec les loulous, un moment. Puis il part avec les enfants qui m'embrassent aussi persuadés que je serai césarisée mardi. 
Il fallait qu'on s'organise avec les enfants, pour qu'il puisse être présent ce jour là ...

Petite hypo, je sonne. On me ramène de quoi me ressucrer (humour)... 
Heureusement que j'ai toujours des barres de céréales dans mon sac.



J'ai mal. Mais je m'installe dans cette chambre.
Je prends une douche.
Je me sens "propre" pour ne pas dire mieux.

Là, je prends mon timer. Je contrôle mes contractions car j'ai vraiment mal. 
J'ai l'impression que ça s'intensifie. 
Je ne respire plus. 
Il est 17h30  j'en peux plus. 
Je n'ai vu personne depuis midi, sauf la nana du plateau ressucrage sucrettes...
Je sonne, la sage femme arrive avec un monito qu'elle me pose.
La mini fait des siennes, la mini est en siège la bougresse, et se cale sous les côtes pour ne pas être gênée par le monito.
On la perd souvent. 
C'est la faute à mon "gras" dixit la sage femme...
 Sur le coup, j'ai envie de l'étrangler avec la sangle du monito. Mais bon l'idée me passe (heureusement)..

Elle sort ...

*          *         *


Trois quart d'heure plus tard, la sage femme revient. Elle me trouve dans un sale état. 
La douleur allongée sans bouger est insupportable.
Elle m'examine.
Mon col est court
Je suis dilatée à 4.
Sa tête change de couleur. 
Je souffle comme une bête.
RE branle bas de combat. 
Elle s'affole.Sors de la chambre. Revient avec plusieurs blouses blanches.
On me met sur un fauteuil roulant.
J'ai le temps d'appeler mon homme, qui est désemparé, et qui revient à la maternité avec les gosses rapidement. J'appelle une amie qui n'habite pas la porte à côté,  que je n'ai pas vu depuis une éternité, pour voir si elle peut venir. Je ne suis pas sûre de l'avoir. C'est ma dernière option. Car sinon mon homme ne pourra pas être là, avec moi, au bloc comme c'était prévu.Personne pour nous garder les mômes...

On me descend en salle de naissance. Pour les examens avant ma césarienne.
Je vois le couloir défiler.


Je suis seule...


Dilatée à 4, je suis en travail.

Piqûre ou pas, c'est son jour !!! 


A suivre ...



mardi 30 août 2016

Ode à mon utérus défaillant ...


Toi mon utérus, Toi mon défaillant.

Tu as été vide pendant 8 ans.

Mais aujourd'hui, tu as donné la vie , une troisième fois,

Tu peux être fier de ton talent.



Toi mon utérus, toi mon défaillant.

Comme je t'ai détesté pendant longtemps,

Comme je t'ai maudit de ne pas me donner un enfant.

Aujourd'hui, je  te remercie pour Apolline,  Arthur et Adam.



Toi mon utérus, Toi mon défaillant.

Depuis la naissance de la petite troisième,

Tu peux te reposer, car tu ne porteras plus d'enfants.

Aujourd'hui, grâce à toi, j'ai une famille que j'aime…



Toi, mon utérus, Toi mon défaillant,

Tu as été vide pendant longtemps,

Mais tu as porté la vie pour la troisième fois.

Grâce à toi, je suis encore maman.



Merci à toi, mon utérus, tu es un vrai Vaillant…


Apolline est née le 28 août 2016, à 20h et ce n'est que du bonheur...

dimanche 21 août 2016

Ce 9 ème mois...

Et voilà, l'aventure prend fin dans peu de temps...
Je suis rentrée dans le 9ème mois vendredi dernier.

Il y a un changement important pour cette grossesse, c'est que je ne suis pas hospitalisée.

Dès 34 sa, j'étais forcée ou presque d'être hospitalisée en grossesse pathologique ou dans le service menace d'accouchement prématuré...
J'avais l'impression que la fin de ma grossesse prenais fin en fonction des  3 monitos que l'on me faisait, des repas insipides et dégueulâsses; et des heures passées devant la télévision de ma chambre d'hôpital...


Là, c'est différent. 
Mon diabète est maîtrisé, je fais avec les contractions qui ne me lâchent pas, mais qui sont supportables, en me reposant le plus possible.Mon coussin d'allaitement est mon meilleur ami.
Je suis chez moi. Je regarde ce que je veux ou je lis.
Je mange ce que je veux en fonction de mes envies et de mes glycémies.
Je peux faire des courses, préparer la chambre comme je peux, m'occuper de mes fils.
Partager nos derniers moments ensembles en famille, avant la rentrée, le tourbillon de la vie...
Vivre ma fin de grossesse avec Cher et tendre qui est en congés.
Profiter de la piscine, de faire les derniers achats pour la mini, pour moi...
Et se préparer doucement son arrivée, sans stress, sans pleurs, sans colère d'être loin des miens ...


Et quel bonheur !!!






mercredi 3 août 2016

La ronde des rendez vous de fin de grossesse...

Nous arrivons au bout du chemin avec cette grossesse.
Un chemin long et court à la fois, où j'ai envie de dire "déjà"...

J'avais rendez vous à la maternité de Bordeaux Pellegrin ce matin, avec l'anesthésiste et pour la dernière échographie. 

Avec l'anesthésiste, tout c'est bien passé. Malgré ma "rondeur" qui je cite fait de moi une "gentille ronde". J'ai un dos "facile".  J'ai pu lui expliquer, les soucis que j'avais rencontré pour l'anesthésie générale, et ceux de la "rachi".
Elle a tout noté. En gros, j'ai eu double dose pour l'AG, avec une césarienne à 17h et un réveil à 23h. Et pour la Rachi, un  peu l'inverse, puisque j'ai senti et eu mal pendant la césarienne ET surtout après en salle de réveil. (voir très mal..)
Bref, elle a noté aussi, les difficultés à me poser des cathéters, et ma foi, m'a rassurée :'' les cathé sont posés au bloc, pour éviter le charcutage".  Et là je dis merci...
Après le chirurgien, je trouve que l'anesthésiste à un rôle super important, et pas assez reconnu, c'est dommage, car c'est eux qui jonglent avec nos vies aussi... 

Pour l'échographie, ce fut un peu plus compliqué. Ma fille ayant décidé que le siège était sa position préférée, que se mettre dos au ventre de sa mère et face à mes côtes, c'est le mieux pour avoir la paix avec les ondes de l'échographie...
Elle a donc fait bisquer et râler, alors qu'elle n'est pas encore née.
Puis honnêtement, le matériel était un peu vieillot. Dans ma petite clinique au fin fond du Béarn, l'échographe était au top...
Bref, du coup, des écho floues, moches, et sans 3d...
Une demi heure avec une interne et 3/4 d'heure avec une spécialiste, histoire de vérifier qu'un problème dû au diabète n'est venu s'y greffer.  Et "a priori" tout va bien.

J'ai dû répéter à plusieurs reprises que nous avons choisi de ne pas faire le TRI TEST (pour la trisomie).  "vous connaissez les risques?" oui, bien sur...
J'ai également expliqué que ce n'était pas une science exacte, et que de toute façon beaucoup de trisomies passaient à travers et se découvraient à la naissance. "oui, certes"... J'ai aussi rappelé qu'on "le propose" mais que le patient/parent dispose.

Edit: poids 2kg8 à 32 semaines de grossesse. Macrosome comme ses frères. 

A la fin, j'ai eu droit à un entretien de pré hospitalisation avec une infirmière.
La césarienne est programmée le 8 septembre (je doute d'arriver jusque là), et je dois rentrer le 7 septembre .
Petite question à laquelle je ne m'attendais pas : "quel est votre mode d'entretien de pubis?"
_Euh pardon? (j'étais partie dans un délire de savon, gel douche, ou même jet d'eau)...
" vous ne devez pas arriver  rasée, mais avec une tondeuse passée ou épilée à la cire"...
Alors pas de rasage au rasoir "mécanique" car ça fait de micro coupures. (mouais... et de vilains boutons)
" On s'occupera de vous passer la tondeuse" ...
(Mais bien sur, et la marmotte , elle met le chocolat dans le papier d'aluminium... )

JE M'OCCUPERAI DE MES POILS... (non mais !!!) que j'ai dit à la dame... "mais vous n'y arriverez pas, vous ne verrez pas tout"...
Avec un large sourire, j'ai dit que j'avais un mari très habile qui pourra lui m'aider en toute intimité . (sourire gêné) ... 

Elle m'a donné une liasse de documents à remplir (que je vais faire au cas où rapidement)...
Dans cette liasse, la chambre seule ainsi que le coût de la télé etc... en bref, 5 jours à se ruiner avec le parking payant, la chambre particulière, la télé (si si je la prends), une nuitée accompagnant etc... 

J'ai trouvé l'entretien humain et "poilant" si je puis dire...
Bref, je ne regrette pas d'avoir insisté pour aller à Bordeaux.

 Affaire à suivre...







Photo libre de droits : https://www.pexels.com/photo/woman-child-doctor-hospital-3732/

mardi 26 juillet 2016

Je ne suis pas qu'un utérus défaillant...


J'étais heureuse d'avoir trouvé une place à la maternité de  Libourne. Heureuse de savoir où j'allais accoucher après un refus à la maternité de Bordeaux.  Oui, parce qu'à 7 mois passé, ça "urgeait" un peu…

Arrivés au rendez vous avec Cher et Tendre, attente, chaleur et moiteur sans clim,  j'étouffais littéralement dans les couloirs.
On rentre dans le cabinet,  j'ai droit à la vérification des pièces  que j'avais sur moi. Pas grand-chose à vrai dire, car 3 jours plus tôt je venais d'emménager. Et Ô MON DIEU, je n'avais pas  mes anciens dossiers de grossesse, ceux de mes autres grossesses (normal car elles sont, Dieu merci, terminées) …
De toute façon pour celle-ci, j'ai fait un suivi NORMAL et non un suivi de grossesse diabétique (avec beaucoup d'hospitalisations et d'examens). J'ai voulu quelque chose d'un peu plus zen. Mais elle ne voyait que ça, fallait ABSOLUMENT lui envoyer par mail, au plus tôt, tous les éléments…
Je ne trouvais pas ma carte "groupe sanguin". Punaise, cette carte avait disparu de mon sac.  A vrai dire elle y était bien, mais mes yeux devaient être ailleurs. Et la dame n'était pas contente. Elle a marqué A+  au crayon, sait on jamais, qu'après de nombreuses opérations(chevilles césa etc), on ne m'avait jamais fait une carte de groupe… 

Examen pour moi, en mode moumoute hivernale. Je suis pas épilée et alors?... T'as déjà essayé de dire à ton mari, ''chéri fais chauffer  la cire, puis pendant que t'y es vas y , fais moi le bikini…'' c'est le top du top du glamour…

Puis écoute du cœur de la mini, qui se cachait à gauche, pendant qu'elle cherchait à droite…
Et oui, c'est une farceuse ma fille…

Bref bref, bref…

Avec mes soucis de septicémie post op, à cause d'un endoscope mal stérilisé.  Est-ce qu'elle a entendu
ET compris que d'avoir perdu 3 mois de ma vie à l'hôpital et mon pancréas faisait de moi, une neusocoméphobe?

Queneni, j'ai eu droit pendant l'entretien à un "vous avez consulté pour ce problème psychologique?", "vous devez voir quelqu'un". Et rajoute, "qu'une infection ça peut arriver, mais pas 2 fois…" .Bon gré, mal gré, nous avons (avec cher et tendre) continué l'entretien. Entretien qui s'est soldé, sur une grande angoisse à la sortie. Je devais faire ça ou ça. C'était inconscient de ne pas avoir fait ça ou ça
Bref, pas le choix, que de continuer là bas, que d'accoucher là bas, si pas de maternité ailleurs...

La semaine suivante,  j'ai la diabétologue au téléphone,  qui avait déjà sa petite idée sur la "folle" que je suis, de prendre des "risques" avec un suivi minimal en diabétologie. Qui a commencé à me "charcuter" l'esprit et me faire culpabiliser. Eh oui, c'est pas comme si je n'avais pas déjà l'expérience de 2 grossesses…  Pourtant, elle prenait des gants. Mais beaucoup trop. Elle cherchait ses mots, elle, me disait "vous êtes libre de ne pas vous faire suivre par mes soins"et d'autres trucs dans le genre, pour me faire comprendre que j'étais pas tranquille de faire subir ça à ma mioche… "ça" , c’est-à-dire une grossesse plus tranquille, et plus sereine…
 En raccrochant je n'avais plus du tout le sourire.
A 14 h, la gynéco m'appelle pour m'imposer un monito, en salle de naissance, 2 jours plus tard à la maternité.  Et là, elle se lâche grosso modo, quand je lui dis que  je ne comprenais pas POURQUOI, puisqu'une sage femme à domicile pouvait le faire et lui transmettre les résultats. 
J'ai eu des petites réflexions bien sympathiques, du genre, "ce n'est pas une grossesse physiologique" bah oui, je porte ma fille dans le dos ou sur l'épaule , ou encore "vous avez un utérus défaillant" . bon sur ce coup, là, c'est vrai que j'ai plus qu'un ovaire avec une flopée de kystes, mais mon utérus pète le feu et porte la vie) Y'a ''des risques de malformations''  au sujet du tri test que j'ai refusé de faire, c'est drôle, mais rien n'a été vu par mon super gygy dans le 64 , avec une clarté nucale nickel, et 10 doigts comptés et vues aux écho etc…
J'ai expliqué que je ne pouvais pas y aller, que je n'avais pas de moyen d'y aller seule. Elle m'a proposé un taxi . Sauf qu'elle avait juste oublié un détail. Tu sais le genre de petit détail, qui fait que ce n'est juste PAS POSSIBLE:  c'est que j'ai deux enfants. Depuis,  1 semaine seulement dans notre nouveau village, il était hors de question que je les confie à n'importe qui … 
Elle m'impose quand même le rendez vous et raccroche.

J'appelle la sage femme  que j'ai rencontré (article à venir),et je lui explique que ce n'est PAS possible. D'une part ce monito sentait le piège "hospitalisation" à 1000 lieux … Ensuite, je ne suis pas d'accord pour surmédicaliser cette fin de grossesse, avec 2 monito par semaine, si pas nécessaire comme me l'imposait la gynécologue.  

En gros ce n'était pas le jour, les hormones sûrement…

Le lendemain, j'ai annulé le rendez vous imposé, sans explications.

Le week end passe. Je rappelle Bordeaux, qui avait refusé mon dossier par manque de place. Et là, j'explique tous mes soucis médicaux à la pauvre secrétaire, qui n'était pas la même 15 jours avant.
Elle fait un mail avec toutes les informations,  me cale des rendez vous  au cas où, (écho et anesthésiste) et me donne les coordonnées du professeur qui accepte de me suivre. Illico, je l'appelle et j'obtiens un rendez vous 1 semaine après…
 Une maternité un peu "usine" comme j'ai pu le lire sur le net, mais peu importe, j'ai accouché à Bayonne, et c'est juste l'usine aussi…
Une maternité qui je l'espère, ne prendrait pas mon utérus pour un "utérus  défaillant"…

 

À SUIVRE … 




(pour info, j'ai déjà eu le rendez vous)…