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mardi 14 août 2018

Tout l'amour qu'il me porte : les retrouvailles

Il devait être midi ce vendredi 27 juillet , quand mon mari a pu me voir en réanimation.
Il était là derrière les portes depuis son retour de la Gendarmerie, attendant de mes nouvelles.
J'étais réveillée depuis peu, sortie du coma artificiel dans lequel, ils m'avaient plongé.
J'étais terrifiée par le réveil sous respirateur, qui m'avait empêché de prendre de grandes respirations.
De longues minutes d'angoisses dont je garde le son, et l'impression ancrée dans ma mémoire.
Une jeune surfeuse qui avait eu un accident à ma droite.
Une mamie reliée à toute sorte de machine à ma gauche.
Des médecins partout, qui passaient sans dire bonjour, sans même un regard.

Quand je l'ai aperçu, j'ai vu plusieurs sentiments passer sur son visage.
 Lui qui ne montre rien, lui qui sait si bien  cacher ses émotions.
J'ai su que c'était grave , très grave ...

Il y a eu l'amour, le vrai, le pur, celui du soulagement, d'avoir retrouver sa moitié.
Ce regard, je l'avais vu 5 fois en 18 ans. Pour notre premier rendez vous, à la naissance de nos enfants, et surtout le jour de notre mariage.
Il m'a pris la main. Enfin les doigts, car mes deux mains, étaient toutes plusieurs fois perfusées.
Ses premiers mots, ont été d'une immense colère  que je ne lui ai jamais vu:

"ils vont payer pour ce qu'ils t'ont fait et ce qu'ils ont fait  à notre fils". 

Quand il m'a dit cela , je ne savais pas encore ce que l'on m'avait fait.
Une seconde avant nous étions jeudi, j'étais en salle de naissance.
Et je me retrouvais là, vendredi  midi, sans savoir quoique ce soit.
Il m'a expliqué en douceur, ce qu'il s'est passé.
En  douceur, sans détail, mais il m'a expliqué, qu'on m'avait "sauvé" la vie mais qu'il s'était mis en colère contre le chirurgien.
Que c'était une vraie boucherie, avant que je ne parte au bloc.
Qu'ils avaient levé mon utérus et qu'ils avaient fait de "notre deuil une boucherie".
J'écoutais, sans tout comprendre.
Mon cerveau était éteint à partir du mot HYSTERECTOMIE.
J'ai commencé à pleurer. Il a compris. Et il n'était que douceur.
Sa main chaude, rassurante, aimante, me réchauffait les doigts gelés.
Il a continué en m'expliquant pourquoi à 6h du matin, viré de la salle de naissance.
Seul sans savoir où j'étais, il a pris le sac du petit, mes affaires, les a jeté dans la voiture.
Il est parti faire le dépôt de plainte.

Il ne savait rien, c'était violent, c'était monstrueux ce qu'ils nous avaient fait, c'était horrible. 

Il m'a dit qu'il avait eu la peur de sa vie. Celle de me perdre.
Il m'a dit peut être dix fois, cent fois, qu'il m'aimait. Là dans cette pièce, en réanimation.
Nous étions deux, meurtris par la peine d'avoir perdu notre fils.
Dévastés d'avoir vu la mort de prés .

En 18 ans de vie commune, je ne doutais pas, mais je ne savais pas que c'était autant.
Il est mon univers, et je suis le sien. Maintenant, j'en ai la certitude.
J'ai vu alors tout l'amour qu'il me porte. Le véritable amour ! 
J'ai vu l'amour qu'il me porte, et je suis certaine, que c'est cet amour fort, et intense, qui m'a permis
de rester en vie, qu'il m'a porté et accompagné...
Je ne savais pas à ce moment, que cet amour allait prendre le chemin de la béquille pour marcher, guérir, et que sans lui, je ne pourrais rien faire...




  
Ne voyez pas dans le "ils vont payer", une envie de les "faire cracher au bassinet", parce qu'il n'en est rien.  On veut que plus jamais aucune femme ne subisse ce que nous avons vécu ... On veut que tous les soignants qui m'ont suivi avant le drame, comprennent que l'humain derrière est plus important que le protocole. Ils ont mis ma vie en danger, ils doivent s'excuser, et surtout accepter de ne pas être Dieu en choisissant pour autrui...

mercredi 8 août 2018

Ils ont fait de notre deuil une boucherie

Je pourrais dire combien ma peine a été immense, à l'annonce de l'arrêt du petit coeur de notre Augustin.  Parler de ma peur, de ma colère ou même de ma douleur. Mais il y a un élément médical qui a balayé tout cela, qui s'appelle:

ACCOUCHEMENT VOIE BASSE après 3 césariennes

J'ai de suite demandé  quand aurait lieu la césarienne. Et l'on m' a répondu, qu'en cas de mort in utéro, le protocole imposé était l'accouchement voie basse.
Que c'était mieux pour le deuil, que la césarienne c'était pour "sauver" l'enfant.
Que la douleur sera maîtrisée et que le risque était minimal et surtout maîtrisé.
Je n'y ai pas cru ...
J'ai hurlé ma peur de la rupture utérine, j'ai rappelé que j'avais déjà eu trois césariennes.
Mais pendant les 24h précèdent le déclenchement, on me l'a systématiquement refusé.
LE PROTOCOLE...

Mon seul réconfort, c'était que mon mari et moi, pourrions embrasser notre enfant.
L'habiller, lui dire des mots d'amour, lui parler de sa famille...
Mais j''étais terrorisée, j'avais peur.
Non pas d'accoucher par voie basse, mais de la rupture utérine et de complications.
Je l'ai encore et encore répété,  sans JAMAIS être écoutée...

La pause de la péri a été quasi immédiate dès le départ du déclenchement. Mais n'a pas vraiment fonctionné et la douleur a été insoutenable assez souvent...
L'anesthésiste est passé souvent.

Le déclenchement a fonctionné.
Le travail s'est accéléré après  la rupture de la poche des eaux .
Je suis arrivée à dilatation complète.
Évidemment,  la journée a été longue et je fais un résumé assez rapide ...

J'ai senti ce moment où l'enfant s'engage. J'avais mal, je l'ai signalé. C'était "normal".
On a installé les étriers, et j'ai  commencé a pousser, dans une douleur insoutenable sans jamais
être écoutée.
La tête de mon Augustin, est restée coincée a mi chemin. Et d'autres médecins sages femmes et anesthésistes sont venues prêter main forte.
On a sorti les spatules, trifouillé dans mes entrailles, comme on viderait un poulet en écartant ici
ou là. La douleur était encore plus vive. En deux poussées, la tête de mon fils est sortie avec les spatules mais dans une violence et une douleur insoutenable...
Puis impossible d'avancer plus, mon fils était bloqué. J'avais mal à droite. Je n'étais que douleurs .
Je les ai entendu chuchoter je leur ai dit d'arrêter , de ne pas m'ignorer.
Je regardais dans les yeux mon mari, et j'y voyais de la peur, l'angoisse, et son amour.
Puis j'ai entendu l'anesthésiste dire que si j'avais encore plus de produit je risquais d'avoir les jambes paralysées. J'ai commencé à perdre connaissance le disant "une cesa 30 minutes et là, 48 heures de douleurs"...

Je me suis réveillée le lendemain sous respirateur avec l'impression d'étouffer en réanimation .

La suite me vient  du récit de mon mari ...

Sédatée, j'ai été conduite au bloc. Opérée et césarisée enfin du moins le pensait-il. Parce qu'en vrai je n'ai pas subi une césarienne, mais une chirurgie plus complexe.
Un premier médecin,  celle qui avait tenté l'extraction avec les spatules, en tremblant,
 lui a annoncé qu'on avait dû retirer mon utérus.
Un second (le Grand CHEF) quelques temps plus tard, réveillé en pleine nuit,  venu prêter main forte lui a dit qu'il venait de me sauver la vie, qu'il fallait le remercier.

Mon mari a vu rouge  et il a hurlé "BRAVO BEAU TRAVAIL" dans les couloirs , avant de prendre nos affaires en salle de naissance et de quitter l'hôpital pour aller déposer plainte. Le procureur a été réveillé, il était 6 heures, et il a qualifié les faits  ...
Je ne sais pas comment il a fait pour ne pas craquer et ne pas tout casser...
Il ne savait pas où j'étais, ce qu'on m'avait fait exactement, ni si à ce moment là, j'étais vivante...

Pendant ce temps, pour moi, d'après ce que les médecins m'ont expliqué, ce fut chaotique. J'ai été réanimée, transfusée, mise en déchoquage aux urgences, en réanimation, puis en soins intensifs, avant de monter en chambre. Ce fut compliqué, j'ai dû retourner en soins intensifs, faire un blood patch, car la péri avait fait un trou et du liquide céphalo rachidien s'échappait. J'avais une énorme bosse derrière le crane, digne de dessins animés.  A quel moment m'ont ils assommé?
Les dégâts ont été importants, mais j'en parlerai plus tard, quand j'irai mieux....

J'ai perdu mon enfant, mon utérus , et mon mari a failli perdre sa femme, mes enfants leur mère à cause d'un PROTOCOLE, qu'aucun médecin n'a voulu réfuter.
Ils se sont tous enfermé dans le "c'est mieux pour le deuil" ou le "on maîtrise", sans se poser une seule fois la question, du poids de mon fils, ou si mes hanches permettaient son passage ou encore si ma cicatrice allait tenir. Non pas une seule fois...

Je me sens mutilée. Un médecin qui rentrait de vacances, qui a pris le dossier en route, qui s'est excusé, a dit, que ce que j'avais vécu était aussi violent qu'un attentat.
Mon mari lui, dit qu'il  a l'impression d'avoir pris un mur  en voiture à 200 km/h .
 Le corps de mon fils l'a été aussi. Il avait une joue abîmée, et surtout ils lui ont cassé les deux épaules, pour le faire finalement passer en voie basse quand même, avant de m'opérer...

En quoi c'était mieux pour le deuil? 
Devait-on en arriver jusque là? 
Pourquoi ne nous ont ils pas écouté?

Personnellement, je ne suis pas dans le deuil. J'ai vu mon fils 6 jours après, froid et avec les fluides qui commençaient à couler. Une vision terrible. Mais qu'il était beau.

Je me bats pour marcher, sortir du lit, reprendre une vie normale alors que rien ne va dans mon corps, et que je ne suis que douleurs physique. Je ne suis pas dans le DEUIL, mais dans les SOINS.
Il m'ont pris mon DEUIL. Ils ont arraché les derniers moments avec notre fils, avec autant de violence qu'ils en ont eu pour mon utérus.

Et je crois que le plus infâme, c'est qu'ils se sont protégés derrière un PROTOCOLE; qu'ils ont respecté à la lettre, en oubliant le danger, les risques, ou encore l'humain derrière.

Mon Augustin ne méritait pas cela, Je ne méritais pas cela et mes enfants, mon mari, non plus ... 

Alors, oui, ils ont fait de notre deuil, une boucherie. 







mercredi 24 janvier 2018

La violence obstétricale: un sujet tabou?! ...



Je lisais l'autre jour l'article  sur le blog de Quatre Enfants. Où, j'ai découvert que l'on a un
parcours un peu similaire, sur certains points. Cet article, j'aurai pu l'écrire. Il est au fond de mes tripes,avec toutes ces petites phrases assassines, de méchanceté verbale, et d'erreurs .
J'ai pleuré des litres, et des litres de larmes depuis avril 2003.

Il y a eu cette "spécialiste" de la fertilité dans son cabinet privé, qui m'a dit pour la toute première fois "vous n'aurez jamais d'enfants".  Cette petite phrase entendue bien souvent avait fait de moi une fleur sans fruit.Et pourtant, si elle s'était donné juste la peine de me laisser de l'espoir...

Il y a eu tous ces gynéco qui me voyant ronde,  le cul à l'air, les pieds dans les étriers me dire, que mon gras faisait obstacle à l'écho pour voir mes organes,  que la sonde était plus indiquée. Je l'ai accepté. Il y a eu  des gestes violents avec cette sonde. Avec les "on voit rien avec cette paroi et votre gras" . Enfonçant plus violemment l'objet douloureux.
Moment douloureux et violent, où on serre les dents puis on attend que ça passe.

Les "perdez du poids" , les "on fait pas d'enfants quand on est ronde", ''pas de traitement, si vous ne perdez pas de poids" .
Alors que nous entrions dans un parcours du combattant, pour essayer de faire un enfant avec la PMA.

Il y a eu la septicémie. Celle qui allait changer ma vie à jamais.  Cette petite coelio pour bilan d'infertilité, où un stérilisateur en panne, a donné  quasi 3 mois d'hospitalisation.
Je me souviens de la visite du chirurgien, qui m'avait dit  :
"on peut rien faire pour vous, maintenant , vous ne rentrez plus dans les protocoles FIV. " 
Il était là, souriant, pendant que moi je venais de perdre mon pancréas, une partie de mon foie et presque ma vie avec une embolie pulmonaire. Il était là, brisant ainsi tous mes jolis rêves de maternité...

Puis il y a eu lui. Lui ce grand docteur, qui a permis que je puisse porter la vie.
D'une phrase libérant mes angoisses, "on sait aider les femmes à faire des enfants, je vais vous aider".Lui, il a sauvé ma vie.

Tous ces maux, n'étaient rien, en comparaison de ce que j'allais vivre DURANT mes grossesses. Parce qu'une fois enceinte, le fait d'être obèse et diabétique, était considéré comme le mal absolu. Quand on a relancé le 2 eme en route, c'était un sacrilège.
Entre les "on ne fait pas d'enfants quand on est  obèse et diabétique" . "c'est désiré?" parlant de la grossesse 1 ou 2 ou 3.  . La diabéto de la maternité de Bayonne , qui devant mon mari, a dit "vous allez griller le cerveaux de votre fils madame", récidivé avec une autre diabéto à Libourne pour Apolline.Et moi pleurant comme une madeleine à chaque fois.
Culpabilisant à un point inimaginable d'être si grosse, et si diabétique.

J'avais l'impression, d'être torturée par un corps médical qui n'avait aucune bienveillance. 

Il y a eu l'hospitalisation de force pour la grossesse de Adam. Arrivée à 35 sa et je suis sortie avec mon fils dans les bras 3 semaines plus tard...
Cette hospitalisation était accompagnée d'un odieux chantage : " si vous ne rentrez pas en hospitalisation aujourd'hui, (alors que Adam et moi allions bien), vous n'aurez plus d'obstétricien, ni de maternité".
35 sa, j'étais à bout de nerfs, je n'arrivais pas à imaginer ma vie sans mon fils Arthur pendant les semaines qui restaient. Et je n'ai jamais accepté ce  chantage.
Détestant à mort ces gens et les maudissant dans ma tête sur 10 générations bien sur.
Mais la gynéco a su faire de la naissance de mon fils un doux moment.
Alors je lui ai enlevé quelques générations maudites , mais pas toutes...

Puis la violence physique a été tout aussi présente. Les intrusions pour contrôle de col à tout moment (j'étais là car diabètique, pas en travail). Les parties intimes à l'air devant 2 ou 3 personnes que je n'avais pas vu avant, qui venaient "apprendre" sans se nommer...

Les repas qui m'affamaient, car j'étais "diabétique". Je ne me piquais plus, tellement j'étais basse.
Et quand je leur disais, que ça n'allait pas, on me répondait "c'est comme ça , on ne mange rien quand on est diabétique".

Et j'ai mis des petits mouchoirs sur tellement de vilaines choses et tellement de rêves. Comme accoucher "normalement" sans césarienne imposée car obèse et diabétique .

 Je crois que pour la dernière grossesse, j'ai eu" pire "que pour toutes les autres réunies.
Et je ne parle pas de mon arrivée où la gynéco m'a quasi insulté.
Ou encore, du "on revient dans un quart d'heure", à 11h et où je n'ai vu personne avant 17 h.
Me laissant avec mes contractions douloureuses, ma fatigue, et mon agacement d'avoir pour tout ressucrage un yaourt et des sucrettes.Passer de 1 à dilatation complète, seule dans ma chambre.
J'ai dû descendre en catastrophe en salle de naissance, puis au bloc sans un mot, avec mes angoisses, mon stress, et mes douleurs...

J'étais là, après 24 h de contractions, à dilatation complète, nue, installée sur le bord de la table d'opération,  avec l'interne en anesthésie, qui tentait pour la énième fois de piquer mon dos, et de me faire cette foutue rachis/péri (les deux, car je suis résistante aux anesthésies).  Hurlant qu'il me faisait mal. les "ne bougez plus sinon", systématiquement accompagnées de  douleurs horribles, des décharges électrique dans la jambe gauche... Pleurant, dégoulinant de morve, observée par 10 personnes, masquées bras gantés ,et qui n'ont jamais eu l'idée une seconde de me tendre un mouchoir. Je me souviens d'avoir prié que mon calvaire s'arrête, d'avoir voulu mourir à force de souffrance.
 25 minutes plus tard, sa "chef" me sermonnant sur mon côté "douillette" après 17 essais,
y est arrivée d'un seul coup elle, et sans souffrance.
Puis on m'a demandé de me positionner au milieu de la table. Sans aide bien sur, alors que je suis paralysée par la rachi/péri et toujours morveuse dégoulinante.  J'ai rampé à la force de mes bras, ronde, douloureuse, humiliée, pour me placer comme je pouvais. Jusqu'à ce que je ne puisse plus bouger du tout. Je revois ces paires d'yeux silencieuses, qui n'avaient même pas la gentillesse d'un "on peut vous aider madame" trop occupés à discuter entre eux, à me fixer, et surtout à rester stériles. J'ai vraiment eu l'impression horrible d'être un horrible numéro de cirque que l'on regarde, d'être la femme barbue, le monstre marin ...

J'entends encore la gynéco, qui m'avait claqué qu'elle en savait plus que moi sur le diabète, quand
je lui disait que 1.40 de glycémie, après 24h de contractions, c'était normal....
 Me dire "le liquide est teinté, c'est a cause de votre diabète" que j'ai failli tuer ma fille.
Alors qu'en vrai,c'était LE jour de ma fille.  Et par deux fois ils avaient essayé d'arrêter les contractions avec des piqûres douloureuses.

Alors que je lui disais de faire attention de recoudre droit, et de ne pas me faire le sourire du Joker dans Batman comme lors de ma première césarienne en urgence. Rectifiée par lors de ma précédente césarienne.. Je me retrouve de son côté avec une partie tombante, douloureuse créant un bourrelet que je n'avais jamais eu avant. J'ai appris dernièrement que mon unique trompe avait été pliée sous l'utérus, par erreur, ou volontairement avec peut être pour but une pseudo stérilisation ...
Combien de douleurs j'ai pu avoir à ce niveau. A ne pas pouvoir marcher plus de 5 minutes...
Le gynécologue post op, m'avait dit "c'est normal madame, avec 3 césariennes c'est plus difficile de se remettre".

Cette intervention, n'a rien eu de facile. Ni le avant,ni le pendant, ni le après. Cette violence verbale et physique, m'a blessé au fond de moi comme jamais.

Je pourrais parler de boucherie pour d'autres faits, qui ont eu lieu durant l'intervention.
Mais à quoi bon?
 Je n'arriverais jamais à oublier, que ce jour là, la naissance de ma fille a été une torture.
Je n'ai pas pardonné le après, et ce qu'ils m'ont fait subir "à cause de mon diabète"...
Mais c'est une autre histoire...

Alors la violence obstétricale, verbale ou physique, l'humiliation, l'absence de  respect, voir de bienveillance, j'en ai soupé. Ce qui m'attriste et me rassure, c'est que ne suis pas la seule à subir.
Nous sommes nombreuses, à ne rien dénoncer. J'ai lu à la suite de l'article du blog Quatre Enfants, de nombreux témoignages, sur les forums, sur les sites tels que Mamanandco...

Ce qui me met en colère contre moi-même, c'est que j'ai honte parfois. Que je n'en parle pas.
Que je mets un petit veto à ce sujet tabou.  Moi qui dans la vie, dis tout haut les choses. Moi qui blesse souvent par trop d'honnêteté et de franchise.Je restais là, sans rien dire.Mon mari aussi impuissant que moi, devant ces gens qui se prenaient pour Dieu, intouchables, et tellement inbuvables.

J''étais en état de faiblesse, et j'ai honte d'avoir subi et de n'avoir rien dit. 


Et toi, as tu vécu ce type d'expérience? 




Pour aller plus loin:

L'article lu il y a quelques semaines : https://quatreenfants.com/2017/08/27/mes-petites-violences-obstetricales/

http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/08/30/la-violence-de-l-accouchement-en-question_5178270_1651302.html

http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2017/08/18/lete-historique-ou-les-violences-obstetricales-ont-fait-le-buzz/

https://www.buzzfeed.com/sandrinechesnel/10-femmes-nous-racontent-les-violences-obstetricales?utm_term=.qaJnR65v#.alrBRMnw


Image gratuite ici

lundi 6 février 2017

On a vu et vécu l'horreur...

Cette journée est plus glauque des journées que j'ai passé dans ma vie de maman hormis les naissances des enfants qui ont été difficiles. 
Pour résumer rapidement, nous avons été aux urgences, car à 11h, la maîtresse de mon fils m'a demandé de venir le chercher .Il s'est ouvert l'arcade. (j'en reparlerai).  Arthur a été pris en charge, rapidement à notre arrivée à l'hôpital par les infirmières. 
En attendant les points que devait faire un médecin, nous étions dans la salle d'attente. 
Un homme agité a transporté un enfant, il avait aussi un cosy qu'il a laissé au milieu du couloir. Cet homme est repassé avec le cosy (avec bébé); Je l'ai suivi du regard, car il hurlait sur le cosy.
Il a ouvert la portière de son camion et a balançé le cosy a travers son camion, comme une boule de bowling. J'ai crié dans la salle d'attente, qu'il venait de balancer un cosy. Tout le monde s'est levé pour regarder. 
Il a démarré et a embouti notre voiture.
 NOTRE VOITURE !!!
L'aile où  mes enfants étaient dans leur siège .Celle d'Adam , de mon fils. 
Le choc a été terrible Je n'ai pas réfléchi une seconde, je suis sortie en courant. . Il voulait partir, après avoir passé la tête à travers la porte. 
J'ai mis Arthur dans la voiture à l'avant pour qu'il n'entende pas les cris de l'homme.
 Le temps que mon homme sorte sonné par le choc. Qu'il vérifie les petits dans leurs sièges. 
 J'ai posé la main sur le camion pour qu'il ne démarre pas. J'étais droite comme un piquet, devant ce camion vert. Il sortait la tête. Puis est descendu de son véhicule.
S'en est suivi une altercation d'une violence inouïe. 
Je n'étais que HAINE face à cet être immonde.  J'étais une furie prête à tout pour que son délit de fuite prenne fin. 
Pour qu'il soit puni.
 Pendant nos échanges, il a voulu me frapper. J'ai vu le coup s'abattre sur moi, mais il n'a rien fait. Mon mari s'est interposé,  et l'autre a dû voir la tempête s'abattre sur lui. Du haut de son metre quatre vingt dix,  mon mari a fait redescendre son bras. L'homme vociférait des mots d'une violence et d'un sordide en français et en espagnol. Il bavait blanc, comme un chien enragé. Sentait mauvais.
 Il a pris son  camion et a quitté le parking de l'hôpital.  
J'ai entendu Adam hurler, j'ai pris mon fils et l'ai mené en courant jusqu'aux urgences. 
Je vous rassure il va bien . Juste un peu sonné, mais ça va. Apolline elle dans son cosy aussi, qui a vraiment fait son job.  A l'entrée des urgences, la femme de l'homme m'a insulté, traité de tous les noms . Je lui ai hurlé "ta gueule" sans vraiment la voir, ni l'écouter. .Je ne me reconnaissais pas.  C'était violent, terrible car elle continuait à me menacer de mort, comme l'avait fait son mari... 
On nous a pris en charge immédiatement pour éviter que ça continue et qu'on examine Adam. 
Et nous avons tous été mené dans un box, pendant 4 heures. Isolé de ces gens. 
 Arthur a été soigné. Mais il a dû attendre 4 heures pour avoir sa pose de colle sur sa plaie, qu'on lui fasse un pansement .Mais va bien .
4 heures dans un box séparé par deux rideaux d'un monsieur en attente d'une prise de sang, où sa femme avait vu la scène dehors., et une dame qui allait être opérée d'une jambe cassée.
 4 heures où mes enfants, ont été d'un calme et d'une gentillesse sans équivalence... 
Mais ce n'est rien à côté du petit garçon que l'homme avait déposé. 
Lui, il est mort écrasé par celui  même qui a embouti notre voiture. 
MORT écrasé, par un homme drogué, dealer de son métier, (confirmation par les gendarmes). 
Alors ce soir, j'en ai marre de cette journée de merde. Marre, car on m'a dit "vous inquiétez pas, ça arrive souvent ,la mort des enfants de ce "clan", et derrière ils en font quatre pour les alloc".  
"les allocs"... putain mais je m'en tape, des allocs. Pourquoi laisse t on des enfants dans ces conditions? Pourquoi les laisse t on à cet avenir quasi "normal" pour eux. Dans quel monde est-on?!!!

Moi, je ne pense qu'à cet enfant, que j'ai vu passer devant moi, 2 fois, son corps sans vie. 
Mort pour avoir fait du vélo. 
Mort d'être né dans une famille de gitans et de vivre derrière une scierie. 
Mort pour avoir joué  dehors. 
Et mort dans d'atroces souffrances, car transporté sans ménagement dans un camion, vert où 6 autres enfants (dont deux cosy avec bébés) s'entassaient... 
Et j'ai une peine immense pour lui.Aucun enfant ne devrait mourir comme cela. AUCUN.
Mais pour cet homme, je n'ai que haine et des mots qui me viennent et que je ne prononce jamais.
 Il hurlait pendant notre altercation " j'ai tué mon fils, je peux tuer vos enfants" ou encore" je l'ai écrasé,je vais vous écraser"...

J'en frémis encore, j'en ai la nausée. 

Je pense à mes enfants, qui auraient pu être dans le même état que ce petit garçon si mon homme était sorti à ce moment là pour nous rejoindre en salle d'attente.  Je pense à mes enfants, et à tous ceux qu'il aurait pu écraser. Je pense aux gens, qui en sortant de l'hôpital ou au détour d'une rue auraient pu se faire faucher, par cet être immonde. 
Je le hais. 
Quelle ordure. 
Quel salaud .
Cet homme est connu de la police, connu de la Gendarmerie... où on m'a dit "on peut rien y faire" du gendarme qui n'a pas voulu prendre ma plainte (si si  je vous jure). Ou de la Police qui n"a  pas voulu se déplacer " faites un constat monsieur" ont-ils dit à mon mari. Mais dans quel monde est on? Oui parce que grossièrement parlant , sans aborder l'aspect matériel ou émotionnel, les menaces de mort n'ont pas été prises en compte. Ni d'ailleurs, l'agression. Le gendarme, a pris mes coordonnées. Le gendarme a souris quand je lui ai reporté le coup du cosy. Il m'a dit qu'il était en cellule pour long long moment, que grosso modo, cela n'avait pas d'importance. Et que si c'était pas lui, ce serait un autre qui ferait de même aux enfants. Que je devais simplement éviter ces personnes . Et que si une d'elle m'agressait, il y aurait plainte... 
Ok, j'attends de me faire tuer alors, ou mes enfants ou mon mari ... 


Je suis furieuse et choquée. 
J'ai été une vraie furie. 
Je ne me suis pas reconnue.
Je n'ai pensé qu'à mes enfants .

Ce soir, je vais serrer mes enfants bien fort. Ce soir ma haine est toujours là, mais ce soir je suis une maman qui a vu l'horreur et la peur dans les yeux de ses fils. Je suis une femme qui est fière de son mari et de sa maîtrise de lui même.  
Ce soir, j'ai dans mes prières ce petit enfant innocent.  Ce petit ange qui n'a pas demandé de venir au monde et de mourir dans ces conditions...
Et je n'ai qu'une hâte c'est d'être à demain, parce que ce fût une journée de merde. 


Article long, désolée, mais fallait que ça sorte.
  

samedi 28 janvier 2017

Cette école, un peu casse bonbon...

L'an dernier, nous étions tranquilles, dans notre petite vie. On suivait le programme via le site de l'Education Nationale, avec des outils, des ateliers, des cahiers, des jouets,des jeux  que je trouvais ici ou là etc... et en respectant  le rythme des garçons. Nous étions en Instruction en famille, ..Nous étions heureux.

Sous la pression sociale et surtout familiale, nous avons cédé et mis les enfants à l'école.

Je n'ai pas choisi d'avoir une césarienne  la veille de la rentrée et de n'avoir AUCUN moyen de garde pour les enfants. Ni  personne pour emmener les enfants à l'école à la rentrée quand mon mari était à l'hôpital avec moi pour veiller sur Apolline en Réanimation Néonat. Et encore moins pensé que j'aurai du mal à m'en remettre, tellement, j'étais active pour les deux précédentes césariennes.

Ils ont fait une rentrée tardive et j'assume.Je n'ai  pas eu le choix que d'attendre que mon corps soit presque réparé... 
Puis je me suis lancée un matin, je les ai habillé, préparé et emmené. J'avais mal, je souffrais de tiraillements, le soir je devais m'allonger.Mais je les accompagnais à pied. J'ai serré les dents plus d'une fois. C'est mon rôle de mère, mon devoir. Puis on a commencé à y aller à velo et c'était plus facile pour moi et surtout pour eux.

A la base seul Arthur était inscrit. Mais les hurlements de Adam tous les matins lorsqu'on laissait Arthur jusqu'à ce qu'on aille le chercher à midi, m'étaient insupportables. J'ai donc décidé d'inscrire Adam. J'ai renié  ma volonté initiale de ne pas les mettre dans la même classe (PS-MS classe unique), pour laisser mon petit avec son grand frère.

Je n'avais pas envisagé et compris ,  ce que ce serait de les scolariser ensemble. Ni imaginé l'impact que cela aurait, sur le quotidien...
Non pas que je refuse l'école. Au contraire, je veux comme toutes les mamans du monde, le meilleur pour ma progéniture. Mais je n'aime pas ce qu'est devenu l'enseignement ou même ce "formatage" imposé de force aux enfants.  Mais là ce n'est pas le sujet. Puisque j'ai renoncé à l'instruction en famille au profit de l'école .

L'une des principales causes pour lesquelles nous avons cédé et mis les enfants à l'école, c'était pour la "sociabilisation".   Nos enfants "sauvages" devaient voir d'autres enfants. 
C'est vrai qu'ils n'en voyaient jamais. Ni au parc ni dans les activités que nous faisions et encore moins les enfants des amis . Dans l"esprit des gens en tout cas.

Non, nos gentils "sauvages" devaient faire l'acquisition du savoir vivre avec les autres. Quels "autres"?

Oui parce qu'entre Arthur qui s'est fait frapper par 3 chipies devant mes yeux ou qui est rentré  un soir avec un coquard. La violence de Adam dont j'ai déjà parlé ici.. Sans parler de la violence "verbale" des adultes référents comme du professeur des écoles qui s'est permis d'engueuler mon fils lors d'une fête de l'école. Ou encore Adam qui s'est fait "crier et taper" (ce sont les paroles rapportées le soir même par  Arthur lors du souper) par un autre référent  durant la cantine.  Ou pour en finir avec les "autres" les mamans qui se moquent  et gloussent de notre joyeux équipement quand j'arrive à vélo et remorque, sans jamais se poser la question du pourquoi et comment...

Alors, je ne suis certes pas du "cru", ni ne "bade" la superbe école toute neuve à côté de la mairie  . Et je n'aime encore moins savoir qu'après l'école, les TAP font sortir de l'enceinte de l'établissement mes enfants et ne sont pas sous le contrôle de l'Education Nationale. Passons...

Mais ce qui me met en boule puissance 10 000, ce sont les mots de la maîtresse/directrice hier au téléphone. Qui m'a informé qu'une réunion avec l'équipe pédagogique et éducative allait avoir lieu dès le retour des enfants à l'école. Que le médecin de la PMI prendra contact avec moi. Que mes enfants seront "suivis". Et Surtout que les absences trop nombreuses sont signalées à sa hiérarchie. 

Donc, les absences depuis le début de l'année scolaire, que cela soit pour ma césarienne,et pour ces 15 derniers jours où nous étions chez "mamie". A la limite je peux l'entendre. Mais ce ne sera pas les dernières et ça, elle ne le" tolère pas" m'a t elle répondu.

Ce que je ne supporte pas ce sont les critiques sur les "maladies" de mes enfants. Oui parce que ce n'est pas "NORMAL" qu'ils soient si souvent malades.

Non d'ailleurs, ce n'est pas normal non, qu'ils aillent 2 jours à l'école, et qu'ils choppent toutes les maladies à streptocoques présentent sur leur lieu d'apprentissage, ou toutes les "angines, rhumes, gastro, ou encore rhino" diffusées largement par les autres enfants ... 

Mais là où j'ai littéralement failli exploser c'est l'ironie du ton employé pour me dire, que mes enfants étaient les "2 seuls" à avoir eu la SCARLATINE. Comme si j'avais inventé une maladie pour garder mes enfants. Ce n'est pas comme si dans toutes la régions d'autres enfants en avaient fait les frais. D'ailleurs Maeva de Rêves de bulles, a eu aussi droit à cette petite maladie infantile.

J'ai expliqué que non, le médecin de la PMI  n'avait pas besoin de discuter avec moi de leurs" maladies" , car notre médecin de famille, lui les soigne et les vois régulièrement.  Car il est clair, que tout comme la majeure partie des parents qui le peuvent , je file chez le toubib pour gaver mes gosses d'antibio, ou de cortisone , juste par pur plaisir.  
Elle répliquait que des bilans seraient fait notamment l'auditif et visuel. Bah l'un a été fait en 2015 et l'autre en décembre dernier, quand je lui ai dit, elle a fait mine de ne pas l'entendre, me ventant le médecin de la PMI comme seule personne à pouvoir identifier des "retards" chez mes enfants ou les problèmes de santé (que mon médecin de famille ne pourrait voir)...

Bref, si ce n'était QUE cela. Elle s'est permise de remettre  mon Cher et tendre en place, sur le fait qu'il "travaille" et qu'il ne puisse pas emmener les enfants à l'école ou assurer l'intérim quand je ne suis pas là. 
D'ailleurs, il aurait dû se charger d'emmener les enfants à l'école pendants mes 15 jours chez ma mère.  Il expliquait avec toute la patience que je lui connais, que son métier de Technico commercial en industrie sur son secteur (toute l'Aquitaine) ne lui permettait pas d'avoir des horaires compatibles avec l'ecole. Il part à 6 h, et rentre à 20h. Mais non, la solution de la "garderie" c'était mieux, ou encore de s'arranger avec des voisins ... bref, elle n'écoutait pas et était dans le jugement. Il n'a pas voulu continuer la conversation.  Question, doit il changer de travail? démissionner? juste pour emmener les enfants à l'école. Parce que je doute que son employeur accepte le "pardon, je commence après 9h, car j'ai les enfants à déposer à l'école et je termine à 15h deux fois par semaine"...

Je refuse que mes enfants soient victimes de cela. JE REFUSE d'être jugée ou  d'être une mère qui laisse ses enfants partir la morve au nez, fièvre et  bactéries  pour contaminer les autres.
Je REFUSE qu'elle se permette de dire que mes enfants sont ou seront en retard parce qu'Arthur parle si vite qu'on ne le comprend que si on le fait "répéter". JE REFUSE de ne pas pouvoir prendre du temps pour nous pour aller là où ça nous chante, et leur faire découvrir autre chose... Du temps avant qu'ils ne soient dans les grandes classes...

 J'avoue que je suis terriblement déçue par cette attitude. Et je n'arrive pas à passer sur ce qu'on nous propose comme solution, que je prends moi comme sanction.

Je ne suis pas certaine que lundi, ils retourneront à l'école, et sur ce coup, là, c'est encore la faute à la maladie, puisqu'ils ont une bronchite(antibio depuis 15 jours avec visite du médecin a domicile) et qu'hier encore ils avaient de la fièvre  ...

Ce que je sais, c'est que je les attends de pied ferme pour leur "réunion"... 

ILS SONT A LA MATERNELLE bordel de nouilles et ne passent pas le BAC cette année...




jeudi 3 novembre 2016

La violence de mon Adam


Adam, c'est mon doudou. Mon calinou. Mon Amadou. Mon bébé chou.
Adam, c'est le calme , la douceur, et la gentillesse depuis sa naissance. 
Enfin, c'était mon Adam, d'avant...

Parce que depuis qu'il va à l'école, j'ai noté un sévère changement. 
Cela va crescendo. 
Un geste par là, un geste par ci. 
Un cri ici, un cri là.


Mais depuis l'école :
Il griffe, mord, tape, ou frappe avec tout ce qui lui passe par la main , ou même avec ses poings.

Je suis choquée de voir mon tout petit donner des ''coup de boule", tel un footballer tapant dans un ballon. Mauvais, méchant, l'oeil rouge, comme il ne l'a jamais été.
 
Je me sens impuissante face à cette violence, que son petit corps de presque 3 ans fait ressortir.

On a eu droit à des crises d'une telle intensité, que c'est à la fois douloureux pour lui, et douloureux pour nous de le voir ainsi.

Je me sens presque bousculée par ses crises de violences et ses gestes. 
Bousculée intérieurement, car sa colère ne se déverse ni sur son père, ni sur sa soeur ni sur moi. Mais sur son frère et parfois sur les chiens ou chats qu'il course avec un balai ou tout objet qu'il jugera assez bon pour taper.

Je me sens impuissante face à cette haine qui naît en lui, et qui éclot chaque jour un peu plus. 
J'ai également noté qu'elle avait décalé son sommeil. Lui réglé comme du papier à musique, se retrouve à veiller comme son frère. Sauf qu'Arthur le fait depuis la maternité. Lui pas.

Je me sens impuissante et je dois trouver une solution.
Je souffre pour son frère, car bien souvent, il vient vers nous en pleurs, le visage griffé, ou les traces de dents incrustées dans sa chair.Lui, le grand.
 
C'est récurrent, quotidien, et on ne peut pas  prévenir ses coups ou sa rage. Alors on a tenté de discuter; d'expliquer, de crier,  et même de punir. Tu parles rien n'y a fait...

J'en ai parlé à la maîtresse. Parce que justement, Arthur avant les congés est rentrée à la maison avec un coquard, suite à une recréation un peu trop longue pour la fête d'Halloween. Un vilain geste, qui prouve la violence présente dans l'école.


Mais Adam n'était pas responsable... 

Je lui ai expliqué que nous avions eu des soucis durant les vacances, et que ça n'avait jamais été le cas avant.


AVANT qu' ils n'aillent à l'école bien sûr. 

Avant...

Elle m'a dit qu'elle allait surveiller, parce que justement, Adam avait eu un comportement violant avec les autres enfants, et pas seulement sur son frère. 
Elle pensait que cela venait  chez"nous" .Et voulait m'en parler...
Trop facile, non  ?!  



Alors mon  Adam, mon petit ange, n'est plus si sage. N'est plus si gentil. N'est plus si innocent. La violence est entrée dans sa vie dans la notre par la même occasion.Et il va falloir que nous trouvions une solution.

Il était si tendre, si doux..
 

Qu'il faut que cela cesse ....

 

Tout conseil, livre à lire ou article sur le sujet qui pourra m'aider, ou m'orienter est bon à prendre. N'hésitez pas à commenter et mettre les liens.